Olivier Sichel investit dans l’avenir – Les Dernières Nouvelles d’Alsace

 Olivier Sichel, originaire de Colmar, est « venture capitalist » chez Sofinnova Partners, une des principales sociétés de capital risque en Europe. Son métier : miser sur les innovations qui feront la richesse de demain.

Paris.- Bureau DNA

 Quelles seront les technologies qui demain seront indispensables à notre quotidien ? Dans quelles entreprises de pointe investir ? Ce sont les questions que se pose Olivier Sichel, 42 ans, pour repérer aujourd’hui les sociétés qui seront les leviers de croissance demain.
 Au sein de Sofinnova Partners, leader du capital risque en Europe, cet ancien cadre dirigeant de France Télécom (il a été PDG de Wanadoo entre 2002 et 2006) repère les nouvelles tendances des technologies de communication.

La navigation de l’avenir
sera tactile

 La société de financement de l’innovation dont il est partenaire investit au stade initial de l’entreprise en y apportant des fonds propres. Trois grandes thématiques se dessinent selon lui pour les années à venir : les applications de l’internet mobile, les logiciels liés aux réseaux sociaux et le lien entre luxe et nouvelles technologies.
 La navigation de l’avenir sera tactile ou ne sera pas. C’est le credo d’Olivier Sichel qui a investi dès 2005 dans une jeune pousse, Sensitiv object, avant que l’écran tactile ne devienne un standard de l’industrie de la téléphonie mobile. Le financier d’origine alsacienne a été chercher une technologie innovante développée à l’ESPCI Paris tech, le laboratoire du Prix Nobel Georges Charpak, basée sur la reconnaissance des ondes acoustiques qui se propagent dans un objet.
 Cette innovation « permet de rendre tactile n’importe quelle surface plane », explique Olivier Sichel qui a créé une société à la tête de laquelle il a nommé un manager pour exploiter économiquement le potentiel de la découverte. Son avantage : pallier les faiblesses des écrans tactiles actuels, composés de multiples circuits électriques très fragiles. La technologie a été proposée en milieu médical où transformer une table en clavier évite les risques liés à l’hygiène et aux microbes qui traînent entre les touches. Mais c’est finalement sur le front des distributeurs de billets et des écrans tactiles des automates que la société a trouvé son créneau. Sensitiv object a quitté le portefeuille technologique de Sofinnova en janvier dernier, rachetée 62 millions de dollars par Tyco Electronics Ltd.
 L’autre front de croissance de demain est lié aux réseaux sociaux comme facebook ou twitter. Olivier Sichel a investi dans un réseau social dédié au monde de l’entreprise, Blue Kiwi. Facebook devient un outil de communication tellement puissant que des entreprises surfent sur le succès en exploitant ses données, comme zoosk, une société californienne qui a créé un site de rencontres puisant dans votre profil facebook pour vous mettre en contact avec l’âme soeur qui partagera vos passions et vos intérêts.
 Olivier Sichel est en quête de sociétés basées sur le même principe. Il regarde aussi de près les innovations dans la gestion de la relation clients. Après la transition du call center téléphonique aux plateformes mails, les entreprises recherchent des logiciels leur permettant d’utiliser au mieux les réseaux sociaux dans leurs relations avec leur clientèle.

Le croisement de la
technologie et du luxe

 Enfin, le troisième secteur sur lequel Olivier Sichel mise est le croisement de la technologie et du luxe. Dans les années 2000, le monde du luxe refusait l’internet. Au tournant de la décennie, le rapport entre les marques haut de gamme et les nouvelles technologies a changé. « Le luxe vient chercher, avec la technologie, des relais de croissance pour ses marques », explique Olivier Sichel.
 La marque se prolonge dans de nouveaux outils technologiques, comme Sagem Wireless qui a créé un téléphone Porsche véhiculant les codes de la marque, et créé dans ces domaines un nouveau haut de gamme. Sofinnova a ainsi investi dans Celsius X VI II, qui fabrique des téléphones, vendus des centaines de milliers d’euros, qui intègrent les mécanismes de haute précision de l’horlogerie suisse.
 Sofinnova a levé l’an dernier 260 millions d’euros pour son fond Capital VI. C’est moins qu’il y a quatre ans (360 millions) car la crise est passée par là, mais cela n’a pas modifié la politique de l’investisseur, ni diminué le nombre d’entreprises dans lequel il a investi, car les entrepreneurs demandent moins pour leurs projets qu’avant la crise. « La situation financière ne change pas notre stratégie d’investissement, explique Olivier Sichel, Le plus important, c’est de ne pas se tromper dans les tendances ».

via dna.fr

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