Comment gagner de l’argent en utilisant Internet ?

Loic Lemeur disait lors d’une conférence à l’université d’été du Medef « l’une des différences entre la Silicon Valley et l’Europe, c’est que les américains ont des icônes dans l’internet« . Moi aussi j’ai mon icône dans l’internet. Enfin, icône le mot est mal choisi, je dirai plutôt un homme avec lequel je suis souvent d’accord. Cet homme, c’est Seth Godin.

Seth Godin est le fondateur de Squidoo et ancien responsable marketing chez Yahoo. Dans un de ces posts sur vator.tv, il détaille comment gagner de l’argent sur Internet.

Pour lui gagner de l’argent sur Internet ne veut pas dire créer une entreprise sur le net mais plutôt utiliser internet comme un outil pour créer de la valeur et être payé. Ok mais quand on a dit çà on a rien dit. Pour lui Internet est un formidable outil de communication pour connecter les gens :

  • connecter les annonceurs avec clients ;
  • connecter les salariés avec les employeurs ;
  • connecter l’information avec ceux qui la recherche ;
  • connecter les gens entre eux ;
  • connecter les gens d’un même lieu géographique ;
  • etc…

En fait ce que veut dire Seth, c’est que Internet doit apporter une valeur ajoutée soit sous forme d’informations (95% des cas) soit sous forme de services rendus. Dans les deux cas il est nécessaire de monétiser le tout.

Les réseaux sociaux aujourd’hui participent un peu à tout cela, mais de façon à mon goût trop généraliste. C’est le moment aujourd’hui de créer des outils de mise en relation à forte valeur ajoutée dans des domaines de niche. Je pense que nous sommes aujourd’hui qu’au début de ce phénomène de mise en relation mondiale dans des domaines très spécialisés. Certes Facebook est un outil intéressant notamment pour retrouver des personnes que l’on a perdu de vue. Mais pour rencontrer des personnes qui travaillent dans le même secteur que vous ou qui pourrait être vos clients, est ce facile d’utiliser Facebook ou Linkedin ? Non je ne crois pas. Nous sommes entrain de vivre le retour en masse des fameuses places de marché qui ont disparu avec l’explosion de la bulle.

Nouveaux réflexes des capitaux risqueurs

Vous connaissez Jeff Clavier ? Il est business angels dans la Silicon Valley est investi essentiellement dans l’internet et notamment le web2.0. Interrogé par Vator.tv, il nous livre une analyse assez intéressante sur l’évolution du monde des capitaux investisseurs.

Pour ceux qui ne parle pas l’anglais, voici un résumé rapide :

  • pour pouvoir lever des fonds auprès de capitaux risqueurs, il faut pouvoir démontrer que l’on ait capable de vendre son produit (générer du CA voire de la rentabilité) mais aussi d’avoir des clients et un Business Modèle validé. C’est d’autant plus valable en France que les capitaux risqueurs français sont plus capitaux que risqueurs.
  • pour pouvoir lever des fonds auprès de Business Angels, il faut avoir une idée déjà bien établie. Pour Jeff, lui ne va investir que des entreprises qui ont un historique de deux ans (est ce encore de l’Early Stage ?) et avec un Business Modèle validé. Jeff tu deviens un capital risqueur et tu délaisses l’Early Stage ? Age de raison ou effet de la crise ?
  • les business modèles basés sur la création de trafic et ensuite la monétisation ne sont plus à la mode. Pour avoir un business modèle validé il faut donc pouvoir monétiser rapidement les services et les contenus.
  • les business modèles basés entièrement sur la publicité sont très risqués car les budgets se réduisant, les annonceurs auront tendance à privilégier les sites les plus connus au détriment des petits nouveaux.
  • la crise est un très bon moment pour investir. D’abord parce que les coûts pour les startups sont plus faibles (loyers par exemple). Ensuite car il y a plus de main d’oeuvre disponible et à un meilleur coûts. Enfin car les valorisations ont sensiblement baissé. C’est la dure loi de l’offre et de la demande…

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Cette interview me laisse à penser que la crise a du bon. En effet, on revient à une façon de travailler plus « normale » où il faut d’abord pouvoir valider un minimum de choses avant de trouver de l’argent et pas seulement investir sur une bonne idée.

Donc quand on créée une entreprise, il faut d’abord apprendre à gérer ses ressources limitées et tout faire pour générer des ressources. Certes, au départ cela nécessite de l’imagination et de ne pas se consacrer à 100% à son produit innovant que l’on veut développer. Mais cette stratégie de financement du développement du produit par les ressources internes de l’entreprise est une stratégie gagnante à moyen terme car cela permet de se constituer une base de clients intéressante, de démontrer que l’on ait capable de vendre et aussi que l’on ait capable de gérer l’argent. Ensuite au bout de 1 à 2 ans, une fois que le produit est en phase alpha, il est tant de le tester auprès de ses clients que l’on a déjà constitué et ensuite pendant 1 à 2 ans de construire le business modèle avec l’aide de ses clients. Enfin, une fois que le produit est validé ainsi que le Business Modèle, on peut faire appelle aux capitaux risqueurs (tiens d’ailleurs en a t’on vraiment besoin ????). Cà c’est une autre histoire.

