Quand on s’endort sur ses lauriers !!!!

Google vient de lancer sur Android 2.0, son système d’exploitation pour mobile, un nouveau logiciel de navigation gratuit. Eh oui, dans la même philosophie que Google Docs ou Gmail. Suite à ce lancement, les cours de bourse des leaders sur ce marché se sont effondrés.

Là plusieurs réflexions me sont venues à l’esprit.

Tout d’abord l’aspect de gratuité. En effet, à force de sortir des produits gratuits, est ce que Google n’est pas entrain de se couper l’herbe sous le pied ? Imaginons, et cela va arriver un jour que la source de revenus que procure la pub se tarrit. Comment Google pourra t’il continuer à vivre ? La question mérite d’être posée.

Ensuite, je m’aperçois que ce lancement de ce logiciel est la traduction parfaite de la stratégie de Google qui applique une recette vieille de plusieurs siècles qui est celle de Sun Tzu dans l’Art de la Guerre : connaissance du terrain. Ce stratège chinois préconisait qu’avant toute bataille, il faut bien connaître le terrain. C’est ce que Google applique. Prenez le cas de la numérisation des livres ou encore le scan de l’ensemble du net. C’est çà connaître le terrain. Avec leur nouveau logiciel de navigation, il applique la précepte de Sun Tzu au sens littéral.

Enfin, et c’est le but premier de mon post, le devissage en bourse signifie que les analystes anticipent une perte significative de part de marché de la part de Tom Tom ou Garmin. Mais pourquoi çà ? La gratuité ? Sûrement, mais plus que çà, l’innovation. Si vous regardez la vidéo que vous pouvez consulter ici, vous vous apercez que vous faites un bon considérablement dans la richesse des fonctionnalités. Et là, les acteurs en place portent une lourde responsabilité car ils n’ont jamais apporté d’innovation majeure depuis leur bonne idée de mettre une puce GPS couplée aux cartes numériques développées par d’autres. Au lieu d’enrichir considérablement les informations, ils se sont contentés uniquement de se battre sur la mise à jour des cartes ce qui permettait d’augmenter les revenus. Eh oui messieurs une situation de rente ne dure jamais…

On verra si Google s’imposera sur ce marché, mais il est réconfortant de voir que les entreprises innovantes peuvent s’imposer sur les marchés…

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Racollage sur twitter

Vous pensiez que le nouveau terrain de chasse des prostituées c’était internet. Eh bien vous avez un métro de retard, ces dames « chassent » le client maintenant sur twitter. Cela m’est d’ailleurs arrivé aujourd’hui.

Comme d’habitude je regarde mes centaines de tweets depuis la dernière fois que je me suis connecté sur twitter via nambu. La dans l’onglet mention, je regarde qui m’a mentionné et je clique et là je tombe sur mon pseudo @tech4buziness et une adresse mail cliquable. Je clique et je tombe sur un site d’escort girl.

J’ai cliqué sur le profil sur twitter pour en savoir plus mais malheureusement le compte avait déjà été suspendu par twitter. Fort les gars de twitter.

twitter

Donc, on peut donc dire que les réseaux sociaux touchent tous les secteurs même la prostitution…

L’économie et la presse

J’ai été depuis le début un fan de la radio BFM que je suivais régulièrement, chez moi, dans ma voiture, en faisant du sport avec les podcasts. J’utilise l’imparfait car l’évolution de la radio ne me plaît pas. En effet, la rentrée de la radio se fait sous le signe de la bourse, bourse et encore bourse.

Je pense que l’exemple de BFM est parfait pour expliquer la dérive des médias de l’économie vers la bourse. C’est d’autant plus paradoxale, qu’aujourd’hui le sport national est de tirer sur les traders, y compris sur BFM alors qu’on ne parle plus que de Bourse.

Mais alors je m’interroge, la bourse serait elle le nouvel employeur. Bientôt nous n’aurons plus besoin d’entreprises car la bourse aujourd’hui spécule sur produits qui parfois n’ont plus rien à voir avec le monde de l’entreprise. En plus comme le disent les banquiers, pourquoi voulez vous que j’aille m’e… à gérer des milliers de dossiers d’entrepreneurs râleurs alors que je peux gagner 10 fois plus en bourse. Sauf que la bourse sans les entreprises cela s’appelle un casino…

Franchement, arrêtons de nous focaliser sur la bourse et les grandes entreprises. Parlons d’économie car parler d’économie, c’est parler de PME, d’entreprises qui se battent tous les jours pour survivre, vivre ou se développer. La vraie richesse est là et pas dans la bourse. La bourse doit être au service des entreprises et pas l’inverse.

