Financement des entreprises

J’ai reçu un message d’un internaute, me remerciant pour mon blog, cela fait toujours plaisir mais également dénonçant l’impossibilité de financer son projet qui semblait tourner autour de la création d’une communauté et d’un produit sur un marché précis.

J’ai alors repensé à plusieurs projets qui m’ont été présenté et que j’ai malheureusement du refuser pour les investisseurs que je connais, car je sais évidemment qu’ils ne financeront pas… La question du financement en amorçage est un vrai problème. Qui peut dire qu’il est capable de financer de bonnes idées sans avoir un prototype et des clients ? Malheureusement, il semble qu’il y en ait relativement peu. Vous me direz, c’est plus sage non ? Certes. Mais ce sont souvent les mêmes investisseurs qui placent leur argent sur des produits qui leur vont miroiter la lune alors qu’ils ne connaissent pas mieux le produit.

Alors me direz vous, les entrepreneurs ne font ils pas aussi rêver que les placements financiers ? Certes, non à les en croire mais je crois que le problème se situe ailleurs et que cela doit être une chance plus qu’un élément de renoncement.

Vous avez un projet de création d’entreprise qui repose sur une idée qui nécessite une levée de fonds importante. Guy Kawasaki vous dirait, et c’est plein de bon sens, pourquoi demandez vous à quelqu’un qui ne vous connait pas de risquer ce que vous n’êtes pas prêt à risquer vous même ? Ok, nous n’avez sûrement pas cet argent mais demandez vous sérieusement si vous l’aviez si vous investireriez dans votre projet. Pas sûr, mais si tel est le cas, alors transformez cette contrainte en opportunité.

Comment ? En restant indépendant et finançant vous même votre projet par votre travail. Votre idée repose évidemment sur votre savoir faire, votre savoir ou celui de votre équipe. Alors monétisez les auprès de clients qui pourront ensuite devenir des clients pour votre produit. Investissement minimal pour indépendance maximale. C’est à ce prix que vous pourrez ensuite, revoir l’ensemble des gens qui vous ont dit non et leur faire comprendre qu’ils avaient tord. La vengeance est un plat qui se mange froid non ?

Vous allez me dire comment faire ? Prenons un exemple concret pour bien comprendre. Imaginez que vous souhaitiez créer une communauté (c’est à la mode) dans le domaine du financement d’entreprise (c’est aussi à la mode, enfin tout le temps à la mode malheureusement). Bon ok, vous devriez pas trop avoir de problèmes de financement car vous connaissez le secteur. Mais imaginons.

La première étape est d’abord de créer un blog d’informations. Deux avantages :

  1. Vous créez une communauté, le but que vous recherchez
  2. Vous enrichissez votre savoir et cultivez votre savoir faire

La deuxième étape est de créer un fil twitter afin d’attirer un maximum de gens sur votre blog.

La troisième étape est ensuite de monétiser votre blog par la publicité, la vente d’informations, les conseils online. Attention à bien veiller à rentabiliser au maximum afin de dégager la trésorerie pour financer votre projet.

Ensuite une fois que vous avez atteint votre montant à financer, vous pouvez passer à la phase 2 qui est la création de votre communauté et là vous n’aurez pas de mal à trouver des financeurs complémentaires. Ne dit on pas on ne prête qu’aux riches ?!?!

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Faire revenir les PME vers la Bourse…

J’ai entendu ce matin sur BFM Radio que l’un des moyens de contourner la sécheresse ou la prudence des banquiers serait de renforcer les fonds propres par la bourse. Autant, je souscris à 100% à la première partie qui est de renforcer les fonds propres, autant j’éclate de rire en entendant le moyen : la bourse.

Le constat est juste. Les PME françaises ont besoin de renforcer leur fonds propres. C’est une exigeance des banques qui est plutôt fondée mais qui ne date pas de la crise. Certes, celle-ci à accélèrer un mouvement, mais déjà bien avant celle-ci, les banques ont mis en place timidement les nouvelles dispositions de Bâle 2 dont l’un des effets, est la nécessité de ré-équilibrer la structure financière des banques et des entreprises clientes.

Ce qui me fait éclater de rire, c’est le remède. Il est, comme souvent, pire que le mal. Comment voulez vous attirer les PME vers la bourse en voyant les pratiques plus que douteuses des opérateurs de marché ??? Une entreprise, à fortiori une PME, a besoin de temps, de stabilité tout ce que la bourse n’offre pas.

De plus, quand on voit comment les introductions en bourse des petites valeurs se sont passées avec des pratiques dignes des Madoffs et consorts, cela n’incite en aucun cas les PME à s’introduire en bourse.

Soyons sérieux, je ne conseillerai jamais à mes clients pour renforcer leur fonds propres en envisageant l’introduction en bourse et ceci pour 3 raisons :

  1. Stratégie des opérateurs de marché trop spéculative,
  2. Illiquidité sur ces marchés,
  3. Coûts trop importants

Pire de tout cela, un remède existe : les Business Angels. Il existe des milliards d’euros qui dorment sur l’assurance vie est qui est souvent investi par des opérateurs qui n’ont aucune expérience de l’entreprise. Ce sont maintenant aux entrepreneurs de se mobiliser pour s’entraider.

Cela commence à se faire, car j’entends çà et là des projets de banques d’entrepreneurs où des entrepreneurs se rassemblent pour se prêter entre eux, voir entrent au capital dans les entreprises des uns des autres.

Le début de la fin pour les banques, certes non, mais une réponse pas si inintéressante…