Business Angel – Le Cercle Les Echos

Il faut des images et savoir raconter des histoires si on veut être suivi et soutenu nous disent les chantres du « story telling ». Des histoires d’anges qui rodent dans les cieux pour fondre sur le projet innovant et à haut potentiel d’un jeune entrepreneur, pour lui apporter argent, lumières et réseaux.  Raconté ainsi, cela un coté Flash Gordon et Mandrake, cela pourrait paraître dérisoire et ce serait dommage parce que c’est sérieux.

On dit dans certaines statistiques qu’ils sont 4000 « Anges des Affaires » en France. D’autres statistiques disent qu’ils seraient 7000 ce qui fait toujours moins qu’aux Etats-Unis où ils sont 400 000 ou en Grande Bretagne, 40 000. Ce serait un exemple de plus de l’absence de goût pour le risque et le capitalisme de notre beau pays.

Il faut s’y faire et se dire que toutes les incitations mises en place auront vite raison de cette timidité économique. Malgré les risques, qui sont importants et s’expriment dans la formule suivante, 50% des entreprises créées ont disparu au bout de la cinquième année, le vrai Business Angel est un preneur de risque direct sur son patrimoine. Si l’affaire dans laquelle il a investi ne va pas bien, il subira directement les pertes. En effet, il investit au moment du démarrage ou, plus souvent encore, juste après le démarrage de l’entreprise, après les prêts d’honneur et avant l’intervention du « capital risque ». Il apporte son soutien quand c’est le plus dangereux.

Il est rare qu’ils interviennent en solitaire. Un Business Angel sera plus efficace en jouant sa partition dans le cadre d’un groupe d’investisseurs ayant les mêmes objectifs que lui mais pas nécessairement les mêmes compétences. En effet, le Business Angel  est non seulement un apporteur de capitaux, mais aussi un apporteur de compétences, de savoir-faire et de réseaux. C’est dire qu’outre l’apport d’argent, il saura aussi faire un investissement-temps. A plusieurs, sur un même projet, les Business Angels se complètent dans tous les domaines, argent, compétences, réseaux.

Les formes et modes d’intervention sont très variés allant de l’association informelle d’investisseurs « Business Angel » qui ne souhaitent pas une organisation trop lourde jusqu’aux Business Angels qui investissent dans des fonds spécialisés ou qui en créent. Fonctionnant sur un mode à la fois convivial et relationnel les groupements de Business Angels se constituent souvent sur une base régionale voire même locale.

Parfois, les formes adoptées sont dépendantes d’avantages fiscaux créés pour inciter à l’intervention des Business Angels. Le désir de renforcer le tissu économique, de favoriser la création d’entreprise et la diffusion de l’innovation, conduisent tous les gouvernants à créer des exemptions fiscales en faveur de ces preneurs de risque. S’y ajoutent les avantages que mettent en place les collectivités locales. Les fonds apportés sont, en général, complétés par des organismes de financement public ou semi-public et par des garanties qu’ils accordent aux préteurs classiques.

Les sommes en jeu ne sont pas des capitaux énormes. On évaluait à approximativement 150 millions d’euro, les investissements réalisés en 2009, en faveur d’entreprises rentrant dans le ciblage « Business Angels » dont la moitié seulement apportés par ces derniers, le reste venant de préts, de subventions, de fonds de soutien divers. Il reste que c’est un état d’esprit qui diffuse dans la société. C’est un pari en faveur de ce qui est neuf, de ce qui renouvelle et qui est jeune.

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