Le capital risque : la silicon Valley versus l’Europe – BE Etats-Unis 208

Un article intéressant tiré d'une conférence organisée par la German American Business Association. Voici le résumé :
 

Silicon Valley : un écosystème favorable

Créer une nouvelle compagnie est synonyme d'embauches, de R&D et d'extension de son réseau. La Silicon Valley, bassin californien de l'innovation, bénéficie d'une concentration de talents impressionnante grâce à des universités de grandes renommées comme Stanford ou l'UC Berkeley et du fait de la présence de compagnies de rang mondial comme Yahoo, Google, Cisco. La région compte une foule d'ingénieurs, d'entrepreneurs et de professionnels compétents dans lesquels il est possible de puiser pour créer son équipe.

Par ailleurs malgré la diversité ethnique il est très aisé de s'intégrer. De nombreuses organisations, californiennes ou internationales, existent pour aider les nouveaux arrivant à construire leur réseau. Venir dans la Silicon Valley permet aux Start-ups et petites compagnies de gagner une meilleure visibilité. La plupart d'entre elles recherchent des collaborations et des accords en particulier avec des compagnies internationales. Le marché est souvent plus grand en Californie qu'ailleurs dans le monde.

Toujours selon les intervenants, la création puis le développement d'une start-up est très rapide dans la Valley. Une des raisons est une régulation peu stricte avec peu de contrôles. D'autre part, la quantité de fonds d'investissements présents dans la région représente une source potentielle de financements importante et il existe de nombreuses opportunités pour vendre sa compagnie ou rentrer en bourse permettant de trouver des sorties favorables aux start-ups.

Le capital risque, un modèle peu encré dans les traditions en Europe

Au cours des différentes sessions, il est apparu fréquemment que les européens semblaient plutôt effrayés par l'idée de prendre des risques pour créer une nouvelle compagnie. Les intervenants ont pointé du doigt l'importance du comportement dans l'entreprenariat. Il est très courant en Californie d'échouer dans la fondation d'une nouvelle compagnie parce qu'il est impossible de prévoir exactement dans quelle direction le marché se dirige et comment il réagira aux produits. Mais ce qui importe au niveau des investisseurs californiens reste finalement la prise en compte et l'analyse du risque : Le projet était-il trop ambitieux ou avait -il une chance de réussir ? Selon le panel, il apparaît que pour les européens ce qui compte est avant tout la réussite ou l'échec. En cas d'échec une partie de sa crédibilité est perdue et l'entrepreneur aura plus de difficultés à trouver de nouveaux investissements.

De plus, les investisseurs étrangers peuvent être effrayés par les régulations, qui sont beaucoup plus strictes qu'en Californie. Les produits doivent passer des batteries de tests et de contrôles et doivent également s'adapter à la régulation de chaque pays. De même les employés en Europe sont mieux protégés ce qui peut limiter de façon significative les embauches et les licenciements, réduisant la flexibilité des budgets des compagnies.

Silicon Valley, un modèle avec des faiblesses

Si chacun des intervenants s'est accordé sur le fait que la Silicon Valley reste le meilleur endroit pour le capital risque, des faiblesses grandissantes apparaissent. Premièrement, les professionnels qualifiés, comme les ingénieurs, sont très chers dans la région. Malgré leur forte concentration, leur embauche est plus difficile en raison de leurs salaires élevés. Certaines compagnies préfèrent recruter à l'international, mis ont alors confrontées aux problématiques liées aux visas. De plus, il devient fréquent d'entendre que la Silicon Valley souffre de son succès. Parce que les fonds d'investissements ont connu de larges succès, ils ont à leur disposition des ressources importantes et préfèrent investir désormais dans de plus grands projets, délaissant ainsi les compagnies de petite taille. Ceci peut entraîner de grosses difficultés financières pour les startups à leur début si elles ne bénéficient pas de business angels[1].

A Contrario, en Europe les compagnies peuvent bénéficier de nombreux financements du gouvernement. C'est le cas par exemple du "Crédit Impôt Recherche" (ICR) [2]. Enfin,la Californie se voit fortement concurrencée par la montée en puissance des pays asiatiques comme l'Inde et la Chine qui deviennent de plus en plus attractives pour les investissements étrangers.

via BE Etats-Unis 208

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