La vie personnelle de l’entrepreneur

L’idée de ce blog m’est venue quand j’ai lu un article que m’a recommandé ma veilleuse préférée : Béatrice Duboisset qui abordé les causes d’échec de la création d’entreprise. L’article est très intéressant mais il manquait, pour moi un aspect : la vie personnelle.

Je pense que l’une des causes importante des échecs des entrepreneurs et surtout des plus âgées c’est le choc qui peut se produire dans la vie familiale. En effet, je vois beaucoup de cadres de grands groupes qui veulent se lancer soit dans la création, soit dans la reprise d’entreprise et qui malheureusement se pose jamais la question de : ma famille, mon entourage est-il prêt à me soutenir ?

Ce n’est en effet pas évident de passer d’une carrière bien balisée avec des revenus « assurés » à l’incertitude de la situation de l’entrepreneur notamment avec des risques liés aux garanties personnelles, aux baisses de revenus en tant de crise et je ne parle pas des heures et des heures de boulot…

J’ai plusieurs exemples récents notamment dans l’ancienne entreprise où j’étais où ce facteur a été l’un des éléments déclencheurs d’une descente aux enfers…

Comment faire pour éviter cela ? Il faut se préparer. Voici quelques conseils :

  1. Ne jamais décidé seul et prendre l’avis de son conjoint, de ses enfants s’ils sont en âge de le faire avant de se lancer.
  2. Rencontrer des amis qui vivent la même situation ou qui l’on vécu. Un témoignage vécu vaut tous les discours de conseils.
  3. Ne jamais se lancer dans une aventure entrepreneuriale sans moyens. Même pour créer une entreprise il faut des moyens pour au moins tenir une année sans CA.
  4. Définir son niveau de revenus moyens familial de base à savoir faire la somme de l’ensemble des charges fixes à savoir : maison, prêts, nourriture, habillement, en résumé le strict minimum…
  5. Simuler ses revenus minimums dans vos projections financières. Attention à ne pas tomber dans le piège de faire des simulations sans charges de personnel. C’est totalement trompeur pour calculer sa marge…
  6. Rassurer son conjoint. Attention il faut être capable de lui expliquer la situation sans l’alarmer d’autant que si votre conjoint ne travaille pas dans le secteur privé, il ou elle aura du mal à vous comprendre et comprendre la situation. A contrario, ne rien lui dire est pire que tout car il ou elle va s’imaginer le pire…
  7. Ne jamais prendre de cautions personnelles. En tant qu’entrepreneur votre investissement c’est votre travail et votre apport en capital. Il n’est jamais justifiable de mettre en péril sa vie (matérielle) et celle de vos proches pour une aventure entrepreneuriale. Sachez que d’autres moyens de financement (certes plus chers) sont à votre disposition pour financer vos besoins en fonction de leur nature.
  8. Eviter dans la mesure du possible d’impliquer professionnellement votre conjoint. Deux raisons à cela, si vous échouez dans votre entreprise vous allez vous trouver sans revenus et si être en permanence avec son coinjoint ne vous permet pas de faire une coupure entre la vie privée et professionnelle.
  9. Prendre les dispositions légales pour préserver votre couple et votre entreprise. En effet, les régimes matrimoniaux ne protègent pas l’entreprise en cas de divorce. En effet, n’oubliez pas que votre conjoint possède 50% de vos parts… A voir son avocat d’urgence avant de créer !!!
  10. Ne jamais oublier de prendre des vacances. C’est le seul moment où vous pourrez vous ressourcer. Cela fait du bien à vos enfants, à votre conjoint, à vous même mais aussi à votre entreprise !!!

En conclusion, il ne faut jamais négliger l’aspect personnel d’un tel projet. Entreprendre est une aventure humaine riche mais complexe mais aussi très difficile. Il faut être bien dans sa tête donc dans sa vie privée pour avoir des chances de réussir. C’est une condition sine quo non mais pas suffisante…

Bootstrapping : Quésaqo ?

