Récession économique : c’est le moment de créer son entreprise

Melissa Chang vous la connaissez ? Non, et bien n’hésitez pas à aller visiter son blog qui est riche de conseils pour les entrepreneurs. Melissa est la créatrice et la directrice d’un incubateur internet à Boston : Pure Incubation.  

Dans un article écrit dans le Standard, eh oui toujours aussi riche le nouveau Standard, elle explique que la récession américaine est la meilleure période pour créer des entreprises. Cette idée m’a tout de suite fait penser à l’histoire de Google. Souvenez vous que le décollage de Google s’est fait après l’explosion de la bulle internet et que l’une des clés du succès de l’entreprise est que Google a pu recruté du personnel à des coûts raisonnables car beaucoup de startups et même de grands groupes technologiques licenciaient suite à l’explosion de la bulle.

Dans son article, Melissa voit 5 raisons pour lesquelles, créer son entreprise aujourd’hui est une vraie chance pour l’avenir : 

  1. Récession => économies. La récession force les entrepreneurs a être économes. Commencer avec un capital limité obligent les entrepreneurs à faire attention à la moindre dépenses et donc mettent en place un vrai système de contrôle des dépenses. Cela oblige également les entrepreneurs à faire preuve d’inventivité et de mettre en place des reportings précis pour contrôler l’entrée de cash et la sortie. Une bonne chose pour les capitaux risqueurs ensuite…
  2. Récession => tester 2 fois son idée. La récession oblige les entrepreneurs à s’y reprendre à 2 fois avant de se lancer. Ils doivent passer plus de temps à tester l’idée avant de créer leur entreprise. Quand l’argent coule à flot, il n’est pas difficile de trouver de l’argent et de donner l’illusion que l’idée est bonne alors qu’elle ne l’est pas. L’argent masque souvent la faible qualité des idées. Avant de se lancer, les entrepreneurs doivent se poser quelques questions telles que : Y a t’il un marché, même si les clients réduisent leur consommation ? Ai je assez de capital de départ pour assurer le financement de l’entreprise sans lever des fonds ? Les avantages de mes produits/services sont ils aussi bon dans un moment de récession économique ?
  3. Récession => liens de l’équipe resserrer. La récession resserre les liens dans les équipes. Comme il est plus difficile de changer de travailler, si l’on offre une qualité de travail sans forcément offrir des ponts d’or aux salariés, ceux ne seront pas enclins à aller voir ailleurs où c’est pire. Prenez l’exemple de Google (cf un plus haut)
  4. Récession => donne un temps d’avance. La récession permet de prendre de l’avance. Si l’idée est bonne (donc elle a été testée), il ne faut hésiter à se lancer. Pourquoi ? Tout simplement car en période de récession, peu d’entrepreneurs se lancent. Donc si vous vous lancez, vous aurez une longueur d’avance sur vos concurrents. Cela se vérifie aussi bien sur le marché que vis à vis des capitaux investisseurs. Si vous avez testé le concept et gagné de l’argent pendant la récession, il n’y a aucune raison pour que vous ne leviez pas de fonds et dans des conditions nettement meilleures. Think & Be different….
  5. Récession => révèle la qualité des entrepreneurs. Créer son entreprise en plein « marasme » économique, permet de révéler les qualités intrinsèques de l’entrepreneurs. Souvenez vous de la maxime : « c’est dans les pires moments de la vie que l’on reconnaît ses vrais amis ». Eh bien vous pouvez utiliser cette maxime dans l’entrepreneuriat : « c’est dans les périodes de difficultés d’une entreprise que l’on reconnaît la qualité de son management« . Pas mal comme maxime non ? 
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Bon client vs nouveau client

Vous connaissez Seth Godin ? Vous devriez, c’est un auteur à succès et entrepreneur. Son blog est une mine de réflexion sur différents sujets.

Je suis tombé par hasard sur un post qui a éveillé en moi une vraie interrogation relevée également par l’auteur. En deux mots, il raconte qu’il arrive dans un nouveau restaurant un soir et on lui propose la plus mauvaise table du restaurant. Il essaie de négocier mais le patron lui dit que les autres tables sont réservées par ses meilleurs clients. D’où la réflexion de l’auteur : faut il privilégier les nouveaux clients ou les clients fidèles ?