Scooter électrique portable…

Nous vivons une révolution et non qu’une crise vous n’en êtes pas persuadé. Regardez plutôt les images ci-dessous :

Vous avez sous les yeux une nouvelle merveille de l’industrie taiwainaise le RoboScooter. Ok, les taiwainais sont de grands ingénieurs très innovants par contre pas très bons dans le choix des noms. Je vous le concède mais le concept est unique même si, pour l’instant les performances affichées sont modestes : poids 50 kgs pour une autonomie de 30 kms et une vitesse maximale de 50 km/h. Les concepteurs Sanyang Industry Co., Ltd., PTW et Industrial Technology Research Institute (ITRI) espèrent doubler les performances d’ici à 2009 pour une sortie prévue pour fin 2009 à un prix près de $2 000 soit environ €1 500. S’il triple l’autonomie et garde la même vitesse maximale, je pense qu’ils feront fureur en ville…

Sources :

Cols bleus, cols blancs, cols verts : les 3 révolutions de l’ère industrielle ?

La révolution verte est elle en marche et sauvera t’elle l’économie mondiale ? Peut être.

Tout le monde parler des green ou cleantechs aujourd’hui, moi même j’en ai parlé dans un précédent post. Ce qui m’intéresse dans ce post ce n’est pas de disserter sur l’avenir des greentechs mais surtout de faire un rapide survol de l’évolution de l’économie moderne.

Au début de l’ère industrielle, nous avions la création d’industries avec une révolution qui s’appellait la vapeur. Grâce à cette technologie, les entrepreneurs ont pu créer les premières usines et embaucher une armée de cols bleus pour construire, entretenir et réparer les cas échéants ces machines. Nous sommes au temps de la création des syndicats, où l’on considérait les salariés comme des ignorants et qu’on  les traitaient de la sorte : salaires de misère, peu de droits et beaucoup de devoirs. La situation a quelque peu évoluer avec l’apparition des syndicats et des progrès techniques. En effet, on ne manage pas un ouvrier qualifié qui a fait des études comme un soldat. Certes il doit obéir aux instructions du patron mais on doit y mettre les formes et surtout lui expliquer un minimum pourquoi on le fait. Il est vrai que dans certaines entreprises ce monde de management militaire existe encore.

Ensuite est apparu la révolution du tertiaire, où l’essentielle de la richesse ne se créeait plus dans les usines mais dans les bureaux (R&D, marketing, commercial, finance). Là il a fallut embaucher des hommes et des femmes très qualifiés. Le monde de management a du encore plus s’adapter car il est impossible de dire à un employé, fait le boulot et tais toi. Non, on doit le mettre en situation de faire son travail, lui expliquer la finalité de son travail, le motiver et le soutenir. Vous me direz, c’est de la théorie ce que je dis car dans certaines entreprises on traite encore les employés à la façon soviétique : marche et tais toi. Bien sûr, cela existe encore mais croyez vous que ce modèle soit perenne ? En effet, les personnes qui acceptent de se faire traiter de la sorte sont elles celles qui ont la moins forte valeur ajoutée. J’ai vécu cela dans une entreprise de services dans laquelle j’ai passé quelques années. Cette entreprise à force de ne pas considérer ses employés et d’avoir un monde de management qui datait des années 30 a vu au fur et à mesure partir ses meilleurs éléments au profit des éléments les moins dynamiques ce qui a créée une véritable atmosphère négative et démotivante…

Nous vivons donc aujourd’hui une troisième révolution. Non ce n’est pas la crise, mais la révolution verte. Nous prenons de plus en plus conscience que notre planète souffre et qui nous ne devons pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis… C’est donc l’apparition des cols verts. Ceux-ci vont coloniser les entreprises dites classiques et vont créer les futures stars de demain. On peut se demander quels seront leur profil. C’est tout l’enjeu des années à venir. Va t’on créer des cadres verts dans les entreprises en charge de faire respecter les règlementations écologiques dans les entreprises ? Cela existe déjà vous me direz mais je pense que nous allons également intégrer dans les entreprises un nouveau mode de management. Certaine entreprise vont également passer du management avec une direction autoritaire à un management vert sans passer par la case management des hommes.

