En France, pas encore de Silicon Valley pour investir dans les idées – L’Etudiant.fr

En France, pas encore de Silicon Valley pour investir dans les idées

Aux Etats-Unis, la circulation d’idées et d’argent entre les mondes du business et de la connaissance sur les campus est un ingrédient clé du succès de la Silicon Valley. Si les montants investis par les business angels américains dans les start-up sont plus importants, c’est surtout l’effet miroir qui joue à plein. Les créateurs d’entreprise à succès sont des anciens de ces campus et reviennent y financer de jeunes entrepreneurs innovants.

“On essaie de s’inspirer de la Silicon Valley, mais ils ont 20 ans d’avance sur nous, constate Pierre Trémenbert, directeur de l’incubateur de Télécom Bretagne. Les créateurs ont revendu leur entreprise et sont devenus des investisseurs. Ces serial-entrepreneurs traînent leurs guêtres sur les campus. Nous, nous venons juste d’avoir les premiers « business angels » qui connaissent le Web 2.0. Comme dans la Silicon Valley, il faut que des entrepreneurs, des banquiers, des industriels traversent les couloirs des établissements.”

Pas d’espaces sur les campus dédiés aux jeunes créateurs

Si les incubateurs d’entreprises commencent à grignoter quelques mètres carrés dans les grandes écoles et quelques universités, la place réservée aux jeunes créateurs est encore une denrée rare comparée aux campus américains. “En France, nous avons peu de place pour l’incubation. C’est particulièrement difficile d’en trouver pour les écoles intra-muros comme l’ESCP Europe. C’est encore pire à l’université : imaginez un étudiant de master 2 en histoire qui ne veut pas devenir prof et voudrait lancer une application iPhone pour des cours d’histoire. Impossible pour lui de louer des locaux à Paris, trop chers. Pour parler avec des responsables d’Apple, il n’aura d’autre solution que de se replier sur la bibliothèque de l’université, faute de salle de réunion !” illustre Nathan Grass, coordinateur de la chaire entreprenariat de l’ESCP Europe. Cet ancien étudiant de Paris 1 parle d’expérience : il a créé son entreprise de prestations de services aux collectivités territoriales à 18 ans.

Pas de ponts entre business et recherche

“Le monde de la recherche et du business sont plus proches aux États-Unis. Les chercheurs sont toujours en train de monétiser leurs recherches et les fonds cherchent à investir dans des idées”, renchérit Goeffroy Roux de Bézieux, ancien président de Croissance Plus, le lobby des entreprises innovantes. “Les Google boys [Sergey Brin et Larry Page] étaient thésards quand ils sont venus demander conseil à un brillant universitaire de la fac d’Orsay pour indexer le Web. On leur a dit que leur idée ne marcherait pas ! En France, ces deux geeks auraient été promis à des post-docs. Ils ont créé une boîte aux USA et sont milliardaires”, illustre Idriss Aberkane, jeune entrepreneur dans le microcrédit agricole, passé par la fac des sciences d’Orsay (Paris) puis par l’ENS (École normale supérieure).

Un exemple que Guilhem Bertholet, responsable de l’incubateur d’HEC, n’est pas loin de théoriser : “En France, le rêve des génies techniques est de travailler dans la recherche académique, alors qu’ils se tournent vers l’entreprise aux États-Unis. Les PhD [titulaires d’un doctorat américain] sont sollicités par les entreprises, les doctorants par nos labos”.

Manque de brassage entre les disciplines

Outre le cloisonnement entre recherche et business, les campus français souffrent aussi d’une distance entre étudiants des différentes disciplines. Les étudiants américains de droit côtoient ceux qui codent, ceux qui font des langues ou du business. Un mélange fructueux comme The Social Network – le film de David Fincher racontant la création de Facebook – le démontre quand il évoque la rencontre entre le talentueux informaticien et son associé démarchant les clients. Écoles d’ingénieurs, écoles de management : les disciplines sont encore très cloisonnées de ce côté de l’Atlantique, même si des rapprochements sont en cours.

“À Brest, on a une école d’ingénieurs et une école de commerce, mais le dialogue n’est pas naturel”, témoigne Pierre Trémenbert. “À HEC, je ne connaissais personne qui faisait des lettres ou des ingénieurs. On venait tous de prépas commerciales. Je n’ai jamais eu de réseau ingénieurs et cela m’a manqué lorsque j’ai monté Smartdate. Je vais d’ailleurs ouvrir un bureau à New York pour bénéficier de ce brassage entre business et technologie”, avoue Fabrice Le Parc.

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Business Accelerator 06 à Nice : la « chaîne de l’innovation » en action – SophiaNet.com

Une quarantaine de jeunes entreprises innovantes des Alpes-Maritimes ont pu rencontrer au long d’une journée, grands comptes, investisseurs, structures d’accompagnement à la création et à l’innovation, structures d’hébergement et collectivités territoriales : la chaîne de l’innovation azuréenne en action !
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Thales : joue les « business angels » pour MultiX – Challenges

Thales joue les capital-risqueurs, via sa structure dédiée Thales Corporate Venture, en entrant à hauteur de 20% du tour de table de MultiX. Cette société créée par deux anciens Thales en octobre dernier est spécialisée dans les technologies innovantes au service de la sécurité aéroportuaire, en s’appuyant sur la spectroscopie par rayons X.