Le bootstrapping est un terme anglo saxon qui désigne en fait une notion financière paradoxalement mal connue qu’est l’autofinancement. Je dis paradoxalement mal connue car c’est quand même la plus utilisée mais dont on parle le moins. En effet, on parle souvent de financement des entreprises par l’endettement, de plus en plus par le renforcement des fonds propres mais on ne parle jamais du financement des entreprises par des ressources internes…

Wikipedia en fait la définition suivante : « En anglais, les bootstraps sont les anneaux, en cuir ou en tissu, cousus sur le rebord des bottes et dans lesquels on passe les doigts pour s’aider à les enfiler. Le bootstrapping fait référence aux aventures du baron de Münchhausen, lequel est censé s’être sorti d’un marécage où il était embourbé rien qu’en se tirant par les bottes et se propulsant ainsi dans les airs. (…) en finance, le bootstrap est le démarrage d’une activité commerciale sur des fonds propres limités, sans faire appel à des investisseurs extérieurs. »

Il est à l’évidence plus aisé de développer son entreprise avec cette méthode que d’en créer une mais ce n’est pas impossible. Beaucoup d’entrepreneurs pensent que pour créer une entreprise il faut absolument rédiger un business plan pour le soumettre à son banquier afin de lui demander un prêt. C’est une pratique à tel point ancrée dans les habitudes que même les banquiers le proposent enfin les chargés d’affaires. A ce propos, j’ouvre une parenthèse pour vous relater mon expérience personnelle. J’ai créer formellement ma 3ème entreprise il y a quelques semaines même si mon activité à commencer début 2010, et je suis allé voir mon banquier pour ouvrir un compte pour y déposer mon capital. Il fait les formalités et me dit bon avez vous un business plan. Je lui répond que non. Il est surpris d’autant qu’une partie de mon activité est de conseiller les entrepreneurs pour lever des fonds, les cordonniers sont les plus mal chaussés a t’il du se dire. Sans se laisser démonter il revient à la charge et me dit mais pour financer votre fonds de roulement comment allez vous faire. Je lui réponds, j’ai aucun besoin financier donc pas besoin de m’endetter pour me payer un salaire qui est la seule grosse dépense de mon entreprise. Il rentre dans le jeu de la négociation en me disant mais vous aurez toujours besoin de financer différentes choses comme une voiture de fonction ou d’autres choses. Je lui répond du tac au tac quand j’aurais des besoins je vous ferais signe. »

Vous allez me dire mais comment créer une entreprise avec des moyens limités surtout dans des secteurs très capitalistiques comme les biotechnologies, l’industrie ou encore l’électronique ? Pour moi la réponse est simple faites preuve de créativité !!!

Concrètement comment y arriver ?

  1. Générer des revenus sans coûts
  2. Capitaliser les profits
  3. Définir une stratégie graduelle d’investissements

Dans la première étape, il s’agit de créer la plus part du temps une entreprise de conseils ou d’ingénierie afin de mettre à disposition votre savoir faire auprès de clients qui pourront ensuite devenir des clients pour votre produit… Développer cette activité à deux avantages majeurs :

  1. Elle est peu capitalistique : un ordinateur, un téléphone portable soit un investissement annuel de moins de € 2 000 par an…
  2. Elle permet de faire connaître son savoir faire et surtout de démontrer que l’on ait capable de générer des revenus.

Ensuite ce n’est pas le tout de vendre. Il faut savoir générer des profits. Or le piège le plus courant, dans lequel tombe beaucoup d’entrepreneurs qui choisissent cette voie est de dire mon CA est mon profit car j’ai peu d’autres frais mais ils oublient très souvent d’intégrer une rémunération normale dans leur calcul de prix !!!! Car si vous l’a développez, vos salariés ne sont pas prêts à travailler aux mêmes conditions que vous !!!! Donc n’oubliez pas de valoriser correctement votre savoir faire non pas au coût de revient mais à l’enjeu. C’est en fait répondre à la question combien cela va t’il rapporter à mon client !!!

Enfin, une fois que vous générez des profits et que vous les capitalisez vous avez une mise de fonds de départ qui peut être suffisante pour vous lancer dans vos premiers investissements ou d’être complété par un financement externe. Mais n’oubliez pas ne perdez jamais la bonne habitude de bien valoriser aussi bien vos connaissances que vos produits ou services !!!!