Je vais me risquer à un peu de prospective. Quelle forme le management vert pourra t’il recouvrir ? Tout d’abord, le management vert se basera sur le management des hommes qui est en vigueur dans la plupart des entreprises à savoir : management individualisé des salariés ; création d’un environnement de travail convivial et développement de services complémentaires à la rémunération (mutuelle, chèque déjeuner, transport, etc…). Ensuite, le chef d’entreprise devra tenir compte de l’impact de la production sur son environnement. Pour une entreprise industrielle c’est assez facile à comprendre. Pour une entreprise de service, c’est essentiellement basé sur la gestion des locaux (isolation thermique et phonique, production énergie verte, gestion des déchêts et réduction des consommations).  Il faut combiner le bien être des salariés avec le bien être de la planète. Enfin, le chef d’entreprise devra intégrer dans sa R&D la conception de produits écologiques notamment dans le choix des matériaux. Il devra notamment intégrer dans la conception du produit la fin de la vie du produit ce qui n’était pas le cas auparavant.

Cleanbusiness, une réponse à la crise

Le clean ou green business est à la mode. J’entendais encore récemment sur BFM un des intervenants proclamant haut et fort que cette nouvelle industrie verte était un des remèdes anti-crise. Depuis, j’ai lu de nombreux articles à ce sujet. Oui l’industrie verte est une opportunité mais je suis assez surpris de voir que l’on considère cette industrie comme toutes les autres.

Prenons l’exemple des énergies vertes. On parle en ce moment beaucoup de l’éolien qui est une énergie dite propre qui serait la solution à tout les maux. Or des voix s’élèvent contre cette énergie qui serait peu rentable et qui dégraderait le paysage. Je pense que les deux opinions sont valables et se défendent. La question est de se poser la question où. En effet, je suis de plus en plus persuadé que l’on va passer d’une production mono source (nucléaire) à une production d’énergie multi-source. Cela va dépendre des lieux géographiques. Il est impensable de planter des éoliennes dans une plaine peu ventée par contre, c’est plutôt intelligent de les planter en mer là où le vent est maximum. Dans le même exemple, il est idiot de mettre des hydrauliennes (éoliennes sous-marines) en mer méditerrannée où les courants sont moins forts qu’en bretagne…

La principale révolution que va introduire ces nouveaux business n’est pas dans l’innovation mais surtout dans la diversité des business. En effet, le greenbusiness recouvre des business très différents tels que l’isolation des bâtiments jusqu’à la production d’energie en passant par des packaging bio dégradable des voitures vertes etc…

Nous sommes entrain de vivre une révolution accentuée par la crise. On est entrain de passer d’une industrie de masse à une industrie multiforme dont le critère environnementale sera l’une des priorités.

Décidément on vit vraiement une période formidable, dirons nos enfants ou nos petits-enfants…

L’avenir de la téléphonie

Vous considérez votre Iphone comme un couteau suisse. Vous avez raison. Je suis de plus en plus persuadé que l’Iphone sera une aussi grande révolution qu’a pu l’être d’Ipod en son temps. L’iphone est plus qu’un téléphone ou un smartphone c’est une plateforme de communication qui permettra de rester connecter où que l’on soit pour disposer de l’information que l’on veut. C’est çà aujourd’hui l’enjeu de la téléphonie mobile dans l’avenir.

Vous voulez un exemple en image. Regardez la vidéo ci-dessous :

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Quelques conseils pour passer la crise

Vous connaissez Jeffrey Smith ? Moi non plus, mais j’ai découvert sa vidéo sur vator.tv qui donnait quelques conseils très intéressants sur comment passer la crise.

Conseil n°1 : concentrer ses efforts sur le développement des revenus. Moi je rajouterai, sur la marge également. En effet, la croissance rentable est la meilleure alliée du patron d’entreprise.

Conseil n°2 :  analyser cette croissance et se poser de questions toute bête telle que : quelle est la durée de mon cycle de vente ? Quelle est la valeur de mes produits aux yeux de mes clients ? etc…

Conseil n°3 : en ces temps troublés, surtout ne pas faire des plans à long terme. Il faut piloter l’activité à court terme. Pourquoi voulez vous faire des prévisions plusieurs années alors que les entreprises du CAC 40 ont abandonné temporairement de faire des prévisions ?

Conseil n°4 : ne pas perdre de vue le fait que même si vous avez levé des fonds, il faut garder les yeux rivés sur la croissance des revenus. Le fait de lever des fonds trouble parfois la vision des entrepreneurs car le fait d’avoir du cash, leur fait perdre la nécessité de bien utiliser cet argent. Cela rejoint un peu ce que disait Sequoia dans leur présentation : utilise chaque dollars comme si c’était le dernier.

J’ai retenu un phrase qui est particulièrement vraie : « As soon as you make money you can control your own destiny. » Pour les non-anglophones : « gagner de l’argent vous permettra de garder le contrôle de votre destinée ». Cela rejoint un post que j’avais fait il y a quelques semaines sur la nécessité d’être rentable pour être libre.

La vidéo originale :

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