Qui veut la peau du patron de France Télécom ?

24 suicides chez France Télécom depuis le début de l’année. C’est une réalité bien triste, qui semble notamment du à la transformation de l’entreprise et la mise en place d’une politique stupide de mutation tous les 3 ans.

Cependant, à force d’y revenir en permanence je me pose tout de même la question qui veut la peau du patron de France Télécom ?

A la charge de Monsieur Lombard, il a mal géré le dossier pendant cette crise mais également avant. En tant que chef d’entreprise, il est responsable du malaise de ses employés indubitablement. Je suis sûr que cela doit être un traumatisme pour lui.

Par contre, je suis scandalisé par l’attitude des politiques de gauche, qui utilise ce drame pour alimenter une querelle politique. C’est une exploitation scandaleuse de drame, et Monsieur Benoit Hamon qui est le grand donneur de leçon sur le retour de la morale en politique devrait d’abord se l’appliquer à lui-même…

Je me demande aussi à qui profite cette exploitation sensationnelle faite dans les médias. Certainement pas aux familles de ses pauvres disparus.

France Télécom, tiens pourquoi on parle de France Télécom et pas d’Orange ? Je disais donc France Télécom s’est muée depuis quelques années en une entreprise compétitive et innovante. C’est dur pour les salariés, je le conçoit et probablement cela a du être fait à marche forcée sans véritablement la meilleure communication possible mais utiliser les 24 morts pour régler ses comptes ou pire pour garder ses privilèges est une façon parfaitement ignoble.

Pourquoi ne pas jamais s’introduire en Bourse ?

Pour ceux qui me lisent de temps en temps, vous savez que je ne suis pas fan de  bourse. Et les évènements me donnent pas tout à fait tord en ce moment…

Pourquoi les entreprises n’ont plus intérêt à s’introduire en bourse ?

Au déjà des raisons classiques telles que les coûts engendrés, la bourse est devenue un véritable casino dont les cours des entreprises sont de plus en plus décorrélés  des fondamentaux des entreprises. Ce qui intéresse les investisseurs est aujourd’hui uniquement les performances à court terme. Or une entreprise est tout sauf une structure de court terme. Imaginez à la création de Peugeot ou Renault s’il avait eut ce genre d’investisseurs. Pensez vous réellement que nous roulerions en voiture ? Je suis sûr que non.

Prenons un autre cas emblématique : Carrefour. Société bien connue qui a décidé d’être un acteur mondial en investissant massivement dans les pays émergents (1ère chaine en Chine). Résultat cours de bourse qui dévisse de 30%, normal l’entreprise est en phase d’investissement en ouvrant un magasin par semaine en Chine.

Pour renforcer son capital, Carrefour fait rentrer des investisseurs de long terme pensent les dirigeants : le fonds Colony Capital et Bernard Arnault qui alléchés par l’immobilier pensent pouvoir dégager des plus values substancielles. Mais manque de bol, voilà que la crise arrive et touche de plein fouet l’immobilier. Alors ils ne trouvent pas mieux à faire que de vouloir affaiblir Carrefour en essayant de l’obliger à abandonner sa politique d’expansion dans les pays émergents pour se rencentrer sur l’Europe où la consommation est atone.

La question que je me pose est quelle est leur motivation ? S’ils voulaient faire disparaître Carrefour ils ne s’y prendraient pas autrement. Si Carrefour suit cette stratégie, il se fera avaler dans quelques années par Walmart numéro 1 mondial qui est bizarrement en retard en Chine…

Et la cerise sur le gâteau c’est que depuis l’annonce de cette information, le cours de bourse s’envole. Vous doutiez que la bourse est un casino ?

5 leçons de Steve Jobs

Cette présentation est tirée d’une émission d’ABC News qui faisait la promotion d’un livre de Carmine Gallo : « The Presentation Secrets of Steve Jobs« . L’interview résumait le livre en 5 techniques.

Ce qui m’a particulièrement intéressé, c’est le 3ème point. En effet, Steve Jobs ne vend pas un produit, il vend du rêve. Ce point est parfaitement applicable au BtoC, un peu moins au BtoB.

En effet, quand vous vendez une machine vous devez mettre en avant les caractéristiques techniques. Mais pas à tout le monde. Il faut donc adapter son discours en fonction des interlocuteurs et de leurs préoccupations.

De quelle couleur est votre marque ?

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Happy Attitude

Suicides chez FT

23 suicides depuis le début de l’année chez FT, malgré les mesures de prévention, malgré la vigilance des syndicats, etc… Il y a de quoi s’interroger. Pas comme le font les médias, qui soit critiquent le gouvernement en l’accusant d’ingérance (encore heureux car l’Etat n’est il pas actionnaire de FT, là se pose aussi la question de la gestion du portefeuille de l’Etat) soit de laxisme en ayant laissé pourrir la situation. Franchement, le sujet est trop grave pour polémiquer.

