Le capital investissement au secours des PME

Un article dans les Echos daté du jeudi 2 octobre 2008 a retenu mon attention. Dans le second cahier, Entreprises & Marchés, il y avait en première page un article sur le capital investissement. Il était consacré aux statistiques de l’activité de cette industrie. En deux mots, l’activité du premier semestre 2008 par rapport au premier semestre 2007 a ralenti de 20 %, plombé par la fin de LBO géant et du ralentissement de l’activité des fonds LBO. Par contre l’activité vers, je cite, les TPE (CA moins de 50 millions) a augmenté.

Que nous apprenne ces statistiques ?

Premièrement, la fin des grands opérations de LBO où l’on faisait des opérations de mécanos souvent très compliquées très rapidement. Pourquoi ? Simplement, car le robinet des prêts s’est tari. En effet, vu que l’argent n’était pas cher, moins de 2 %, les fonds LBO n’hésitaient pas à lever beaucoup de dettes pour racheter des entreprises, les remettaient sur pied (à quel prix !!!) et les revendaient en faisant des profits considérables. Les banques ne se faisant plus confiance, elles ne prêtent plus et voilà le château de carte qui s’effondre. Pas plus mal, car on va revenir à des valorisations des entreprises plus proches de la réalité.

Deuxièmement, les entreprises francaises, enfin les TPE au sens Les Echos du termes, ont des projets d’investissement et ont besoin de trouver des financements. Bonne nouvelle non ???

Le problème est double : elle sont notoirement sous capitalisées et les banques prêtent moins. En effet, si l’on regarde le ratio Fonds Propres/Dettes, les entreprises françaises ont plus tendance à faire appel au crédit qu’au fonds propres.

3 raisons à cela :

  • l’offre de financement est surbanquarisée en France et les réseaux bancaires sont très puissants ;
  • l’accès à la dette est plus facile, un prévisionnel d’activité, et voilà c’est bon ;
  • une méfiance des entrepreneurs vis à vis des capitaux investisseurs, qui voient en eux de méchants financiers qui veulent mettre la main sur leur entreprise ou tout du moins qui les laisseront pas faire ce qu’ils veulent.

Pour moi aujourd’hui, le développement de l’industrie du capital investissement est indispensable dans notre pays pour renforcer la solidité financière de nos PME (à mon sens du terme cad CA<50 millions d’euros). Par contre, ce développement ne peut passer que par une régionalisation de l’offre. Regardez un peu la répartition géographique de l’investissement : 75 % en Ile de France. Ah notre sacro sainte centralisation parisienne.

Autre point positif dans ses statistiques, c’est que les personnes physiques (1,754 milliards) ont apporté plus aux acteurs du capital investissement que les sociétés d’assurances (1,752 milliards) nettement moins que les banques (2,177 milliards). L’effet défiscalisation ISF ? A n’en pas douter, mais cela prouve bien que si on les incite et on leur explique les français ne sont pas réticences à investir dans les entreprises françaises.

La prochaine étape serait elle l’investissement en direct dans les PME comme Business Angels ? A suivre…

One Response to Le capital investissement au secours des PME

  1. Tim Ramsey dit :

    I recently came accross your blog and have been reading along. I thought I would leave my first comment. I dont know what to say except that I have enjoyed reading. Nice blog.

    Tim Ramsey

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