La crise : les racines du mal

D’où vient cette crise ? La question va à n’en pas douter surgir dans les esprits dans les semaines et les moins qui viennent. En effet, aujourd’hui cette question n’intéresse personne car on cherche et c’est bien normal comment juguler cette crise ?

D’abord la crise est une composante génétique du capitalisme. C’est un régulateur pour assurer la pérennité de ce système.

Ensuite, l’origine de la crise financière profonde que nous traversons se situe à l’effondrement du mur de Berlin et ses conséquences. En effet, la crise financière que nous connaissons est une crise des contre pouvoirs. Il n’y a plus de contre pouvoirs. Vous êtes obligés d’être capitaliste car il n’existe plus aucun système économique. Donc qui dit que vous êtes capitaliste, vous êtes obligé d’être d’accord en la grande supériorité des marchés qui gèrent tout et régulent tout. C’est là où est l’erreur. Le capitalisme comme tout système économique s’autodétruit s’il n’est pas régulé. C’est là qu’agissent les contre pouvoirs, qu’ils soient économiques ou politiques. La source de nos maux aujourd’hui est tient en une phrase : le laissé faire :

  • On a laissé faire les courtiers en prêts prêter à n’importe qui et surtout à ceux qui n’avaient pas les moyens afin qu’ils génèrent plus de commissions et que les banques génèrent plus d’encours.
  • On a laissé faire les banques d’investissement qui titrisaient (c’est à dire découpaient les crédits pourris en petits bouts pour ensuite les mélanger avec d’autres) de sorte que personne ne savait ce qu’il achetait.
  • On a laissé faire les acheteurs qui achetaient tout et n’importe quoi.
  • On a laissé les promoteurs monter des projets qui n’étaient pas viables

Enfin, les autorités financières mondiales ont mal réagi aux attaques du 11 septembre 2001. Bien sûr que le grand maître Alan Greenspan a bien réagi en baissant les taux d’intérêts pour soutenir l’économie. Mais la question de bon sens que l’on peut se poser est comment a t’on pu laisser les taux durablement bas ? Cà a laissé la porte ouverte à tous les spéculateurs pour monter des projets en empruntant de l’argent puisqu’il était peu cher. Entre parenthèse, on refait les mêmes erreurs en baissant unilatéralement les taux d’intérêts cette semaine. C’est un non sens. D’abord parce que les taux dans les différents pays du monde ne sont pas a même niveau. Ensuite parce qu’injecter des liquidités dans le secteur ne va pas rétablir la confiance. Cela va au contraire faire grossir une bulle de liquidités qui risque d’exploser auto alimentant la défiance des investisseurs.

Pour conclure, il est indispensable que l’économie de marché et les marchés soient régulés. Je suis persuadé que sans règles du jeu et un arbitre puissant, le capitalisme court à sa perte. Il faut donc aujourd’hui non pas des règles qui sont postérieures aux évènements mais qui anticipent, tant que faire ce peut, les évolutions futures. Regardez la SOX qui a été votée après l’affaire Enron. Certes, elle a considérablement encadré les organismes de certification des comptes mais elle a introduit une règle qui amplifie la crise : la market value. En effet, chaque actif doit être évalué à son prix de marché. Or quand le marché baisse, alors les actifs valent moins donc les résultats des entreprises sont moins bons ce qui accentue l’effet de baisse ou de hausse dans le cas inverse !!!!

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