Scandale de la rémunération des patrons

Vous savez, si vous lisez de temps en temps mes posts que je déteste le consensus mou qui s’installe. Alors ne comptez pas sur moi pour entrer dans le consensus sur ce sujet et au contraire.

Le scandale n’est pas que les patrons partent avec des parachutes dorés, le scandale est qu’on le leur accorde.

D’abord qui honnêtement peut dire non je n’accepte pas un super bonus car j’ai mal fait mon boulot ? Personne.

Ensuite qui accorde ses parachutes dorés ? Les actionnaires, les propriétaires des entreprises. Revenons quelques instants à la réalité des choses. Je sais c’est pas à la mode, mais bon. Qui embauche les patrons ? Les propriétaires des entreprises puisque la nomination d’un patron (dans 90% des entreprises c’est le propriétaire majoritaire) est approuvée au conseil d’administration.

Enfin, pour moi le scandale est que des actionnaires acceptent de telle rémunération et de tels parachutes dorés car ils vont à l’encontre de leurs propres intérêts.

Il est également tout aussi scandaleux de faire la comparaison entre le salaire d’un patron et le salaire d’un ouvrier. J’entends souvent des politiques faire cette comparaison. Elle est aussi idiote que de comparer une 2 CV avec une Ferrari. Qui est la 2 CV et qui est la Ferrari ? A vous de voir. Remettons les choses à leur juste place, il est normal qu’un patron gagne plus qu’un ouvrier, car les responsabilités théoriques sont plus importantes…

Ce qui est choquant est que les actionnaires aujourd’hui n’ont aucune considération pour les entreprises dont ils sont propriétaires. Pour eux, ce n’est qu’une ligne sur un ordinateur. Un patron d’une PME aime ses salariés pour eux mêmes mais aussi car il sait qu’il a embauché les meilleurs et qu’il ne peut pas vendre sa boite comme çà du jour au lendemain pour en prendre une autre. Le salarié a donc toute sa valeur et est chouchouté (enfin les meilleurs quoique) pour qu’il donne le maximum. Dans les grands groupes, les intérêts sont tellement diversifiés tout comme les responsabilités qu’on ne sait à force plus qui décide de quoi et qui est responsable de quoi.

Le vrai drame des entreprises (surtout grandes) est qu’on a détruit le capitalisme familiale. Aujourd’hui, l’actionnariat est détenue par des participations croisées où un petit groupe d’administrateurs décident de l’avenir de plusieurs millions de salariés. C’est parfaitement inacceptable.

Pourquoi ne s’attaque t’on pas à cela ? Tout simplement car ceux qui siège à ces conseils financent aussi les campagnes électorales. CQFD…

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