Pragmatisme américaine vs Idéalisme francais

En parcourant la une du site Lesechos.fr, je me suis fait une réflexion que je souhaite vous partager. Dans le premier article, on parle d’une note interne des autorités chinoises qui imposent le gel des investissements français à Pékin pendant 3 mois en rétorsion du soutien de la France au Dalai Lama et au Tibet. L’autre article est article sur les mesures que veut adopter le gouvernement américain pour sortir de la crise immobilière aux USA.

Quel contraste !!! D’un côté, vous avez l’idéalisme français qui soutient certes un mouvement tibétain légitime et de l’autre vous avez un pragmatisme à tout épreuve des américains qui s’assoient sans aucun regret sur leur idéaux et leur grandes idées sur le libéralisme pour défendre l’intérêt national.

La mise en parallèle de ces deux histoires illustre parfaitement l’exception culturelle française. Pourquoi défendre au delà des exigences des propres protagonistes des positions irréalistes ? Quand vous regardez ce que réclament nos biens pensants philosophes ou intellectuels sur le Tibet. Même le Dalai Lama est moins idéaliste que nous et pourtant c’est une icônes religieuse.

Ah décidément, nous incorrigibles français, nous avons du mal à nous empêcher de donner des leçons aux autres quand il faudrait se les appliquer d’abord à nous…

MacBook, MacBook Pro outils des startups 2.0

Je viens de tomber sur une photo sur le blog de Jean Michel Billaut et là je me suis fait une réflexion. En fait, il avait une photo où les membres d’une entreprise où Billaut est actionnaire. Ils travaillaient quasiment tous sur MacBook ou MacBook Pro. Je me suis ensuite rappelé que souvent les startupeurs travaillaient sur Mac.

Je me pose donc la question pourquoi ? Est ce juste un effet de mode ? Une volonté de se démarquer des autres ou au contraire de ressembler aux autres startupeurs ? Ou est ce simplement une volonté d’être pragmatique ? En effet, les produits Apple sont connus pour être plus « stables » et plus simples d’utilisation. Pragmatisme ou effet de mode, tel est la question.

Développement des entreprises

J’écris ce post pour éviter de regarder les bêtises de l’été, rediffusion de rediffusion. En même temps que je surfais et lisais mes flux RSS, je suis tombé successivement sur 2 posts très différents : le premier sur TechCrunch et le second sur Presse-Citron. Par association j’ai lié les deux.

Le premier traite, en vidéo, d’une table ronde sur la possibilité de créer un Google à la française, avec le même succès. Comme je l’ai mis en commentaire, ce qui me fait rigoler c’est que pendant que les français réfléchissent les américains agissent. Enfin pas tous. En effet en France, on pense que toutes les zones sont dynamiques que la Silicon Valley, mais celle-ci est un cas unique dans le monde. En effet, je ne suis pas sûr que les deux ptits gars de Google auraient réussi de la même manière à Dallas, Los Angeles, ou même à New York. De plus, je pense que les start-ups françaises ne manquent pas de soutien. Elles manquent simplement d’ambitions. Avec tous les dispositifs qui existent aujourd’hui, c’est à se demander si en France les start-ups françaises ne sont pas financées par l’Etat. Je vais vous raconter une anecdote personnelle. Je viens de rejoindre une start-up dans un domaine très brick and mortar, comme on disait à l’époque de la bulle internet mais qui s’appuie sur les nouvelles technologies. Nous sommes  innovants aussi bien dans notre approche du marché, que dans la mise en oeuvre des solutions que nous offrons à nos clients. Quand je disais chez mon ancien employeur, un des Big Four, que nous avons une volonté de devenir un acteur national, la plupart des gens m’ont regardé avec des yeux ronds. Est ce vraiment trop ambitieux de devenir un acteur national majeur ?

Le second traite de l’aspect francophone du site très populaire presse-citron. Et là, je me suis dit voilà aussi une des raisons pour lesquelles les start-ups françaises n’atteignent pas une taille mondiale : la barrière de la langue. En effet, quelles sont les start-ups françaises qui pensent internationale et qui parlent anglais ? Très peu et c’est là le vrai problème. Il ne faut pas penser France, il faut penser monde.

Vous me direz et vous que faites vous, avez vous une stratégie internationale. En fait, on y pense et pas seulement en se rasant le matin. Cela pourra être le 3ème étage de notre fusée.

A suivre …

AppStore : le meilleur outil de veille

Je reviens une fois de plus sur la sortie de l’AppStore. Pour ceux qui ne suivent pas : l’AppStore est la plateforme de distribution d’applications pour l’Iphone sur ITunes.