Dommage cette hyper médiatisation des grandes entreprises et aucun mot sur les PME… C’est l’un des problèmes culturels français…

BFM dommage, je ne t’écouterais plus que le matin avant 10 heures car ensuite la bourse est ouverte…

Qui veut la peau du patron de France Télécom ?

24 suicides chez France Télécom depuis le début de l’année. C’est une réalité bien triste, qui semble notamment du à la transformation de l’entreprise et la mise en place d’une politique stupide de mutation tous les 3 ans.

Cependant, à force d’y revenir en permanence je me pose tout de même la question qui veut la peau du patron de France Télécom ?

A la charge de Monsieur Lombard, il a mal géré le dossier pendant cette crise mais également avant. En tant que chef d’entreprise, il est responsable du malaise de ses employés indubitablement. Je suis sûr que cela doit être un traumatisme pour lui.

Par contre, je suis scandalisé par l’attitude des politiques de gauche, qui utilise ce drame pour alimenter une querelle politique. C’est une exploitation scandaleuse de drame, et Monsieur Benoit Hamon qui est le grand donneur de leçon sur le retour de la morale en politique devrait d’abord se l’appliquer à lui-même…

Je me demande aussi à qui profite cette exploitation sensationnelle faite dans les médias. Certainement pas aux familles de ses pauvres disparus.

France Télécom, tiens pourquoi on parle de France Télécom et pas d’Orange ? Je disais donc France Télécom s’est muée depuis quelques années en une entreprise compétitive et innovante. C’est dur pour les salariés, je le conçoit et probablement cela a du être fait à marche forcée sans véritablement la meilleure communication possible mais utiliser les 24 morts pour régler ses comptes ou pire pour garder ses privilèges est une façon parfaitement ignoble.

200 millions d’euros pour les PME

Le gouvernement vient d’annoncer la création d’un nouveau fonds de soutien qui permettrait d’aider les PME de taille moyenne à reconstituer leurs fonds propres. Bonne nouvelle, car comme je m’évertue à le dire depuis des années, le problème de financement des entreprises ne vient pas uniquement des banques mais des entreprises ou plutôt du manque de fonds propres.

Petite démonstration très simple. Prenons le principe (tout théorique) qu’un banquier prête 1 euros si l’entrepreneur apporte 1 euros. Donc si les fonds propres sont égaux à 100 alors le banquier prêtera au maximum à 100. C’est pour cela que l’on dit que les banquiers ne prêtent qu’aux riches…

Deux observations, cependant sur cette annonce qui doit encore être précisée.

La première, c’est que la mise en oeuvre semble plutôt bien ficelé. En effet, ce serait le FSI (Fonds de Soutien à l’Industrie) géré par la Caisse des Dépôts qui en assurerait la gestion, gage de professionnalisme. Ensuite, l’innovation dans ce cadre là, serait que ce soit le médiateur du crédit qui identifiera les cibles intéressantes. Gage de réalisme économique…

La seconde porte sur les montants. Il semblerait que les fonds alloués seraient de 200 millions d’euros et que le ticket moyen de 10 millions d’euros par entreprise. Alors si je calcule bien ce fonds ne concernerait que 20 entreprises. Peu pour un fonds de soutien non ?

Ce qui serait par contre intelligent, c’est d’appliquer le principe de co-financement. A savoir que pour 10 millions recherchés, l’entreprise recevrait 2,5 millions par ce fonds, 2,5 millions par un fond privé et 5 millions de dettes bancaires. Il faudra certainement imaginé une répartition plus réaliste à savoir notamment une part moins importante des banquiers qui ont déjà des créances dans l’entreprise (3,5 – 3,5 – 3 par exemple)… Cela permettrait alors plus de 55 entreprises ce qui serait plus respectable…

Suite Lundi avec le discours du président.