Bientôt l’heure des bijoux – Les Dernières Nouvelles d’Alsace

Unique exposant alsacien au salon mondial de l’horlogerie et de la bijouterie BaselWorld, à Bâle, l’horloger Pierre Lannier résiste plutôt bien à la crise et annonce une première collection de bijoux pour la fin d’année.

 Dans un secteur dont les ventes ont baissé de 6 % l’an passé, les montres Pierre Lannier ont su tirer leur épingle du jeu : le chiffre d’affaires est resté stable à 15 millions d’euros. Pour conserver ce volume, la société basée à Ernolsheim-les-Saverne a pu compter sur un marché français dynamique, tandis que les exportations subissaient une légère baisse.

Le Japon et les pays
d’Europe orientale

 « Mais nous avions vécu deux années exceptionnelles en 2007 et 2008 avec des exportations en hausse de 40 puis 20 %, tempère Pierre Burgun, gérant. Et les premiers chiffres 2010 semblent indiquer un léger redémarrage à l’international, avec près de 5 % de croissance ».
 Sur les marchés étrangers, Pierre Lannier base sa stratégie sur deux secteurs à fort potentiel : le Japon et les pays d’Europe orientale (Pologne, Roumanie, Ukraine, Russie). La Chine ? « C’est compliqué à travailler, car, même si cela fait rêver, il reste très difficile d’entrer sur le marché et les paiements ne sont pas évidents », note le gérant. Tandis qu’au Japon, il bénéficie d’un très bon réseau grâce à de solides partenariats. Et c’est d’ailleurs pour le pays du soleil levant que sont développées les seules créations spéciales, tandis que le reste de la planète connaît les mêmes modèles.
 Si les ventes hexagonales ont augmenté, Pierre Burgun l’attribue à la proximité : « Nous sommes en prise directe avec les consommateurs, nous connaissons leurs attentes ». Et l’image alsacienne joue beaucoup auprès des distributeurs français : « Le sérieux de notre démarche est inscrite dans nos gênes, nous sommes alsaciens et nos interlocuteurs français apprécient cela ».
 Le sérieux n’empêche toutefois pas la fantaisie et le clinquant. Alors que les responsables de l’entreprise s’attendaient à un retour au naturel, ils ont constaté que la tendance « show off » (bling-bling) reste très forte. D’où l’intérêt de développer des gammes aisément identifiables et qui attirent l’oeil du client : beaucoup de consommateurs achètent une montre Pierre Lannier sans en connaître la marque, contrairement aux productions des grandes firmes de la place Vendôme ou de Suisse.
 Innovation pour la fin d’année : la première ligne de bijoux va être présentée et mise sur le marché. Pour ce faire, la création restera en Alsace (où l’entreprise emploie 110 salariés, 30 autres sont à Madagascar) mais la production sera sous-traitée en Asie. « Nous arrivons à un moment où il nous est possible d’élargir la gamme avec des bijoux, mais en restant sur le même créneau du moyen de gamme, entre 35 et 99 € », analyse Pierre Burgun.
 A l’avenir, ce dernier envisage une conquête de l’Ouest : les marchés américains (Amérique latine, États-Unis et Canada) sont encore peu développés et présentent des potentiels intéressants. « A l’international, l’Alsace est peu connue pour ses montres et ses bijoux, mais nous jouerons alors sur l’image de marque de la France », prévoit déjà Pierre Burgun.

via dna.fr

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