Ne connaissant pas le dossier, je me garderais bien de donner des conseils ou des leçons et en plus ce n’est pas mon genre. Mais, je peux esquisser un début de réponse : la gouvernance d’entreprise. Sous ce terme, je ne désigne pas la politique générale de l’entreprise mais surtout le monde de nomination des managers. Comme dans toutes grandes entreprises (françaises et étrangères), la nomination des managers, quels qu’ils soient se fait au mérite. Non pas car ils ont les aptitudes mais parce qu’ils sont les meilleurs dans leur domaine. Croyez vous que le meilleur technicien chez FT deviendra le meilleur patron. Certains oui car ils ont la fibre, mais la plupart non.

Vous allez me dire comment cela se matérialise ? Ce n’est une envie de nuire, mais simplement un incapacité des managers à communiquer vers leurs équipes ce qui crée des qui proquo et in fine des drames. C’est d’autant plus vrai dans l’économie actuelle où tout va très vite et où les salariés vivent encore sur le mode, j’entre dans une entreprise et j’en sors à l’âge de la retraite. Il faut donc faire un effort de pédagogie à tous les niveaux et pas seulement décider d’une stratégie, mettre en place des comités de pilotage et ensuite livrer les managers à eux-mêmes.

Il serait d’ailleurs intéressant de savoir combien parmi les personnes qui ont commis l’irréparable sont des managers. Je pense que la proportion est importante.

Les entreprises doivent se réinventer mais seulement la direction mais l’ensemble du haut vers le bas et du bas vers le haut…

Recrutement une vaste entreprise

Recruter une personne est une vaste entreprise. En effet, pour une entreprise notamment petite, recruter une nouvelle personne n’est pas anodin et quelque peu périlleux…

Comment s’y prendre ?

Pour moi, le processus est assez simple, c’est la mise en oeuvre qui est plus compliquée.

Tout d’abord, je demande à la personne qui sera en charge du futur(e) recruté(e) d’établir une petite fiche profil de poste et ensuite de mettre en perspective les qualités nécessaires pour ce poste.

Ensuite, il s’agit de « diffuser » l’offre. Beaucoup de personnes vous diront : confie çà à des professionnels ou passe une annonce. Dans le premier cas, passer par des professionnels est une démarche très coûteuse et j’avoue que « sous traiter » le choix d’un collaborateur m’a toujours paru une idée saugrenue. En effet, c’est comme si vous laissiez un inconnu choisir votre femme… Pour moi diffuser, l’offre signifie faire savoir à son réseau que ce que l’on recherche. Ce système a un énorme avantage pour moi : un tri considérable à l’entrée. La recommandation vaut toujours mieux que de recevoir 500 CVs dont 300 ne correspondent pas à l’annonce…

Enfin faire son choix. Il s’opère chez nous toujours à deux niveaux. Le premier niveau : la détermination de la short list (parfois elle est vraiment très short). Le manager en charge de la future personne recrutée doit faire le tri entre les candidats. Il ne faut pas oublier deux choses. La première est que manager n’est pas seulement diriger mais également, entre autres recruter. La seconde, c’est le manager qui se responsable de son équipe et surtout qui vivra jour après jour avec. Alors autant qu’il se sente bien avec et vis verçà. Le deuxième niveau est le passage par la direction. Pourquoi la direction me direz vous ? Tout d’abord on est toujours moins bête à plusieurs que tout seul. Un deuxième, troisième avis est toujours plus enrichissant qu’un seul. Ensuite la direction, comme je vous le disais diriger c’est aussi recruter… Souvent en plus, la direction est souvent la propriétaire de l’entreprise. D’où une légitimité accrue.

Souvent, enfin moins maintenant, on me demande : comment attirer les meilleurs éléments dans les PME alors que celles-ci n’ont ni le prestige, ni les moyens des grands groupes. Eh bien, c’est tout le contraire. Les PME sont en position de force pour accueillir les meilleurs éléments, souvent formés dans les grands groupes. Pourquoi, tout simplement en proposant des conditions de travail meilleures, un niveau de responsabilité plus important et une pluridisciplinarité de plus en plus recherchée.

Conditions de travail meilleures, là vous devez me dire, il a perdu la raison, le pauvre garçon. C’est sûr si vous faites rimer conditions de travail et salaire c’est sûr que vous devez me prendre pour un fou. Vous me prendrez encore plus pour un fou quand je vous direz que le salaire n’est pas le plus important. Et j’insiste sur le terme de salaire pour l’opposer au terme rémunération. En effet, le salaire n’est qu’une part de la rémunération qui peut revêtir des formes très diverses : mutuels, voiture, téléphone, ordinateur, bonus, part du capital, heures supplémentaires, etc… Présente moi ta structure de rémunération je te dirais dans quelle entreprise tu bosses…

Niveau de responsabilité plus important, pas sûr que j’ai besoin de plus développer. En effet, les responsabilités dans une PME se prenent. Elles ne se demandent pas et encore moins n’entrent pas dans un processus ultra balisé.

Enfin la pluridisciplinarité est probablement une des choses les plus importantes. Faire un travail varié est un avantage non négligeable dans une PME.

Le dernier point qui me semble le plus fondamental est qu’une PME est comme une petite famille où l’on se sent bien. N’est ce pas çà le plus important au final ?