Capitaux risqueurs à Le Web08

Loic Lemeur à Le Web08 a réunit un panel de capitaux risqueurs européens et américains pour notamment parler des sujets qui fâchent tels que la situation économique actuelle, la méfiance des entrepreneurs vis à vis des investisseurs, et bien d’autres…

Le tour de table est composé de Fred Wilson (Union Square Ventures), Eric Archambeau (Wellington Partners), Jeff Clavier (SoftTech VC), Martin Varsavsky (FON), le tout animé par Ouriel Ohayon (Lgilab et Techcrunch France).

Voici la vidéo captée lors de la manifestation et dessous quelques morceaux que j’ai retenu ou parfois compris.

Vodpod videos no longer available.

Vous trouverez ci-dessous un résumé des interventions en sélectionnant les points qui me paraissaient les plus importants et que j’ai compris avec en italique quelques commentaires que je n’ai pas pu m’empêcher de glisser.

Je commence par la conclusion.  Pour résumer, la crise est une crise financière qui risque de gripper la majorité des investisseurs en 2009, qui vont se concentrer sur leur portefeuille. Deuxième enseignement, pour convaincre un investisseur, il faut d’abord avoir un produit/service pour qu’il puisse le tester et ensuite il discutera avec vous. Enfin, il faut être transparent et avoir des relations régulières avec son investisseur pour se dire toutes les choses mêmes celles qui fâchent.

Les intervenants ont d’abord été interrogés sur la situation économique. Plus que la situation économique, ce qui les inquiètent c’est l’aspect financier qui caractérise cette crise. En effet, la quasi totalité des fonds sont financés par des investisseurs institutionnels qui sont eux-mêmes en crise. Donc, plus que le ralentissement économique, ce qui les inquiète c’est la crise financière.

Ils ont ensuite été interrogés sur la présentation de Sequoia qui a été un véritable électrochoc pour l’industrie de capital investissement. Eric Archambeau relayé par Martin Varsavsky ont insisté sur le fait que la présentation de Sequoia venait trop tard et qu’ils avaient déjà anticipé cette crise qui couve depuis au moins 6 mois. Les parades ? Se concentrer sur le portefeuille existant et de mieux le contrôler. Pour Jeff Clavier, qui je le rappelle vit dans la vallée, cet électrochoc a été salutaire car contrairement à la bulle de 2001, les investisseurs ont pris les mesures qui s’imposent.
Je trouve l’attitude des VC américains assez moutonnière. En effet, quand un grand du capital investissement dit une chose, il faut le prendre comme parole d’évangile, même s’il enfonce des portes ouvertes. Pour ceux qui on réagit après la présentation de Sequoia, je pense que c’est trop tard, comme le laissait entendre nos intervenants.

Ouriel Ohayon a ensuite abordé un sujet un peu polémique à savoir le rapport parfois conflictuel, entre investisseurs et entrepreneurs. Eric Archambeau a clairement indiqué que les investisseurs ne doivent pas être accueillis comme des messis, ce ne sont que des partenaires qui aident les entrepreneurs à prendre les bonnes décisions. Il prêche aussi pour une certaine distance entre les investisseurs et les entrepreneurs pour avoir assez de recul quand il faut prendre des décisions difficiles. Fred Wilson concède que la relation entre investisseurs et entrepreneurs est parfois difficile notamment lors des situations difficiles notamment par un manque semble t’il de communication des investisseurs vers les entrepreneurs.
Je pense que c’est la clé d’une bonne relation entre n’importe quel partenaire : la transparence et la communication. Mais cela va dans les deux sens…

Quand on leur demande si la crise actuelle va changer les choses, ils répondent presque tous par oui. Ils ne vont pas moins investir au contraire car les valorisations sont moins fortes mais ils vont plus s’occuper de leur portefeuille pour le suivre de plus près. Pour Jeff Clavier, l’année 2009 sera difficile alors que pour Fred Wilson et Martin Varsavsky, personne ne peut savoir ce qu’il va se passer. Pour ce dernier, il a décidé d’investir plus à long terme sur des entreprises qui sont insensibles aux fluctuations à court terme des marchés.
Pour être un peu provocateur, n’a t’on pas entendu le même discours chez les banquiers quand ils disaient qu’ils prêtaient moins…

Enfin Ouriel Ohayon a soumis nos investisseurs au petit jeu des conseils pour lever des fonds et les convaincre. Là une véritable unanimité s’est faite jour résumé par Fred Wilson : envoyez moi un mail avec un lien vers votre service que je puisse tester. S’il m’intéresse je vous appelle. Jeff Clavier ayant toujours la bonne formule pour dire : « Show first, and we wil pitch after »

Un brin provocateur, Ouriel Ohayon a insisté sur le fait de présenter une idée alors que le service n’existe pas et là tire de barrage : on investit pas si tôt, utiliser le love money.

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