Ce dilemne est le dilemne de toute entreprise. On voit souvent des offres très alléchantes pour les nouveaux clients. Par contre, peu de choses sont faites pour soigner les clients fidèles. Attention, je fais le distingo entre clients fidèles et meilleurs clients. En effet, vous pouvez être un client fidèle pour de petites sommes. Mais pour autant faut-il les négliger ?

On voit souvent que les entreprises mettent en place des outils de fidélisation uniques qui ne correspondent pas aux besoins de TOUS les clients. Prenons l’exemple de la téléphonie mobile et ses points de fidélité. On ne peut les utiliser que pour l’achat d’un téléphone, ce qui est très restrictif. Moi comme beaucoup d’utilisateurs voudraient utiliser ses points pour les convertir en minutes… Ce serait un grand progrès.

Je vais probablement prendre une position plus que radicale, mais j’estime, en tout cas dans l’activité que j’exerce qui n’est pas transposable à toutes les activités qu’il vaut mieux prendre soin de ses plus fidèles clients et cela pour deux raisons :

  1. car ce sont eux qui assure l’entrée de trésorerie ou de cash dont l’entreprise a besoin pour assurer son quotidien,
  2. un client content est un client heureux. Un client heureux n’a donc aucune raison de ne pas recommander le produit ou le service à ses amis. 

Petite parenthèse : la recommandation de clients est un bon moyen de déterminer si un client est content ou pas. S’il refuse de vous recommander, posez vous des questions sur son degré de satisfaction…

Impact de la faillite de Bear Stearn sur l’entrepreneuriat aux US

Pour que les startups américaines se développent, il leur faut un carburant essentiel : de l’argent fourni par les capitaux risqueurs. Ces capitaux risqueurs sont bien loin des préoccupations des banques d’affaires de Wall Street plus orientées sur les grandes fusions acquisitions et des introductions en bourse. Seulement, le lien entre capitaux risqueurs et banques d’affaires (dont la Bear Stearn) est plus tenu qu’on ne le pense.

En effet, une partie des fonds collectés par les capitaux risqueurs et gérés au travers de leur fonds proviennent des banques d’affaires. De plus, la sortie la plus rentable pour un capital risqueur, est que l’entreprise s’introduise en bourse. Pas besoin de vous faire un dessin, introduire son entreprise en bourse en ce moment est un vrai suicide (sauf si on s’appelle Visa).

Selon l’article paru dans le Standard de Mark V. Cannice, Dave Epstein un des partenaires de Crosslink Capital de San Francisco explique de la crise des subprimes a des effets indirects sur l’industrie du capital risque dans la Silicon Valley. En effet, le fait que les introductions en bourse soient stoppées nécessite une adaptation des capitaux risqueurs notamment en revoyant les valorisations des startups. Il est impossible aujourd’hui de revenir sur les conditions d’investissement pour les entreprises en portefeuille qui auraient dûe s’introduire sur le marché. Par contre, il est possible de se « rattraper » sur les futurs investissements.

Jon Fisher, qui a vendu son entreprise à Oracle est plus pessimiste. Il prédit une vague de faillite pour les startups du fait de l’accès de plus en plus difficile des entrepreneurs à de l’argent frais.

Que faire alors ? Il est nécessaire que les entrepreneurs revoient leur business models afin de financer une partie toujours plus importante de leur investissement par de l’autofinancement ce qui créera un cercle vertueux. En effet, plus une entreprise est rentable moins elle a besoin d’argent ce qui inverse le rapport de force entre entrepreneur et capitaux risqueurs…

Google perd une bataille pas la guerre du wifi

Google a perdu sa bataille qui l’opposait à Verizon Wireless dans l’obtention du Block C sur les fréquences wifi de 700 Mhz. En effet, l’opérateur Verizon a obtenu cette licence pour la modique somme de $4.6 milliards. Cette licence permettra à l’opérateur de déployer ce réseau au niveau national.

Tout le monde semble content :

  • Verizon car il évite que Google devienne opérateur,
  • Google car il économise plusieurs milliards de dollars,
  • les investisseurs qui applaudient l’échec de Google, car les profits de ce dernier serviront plus à payer des dividendes que de financer une diversification qui leur semblent hasardeuse.

Ce réseau permettra à Verizon mais aussi aux éditeurs de contenus et de solutions logicielles, comme Google, d’améliorer l’accès des consommateurs aux contenus sans fils. C’est également un bonne chose pour les constructeurs de terminaux mobiles qui pourront vendre des produits à plus forte valeur ajoutée pour permettre d’accéder au mieux aux contenus. Là encore, c’est coup double pour Google, qui via son projet Androïd devrait profiter de ce déploiement, même si les dirigeants de la firme aurait bien voulu le maîtriser.