Dans un de mes derniers billets ( Iphone : nouveau business mobile) je parlais de la stratégie d’Apple. En y réfléchissant, je pense qu’AppStore pourra être la machine à cash espéré par Apple. Cela dépendra essentiellement de la capacité d’Apple à ouvrir cette plateforme. En effet, si Apple décide pour des raisons purement pécuniaires de ne sélectionner qu’une majorité d’outils payants. Là en effet, je pense que l’AppStore sera un échec. Par contre, si Apple adopte une stratégie équilibrée entre le gratuit et le payant, elle pourra toucher le jackpot.

Pourquoi me direz vous ? Qu’est ce que les outils gratuits peuvent apporter à Apple ? En termes monétaire, pas grand chose, je vous l’accorde. C’est pour cela qu’il faut qu’une partie soit payante pour rentabiliser un minimum l’outil. C’est ce que j’appelle la rentabilité court terme.

Par contre, à moyen terme, cela peut être un outil fantastique. En effet, comme pour figurer sur l’AppStore, il faut passer par les fourches caudines d’Apple. Imaginez la source illimitée d’innovation pour Apple. Des milliers de passionnés travaillant pour développer un produit qui pourra rapporter peut être à court terme de l’argent pour les deux mais aussi permettra à Apple de faire une veille intense. Je ne peux pas imaginer qu’Apple ne fourrera pas son nez dans les lignes de codes des outils pour valider le tout. C’est ce que j’appelle la rentabilité à moyen-long terme.

En résumé, AppStore a court terme pourra être une machine à cash (au même titre qu’ITunes en son temps) mais en plus une formidable source d’innovation et de détection de nouveaux talents pour Apple.

Diantre, qu’ils sont forts les p’tits gars d’Apple

IndyMac : chronique d’une mort

Je viens d’entendre à la radio qu’une des grosses banques américaines vient de faire faillite avec 32 milliards de dollars d’actif.

Voici la recette pour couler une banque :

  1. Prenez un marché financier très déprimé qui est tellement nerveux que n’importe qu’elle information le fait baisser de quelques points.
  2. Vous y ajoutez un politicien qui n’y comprend pas grand chose à l’économie. Vous le placez (très important) dans une période d’élection présidentielle où des postes sont à pourvoir.
  3. Vous faites dire une ânerie à ce politicien comme, la banque xx est virtuellement en faillite. D’ailleurs c’est quoi une banque virtuellement en faillite. En ces temps perturbés, toutes les banques ne sont elles pas en faillite à cause de leur manque de liquidités et du manque de confiance ?!?!?????
  4. Vous obtenez en moins de 10 jours la faillite d’une banque employant probablement des milliers de personnes.

Well done monsieur le sénateur…

Comment est ce possible ? Vous connaissez la théorie de la rumeur ? C’est en fait l’explication. Une personne lance une rumeur. Pour qu’elle soit vraiment crédible il faut qu’elle soit la plus énorme possible. Ensuite, des milliers de clients ayant peur pour leurs économies se précipitent pour les retirer ce qui assèche encore plus le peu de liquidités que possédait la banque et précipite sa faillite.

Des moutons me direz vous ces clients. Oui à n’en pas douter mais que feriez vous à leur place ??? De plus, les investisseurs pourtant payés des millions de dollars, portant des costumes qui coûtent 6 mois de salaire d’un ouvrier et qui ont fait les meilleures études ont la même attitude quand on voit la déconnection entre la bourse et les fondamentaux des entreprises.

Vous voulez vous constituer une patrimoine en bourse, c’est bientôt le moment et vous gagnerez beaucoup vu la chute insensée de la bourse actuellement.

Iphone : nouveau business mobile

En lisant les innombrables post sur les blogs consacrés à la sortie de l’Iphone 3G, j’ai commencé à m’intéresser aux applications présentes sur AppStore. On a vraiment tout et n’importe quoi par contre je trouve que des applications aussi anodines que l’enregistreur MP3, convertisseur de photos de cartes de visite m’ont beaucoup. Pourquoi ? Parce que tout simplement, elles facilitent la vie.

Ce que j’apprécie beaucoup sur Mac est, outre sa robustesse, c’est également sa facilité d’utilisation. Je pense donc que l’émergence d’AppStore est dans la droite ligne de cette volonté chez Apple de démocratiser l’informatique pour la rendre simple et facile d’utilisation. Je pense que je vais passer quelques heures à découvrir les petits softs présents sur AppStore et que je vais beaucoup les utiliser sur mon Iphone. Une deuxième vie s’ouvre pour mon Iphone 1.0. En effet, je sais pas trop si je vais acheter l’Iphone 3G.

En effet, qu’apporte l’Iphone 3G ? Le GPS, j’en ai pas besoin l’utilisation de GoogleMaps en mode piéton me suffit sinon j’ai un bon TOMTOM. La 3G ? Oui pourquoi pas mais il faut vraiment que ce soit performant car c’est vrai qu’en Edge les sites non optimisé rament vraiment mais j’avoue être peu adepte
de l’internet sur Iphone car l’écran est un peu trop petit. Une chose est sûre, je ne vais pas me précipiter pour acheter l’Iphone 3G même si l’offre d’Orange me tente bien.