MultiX va récupérer dans le même temps les technologies de Thales Electron Devices, qui a créé une gamme complète de détecteurs à rayons X pour les applications d’imagerie médicale, avant des les faire évoluer, avec l’appui du CEA, vers la spectroscopie X en général et le développement d’une nouvelle génération de détecteurs de substances illicites en particulier.

(C)  Finance  Plus

Capital-Investissement : l’Ecole de Management de Grenoble joue les « business-angels » – Challenges

Grenoble Ecole de Management, l’Institut de l’Entrepreneuriat et l’association Grenoble Angels Oser l’entreprise ont créé « GEM Angels », une structure destinée à investir dans les projets de création d’entreprise de diplômés et d’étudiants de l’école. Membre de l’association hexagonale France Angels, GEM Angels bénéficie du soutien de la Banque Populaire des Alpes et de la Société Générale.

« Outre le fait que cette structure accompagne les porteurs de projets dans la philosophie des Business Angels, c’est aussi une innovation pédagogique inédite en France », expliquent ses promoteurs, puisque GEM Angels est intégrée dans le cursus académique de 12 étudiants du Mastère Spécialisé Entrepreneurs qui gèrent au quotidien la structure et participent à l’évaluation des projets avec les diplômés.

Un matériau alternatif au palladium – BE Japon 560

Une équipe de chercheurs japonais dirigée par le professeur KITAGAWA Hiroshi de l’Université de Kyoto a réussi à produire un nouvel alliage qui pourrait remplacer le palladium, un métal rare utilisé entre autres comme catalyseur, notamment dans les pots d’échappement des véhicules.

Le palladium (Pd) est le 46e élément du tableau périodique des éléments. Il est situé entre le rhodium (Rh) et l’argent (Ag), qui possèdent donc respectivement un électron de moins et de plus que le palladium. L’idée des chercheurs est donc de constituer un alliage de ces deux métaux pour obtenir des particules dans lesquelles les électrons des atomes qui les composent se « mélangent » et forment des orbitales semblables à celles des atomes de palladium.

Le problème est que le rhodium et l’argent ne se mélangent pas, même à très forte température. L’équipe du professeur KITAGAWA a donc développé un nouveau procédé de fabrication qui consiste à transformer en fines gouttelettes une solution aqueuse contenant en quantités égales de l’argent et du rhodium et à les mélanger progressivement à de l’alcool chaud. Les particules obtenues ont un diamètre de 10 nm et contiennent le même nombre d’atomes des deux métaux.

Les investisseurs privés américains retrouvent le sourire – BE Etats-Unis 231

La contribution de « Venture View » tranche en effet avec l’optimisme mesuré qui régnait au sein de l’industrie des VC [3] en 2010. Ces derniers avaient alors tendance à se réfugier dans les valeurs les moins « risquées » et c’est un sentiment de frilosité qui dominait. La bonne surprise est, qu’au final, les montants totaux d’investissement de 2010 ont augmenté davantage que prévu. 2011 semble s’inscrire dans ce climat de bonne confiance. Les sociétés de capital risque semblent considérer que la crise est définitivement derrière eux. Comme le fait remarquer M. Mark Heesen, président de la NVCA, « nous pouvons maintenant nous remettre à ce que nous faisons le mieux : construire de grandes entreprises ». La création de nouvelles entreprises, les innovations et la croissance qui s’ensuivent sont un important facteur de création d’emplois aux Etats-Unis. L’évolution positive du capital risque est donc une bonne nouvelle pour l’Amérique toute entière, et plus particulièrement pour sa croissance économique.

Plus de la moitié des acteurs du capital risque prévoient ainsi d’augmenter leurs investissements en 2011. C’est deux fois plus qu’en 2010 à la même époque. Plus surprenant, les chefs d’entreprises déjà financées par le capital-risque se montrent encore plus confiants dans leur capacité à lever des fonds additionnels auprès des VCs : plus de 60% d’entre eux pensent lancer un tour de financement cette année et 48% d’entre eux estiment que ce sera plus facile qu’en 2010.

Un verre métallique déformable plastiquement – BE Allemagne 487

Tout comme les autres verres, le verre métallique est un matériau très cassant, ce qui limite fortement ses applications technologiques. Des chercheurs de l’Institut Leibniz de recherche du solide et des matériaux (IFM) de Dresde ont découvert un mécanisme permettant de rendre les verres métalliques déformables plastiquement sous une contrainte de traction simple [1].

Les verres métalliques sont des alliages qui ne possèdent pas de structure cristalline régulière, mais, comme les verres classiques ou les liquides, une structure désordonnée. La conséquence de cette structure hors du commun pour des métaux est une combinaison de propriétés physiques unique. En règle générale, ils sont plus durs et plus résistants à la corrosion, tout en n’étant pas déformables plastiquement. Ils sont donc très cassants, au même titre que le verre de vitres par exemple, et ne peuvent ainsi pas être forgés ou laminés.