Il semble donc que la stratégie de diversification de Google, vers le métier d’opérateur, se solde par des échecs successifs (cf projet wifi à SF notamment). A croire, que la segmentation entre opérateurs, constructeurs de terminaux, fournisseurs de contenus et fournisseurs de solutions logicielles restent toujours de mise malgré la volonté des leaders de chaque créneau de manger dans la gamelle du voisin… Ah les gourmands !!!!

Nouveau site pour Entrepreneurs

Le Council for Entrepreneurial Development (CED) a lancé il y a quelques semaines un site ressource pour entrepreneur. Ce site Startups247 (247 pour 24 h et 7 pour 7 jours) regroupe des articles de professionnels qui sont classés en 3 types : Bonnes Pratiques, Concepts clés, Nouvelles tendances. Pour chaque type, il existe un petit logo très didactique.

Le site se divise en 5 sections ce qui correspond peu ou prou aux sections d’un Business Plan à savoir :

  • Conseils aux Entrepreneurs
  • Financement et levée de fonds
  • Ventes et Marketing
  • Ressources Humaines
  • Plan opérationnel 

Attention, ce site est réalisé par des américains pour des américains. Il faut donc faire attention notamment concernant les articles techniques tels que la check list pour la création d’entreprises.

J’ai testé rapidement, et j’avoue que les articles sont des qualités assez inégales. Je crains que si ce site n’est pas suffisamment animé, il rejoigne les sites annuaires qui fleurissent depuis 1996…

Affaire à suivre…

Iphoners êtes vous des Internet Junkies ?

Une étude de la société M:Metrics confirme que près de 85% du panel de 10 000 personnes utilisent régulièrement l’Internet sur leur Iphone. Ce ratio est à rapprocher des 58% des possesseurs de smartphone qui surfent sur Internet. De plus, les utilisateurs d’Iphone utilise plus souvent le moteur de recherche Google qui est par défaut sur le navigateur que pour les utilisateurs de smartphone.

Ce qui explique ce succès, c’est le fait qu’Apple n’a pas utilisé la même voix que ces conccurents. Ca vous étonne ??? Elle a crée une nouvelle façon de naviguer grâce à Safari mais surtout grâce à l’utilisation de l’écran tactile et de l’utilisation de ses doigts ce qui évite de chercher le stylet partout. On perd pas ses doigts non ??? 

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Quelques conseils pour les entrepreneurs par un VC

Rien n’est pire pour un investisseur que d’écouter un entrepreneur faire une présentation de son idée au travers d’une présentation très compliquée. 

Tout d’abord, une présentation trop compliquée donne le sentiment aux investisseurs qu’ils sont stupides. Il est très facile de compliquer les choses. Tout d’abord en entrant dans les détails. Ensuite en faisant des démonstrations très détaillées, enfin en faisant des démonstrations interminables.

En général, les investisseurs n’investissent pas dans les projets qu’ils ne comprennent. Pourquoi ? Tout simplement car les chargés d’affaires ont des patrons qu’il faut convaincre. Or si le chargé d’affaires n’est pas convaincu car il a pas bien compris, comment voulez vous qu’il convainc son patron ????

Certains diront que les investisseurs sont stupides, moi je dirais plutôt qu’ils sont « fainéants ». En effet, ils recoivent tellement de dossiers qu’ils n’investissent que dans les dossiers qu’ils comprennent facilement. Donc, lors de la présentation, il faut être clair et concis pour que l’investisseur puisse se faire une bonne idée de l’ensemble du projet.

Les meilleurs présentations sont celles qui sont simples, directes et surtout logiques.  Pour se faire financer, il faut que dans la première présentation qui dure souvent pas plus de 20 minutes, l’entrepreneur explique le problème qu’il a identifié, la façon dont il va le résoudre (le produit), le marché sur lequel le produit se positionnera et pourquoi le produit/service est le meilleur. Rien n’intéressera plus un investisseur que la valeur ajoutée que le projet peut apporter. 

Quand un entrepreneur s’entretient avec un investisseur il doit lui démontrer directement et franchement comment l’investisseur va-t’il gagner de l’argent. 

Tous ces conseils vous pouvez les retrouver dans un article paru dans le Standard dans un article rédigé par Steve Brotman, un capital risqueur américain basé à New York.