En parlant d’offre Orange, je me pose la question si l’offre pour le possesseur d’Iphone 1.0 se cumule avec les points de fidélité, là ca faudrait sacrément le coup pour moi.

Affaire à suivre.

NB : pendant que j’écris ce post, j’ai reçu plus de 20 flux RSS uniquement sur les sites Mac. Enorme.

Iphone 2.0 : le deuxième étage de la fusée Apple

J’ai mes flux RSS Mac qui s’affolent. Depuis aujourd’hui, les blogs sur Iphone et sur Mac chauffent et les flux avec. Demain sera un grand jour pour les Iphoners (sauf les français) : l’Iphone 3G va sortir. C’est l’an 2 de la téléphonie mobile version Apple.

Première réflexion : à peine un peu plus d’1 an après la sortie de l’Iphone voici son successeur qui sort déjà. Vous avez dit accélération du business ? Oui je crois.

C’est assez intéressant d’analyser la stratégie d’Apple dans le mobile. Au lieu de changer de modèles et de succomber aux sirènes (pas toujours bienfaitrices) des modèles virtuels, Apple est resté fidèle à son modèle : vendre du hardware en y associant des soft pas chers. Regardons çà de plus près.

Steve Jobs a lancé l’Iphone début 2007 avec une idée précise en tête : faire un produit révolutionnaire tellement révolutionnaire que tous les gros opérateurs se sont battus pour le distribuer. Qu’a fait notre brave Steve ? Il a profité de cette aubaine pour leur demander un pécule en échange (un gros selon les rumeurs même si jamais aucune preuve n’a jamais été fournie). Au bout de 6 mois, il s’est aperçu qu’il vendait beaucoup de téléphone mais touchait peu de royalties. Opérateurs indélicats ? Non, la faute à ces idiots de consommateurs qui étaient prêts à dépenser des sommes folles pour un terminal mais pas pour changer d’opérateurs. De plus, le lancement hors US a été un bide selon les statistiques… Là, on s’aperçoit que notre ami Steve n’est pas infaillible. Par contre, il a une capacité énorme, d’abord à rebondir, ensuite à faire oublier ses erreurs. Marque du génie ou du mégalo ? A vous de trancher.

Mais revenons à nos moutons, enfin à nos pommes. Je sais mauvais jeux de mots mais la fin de la journée approche et elle a était bien remplie. Vous savez tous ses flux à lire…

Continuons, prenant acte que le marché ne voulait pas de son modèle d’opérateurs exclusifs, il est selon beaucoup de spécialistes rentré dans le rang. Oui si on veut. Rebondissant, il a décidé de faire un nouveau pari. Comme les gens veulent rester chez leur opérateur, que cela ne tienne, allons nous battre sur un autre terrain, le terrain des logiciels. Là encore, Apple est resté fidèle à lui même à savoir : vendre des softs pas chers à télécharger sur une machine révolutionnaire (enfin plus tant que çà). Comme le système est « propriétaire », Apple a crée une communauté de développeurs afin de développer des softs pour mobile pouvant utiliser (ou non) pleinement la 3G.

On peut donc se demander, si Apple va renouveler son exploit de gagner des millions de dollars dans la vente des softs comme il l’a fait avec ITunes. Si on regarde d’encore plus près on note beaucoup de points communs entre les deux : AppStore comme ITunes vend du contenu développé par des tiers (dans un cas des softs dans l’autre de la musique), dans les deux cas, Apple n’est qu’un distributeur. Autre point commun et pas des moindres, AppStore est disponible sur ITunes et uniquement sur ITunes, enfin je crois. Enfin dernier point, les produits distribués (musique et softs) le sont à des prix très pas : moins de 1 euro pour les morceaux de musique et d’après ce que j’ai vu moins de 5 euros pour les softs. Petite précision tout de même pour ceux qui vivent dans un caverne depuis une semaine, AppStore est la plateforme de distribution intégrée à ITunes pour les softs.

Le modèle industriel d’Apple ne serait il pas le développement de produits révolutionnaires ouverts (enfin dans la limite d’Apple) avec la fourniture des contenus (musique, vidéo, softs, etc…) sur une plateforme unique téléchargeable sur PC ou Mac. Tiens on revient donc à la combinaison hard soft qui a fait le succès d’Apple. Modèle unique à n’en pas douter.

Dernière réflexion, je pense que le succès d’Apple, ne vient pas tant du génie de Steve Jobs comme visionnaire, mais plutôt à la capacité d’Apple de tester des choses mais aussi, et surtout de s’adapter. Innovation et capacité d’adaptation, n’est ce pas une entreprise en croissance mondialisée ?