L’équipe : la clé de la réussite entrepreneuriale

Beaucoup d’entrepreneurs ou de personnes attirées par l’entrepreneuriat se pose la même question : quelle est la formule magique pour réussir son projet d’entreprise ? Cette question, je pense n’a pas de réponse satisfaisante car chaque projet est différent. J’irais même jusqu’à dire que la clé de la réussite est de trouver la formule magique.

Comme dans toutes formules il y a des ingrédients, composants comme vous voudrez. L’un des ingrédients principal du succès d’un projet est à n’en pas douter l’équipe. Comme le disent certains investisseurs, les 3 critères clés du choix d’investissement sont :

  1. l’équipe
  2. l’équipe
  3. l’équipe

Comment constituer une équipe gagnante ?

D’abord il faut absolument que l’équipe possède 3 talents majeurs :

  1. le talent technique
  2. le talent commercial
  3. le talent de gestion

Il est impensable de trouver ces 3 talents en une seule personne. Pourquoi ? Essentiellement car la créativité commerciale n’est pas compatible avec la rigueur technique qui n’a rien à voir avec la rigueur de gestion…

Il est donc primordial que l’équipe soit composé au minimum de 2 ou 3 associés ayant chacuns l’un des compétences ci-dessus.

Ensuite, une équipe ne peut gagner que s’il a un chef à sa tête. Regardez simplement ce qui s’est passé lors du dernier mondial de football dans l’équipe de France. Le président de la Fédération n’a pas été capable de gérer le sélectionneur qui lui même n’a jamais été capable de gérer les joueurs. L’importance du chef est fondamental. Il doit inspirer confiance, avoir une vision, savoir trancher les décisions difficiles, assumer ses responsabilités (comme l’a fait le président de la FFF) et pas seulement les rémunérations et plus que cela : donner envie à son équipe de se démener pour l’entreprise en les valorisant et en leur montrant le chemin.

Enfin, il faut qu’il règne dans l’entreprise une véritable culture identifiée par chaque employé. La culture est l’ADN de l’entreprise et de l’équipe. Elle est portée par les dirigeants et par chacun dans l’entreprise. Créer une culture n’est pas seulement un élément marketing fort vis à vis des clients, elle doit être un art ou un mode de vie pour l’équipe.

L’équipe est donc à la base de la réussite d’un projet d’entreprise alors au lieu de se précipiter sur un business plan, interrogez vous d’abord sur ce que l’équipe souhaite, sur ce que les clients souhaitent avant de parler technique, savoir faire, chiffres et autres projections financières…

Conférence de presse Apple sur l’iPhone 4 ce Vendredi 16 Juillet – iPhon.fr

Apple a envoyé des invitations à la presse pour une conférence ce vendredi 16 Juillet à 10 h, heure de San Francisco soit 19 h chez nous.

L’iPhone 4 étant clairement mentionné comme le principal sujet de la conférence, sans autre précision, toutes les hypothèses vont se bousculer jusqu’à demain !

A écouter : Interview de Philippe Spruch Dirigeant de LaCie, un alsacien

Philippe Spruch est un entrepreneur d’origine alsacien qui est une vraie réussite dans le high tech :

Secteurs à éviter ou à privilégier en période de crise

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La reprise de Home Doors par Optimum n’évite pas les licenciements – LaVoixEco.com

La reprise de Home Doors par Optimum n'évite pas les licenciements

Après son dépôt de bilan du 30 avril, Home Doors est finalement racheté par l’un de ses concurrents les plus sérieux. Le repreneur s’appelle Optimum et espère ainsi pouvoir s’attaquer aux marchés de l’Europe du Nord.

Home Doors, qui emploie à Wambrechies 141 salariés, est l’un des leaders en France de la porte coulissante, mais a perdu au printemps l’un de ses plus gros clients : Lapeyre qui représentait 40 % de son chiffre d’affaires. Ses actionnaires, un fonds d’investissement américain (Cerberus 55 %) et la banque Goldman Sachs (35 %) ont préféré déposer le bilan.