Part 06 – Art de la levée de fonds

Vous allez me dire, n’y avait il pas que 5 conseils. Eh bien si mais comme Guy est un gars généreux, il nous en offre un de plus pour le plaisir.

Son dernier conseil est d’aller voir un investisseur pour accélérer son développement. Souvent les entrepreneurs cherchent un investisseur quand ils n’ont plus d’argent. Grosse erreur, d’abord parce que l’on ait en position de faiblesse par rapport aux investisseurs ensuite car il est souvent difficile de lever de l’argent quand on en a plus. On ne prêt qu’aux riches c’est bien connu.

Les investisseurs adorent investir quand l’idée est déjà testée et qu’il faut de l’argent pas pour viabiliser le projet mais pour accélèrer son développement. Je reprend ici l’idée développée précédemment quand je disais que les investisseurs aiment bien investir dans les entreprises qui n’ont pas besoin d’argent. Bien sûr il faut que l’argent serve à quelque chose et ce quelque chose est : accélération. L’argent des investisseurs doit servir à booster le développement de l’entreprise et non de la rendre viable.

En conclusion de cette série, si vous l’avez aimé je vous conseille fortement de lire le bouquin de Guy The Art of Start disponible en anglais sur amazon et pour les moins anglophile sur la Fnac en version française.

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Stratégie d’Apple pour les entreprises

Je viens de tomber sur un article très intéressant comparant PC et Mac. Vous me direz, encore nous parle t’il des performances. Perdu, cette fois-ci je voulais parler d’usages.

Dans l’étude annuelle Apple Profile Report 2008 de MetaFacts, on apprend que les Macs sont utilisés essentiellement pour réaliser des sites internet, créer des images, retoucher des photos, des choses très personnelles alors que les PC sont plutôt utilisés pour consulter ses mails, jouer, etc..

De plus, près de 21 % des utilisateurs de Mac l’utilisent en public. La meilleure illustration est de voir les startupers travaillés dans un starbuck à Palo Alto.

L’étude nous apprend également que près de 81 % des possesseurs de Mac achèteront probablement un mac comme second ordinateur… Ca laisse rêveur comme taux de fidélisation !!!!

Elle note également que pendant qu’Apple a consacré ces dernières années toute son énergie au marché des particuliers, le constructeur a délaissé le marché des entreprises. Certains stratèges pensent que c’est délibéré. En effet, ils pensent qu’Apple espère conquérir le marché des entreprises via le marché des particuliers. Un particulier satisfait de l’ordinateur chez lui ne sera t’il pas enclin à s’équiper au bureau. Well done, c’est ce qui m’est arrivé…

La stratégie d’Apple serait donc de convaincre les particuliers pour qu’ensuite ils contaminent les entreprises en demandant à leur patron de leur faciliter la vie en achetant Mac. Intéressant comme théorie, mais qui se heurte malheureusement à la réalité du quotidien. En effet, même s’il est tentant d’implanter un mac dans un environnement dans une entreprise, cela reste une véritable aventure. En effet, même si l’intégration d’un mac dans un réseau d’entreprises ne posent pas de problème en soit, il est souvent difficile de trouver des compétences qui sont capables de paramètrer le système. Ensuite, un certain nombre de logiciel professionnel ne tourne pas sous Mac même si on peut pallier ce défaut en installant Windows sur bootcamp. Mais quand même j’ai pas acheté un mac pour installer un windows dessus. Une solution alternative est l’utilisation de Crossover, mais toutes les applications PC ne fonctionnent pas dessus…

Voilà donc implanter un mac dans une entreprise, surtout petite est un long fleuve tranquille qui nécessite patience et persévérance.

11h30 pour un message

Problème de messagerie vocale sur mon Iphone. En effet, j’ai fait un test. Ce matin j’ai enregistré un message et je viens de le recevoir soit 11h30 plus tard. Ne recevant pas le message, je me suis dit que c’est l’Iphone qui ne fonctionnais pas mais que neni, j’arrivai même pas à accéder à ma messagerie par le 888. Ensuite, l’après midi après avoir pu avoir accès à la messagerie, on m’a dit que je n’avais pas de messages alors que je savais que 2 messages au moins m’attendaient.

Que se passe t’il ? Apparemment en allant sur le forum Orange, je ne serais pas le seul. Rassurant ? Pas vraiment, espèrons que ce n’est qu’un problème passagé. C’est quand même embêtant quand un client vous laisse un message et que vous ne recevez rien…

Part 05 – Art de la levée de fonds

Dernier conseil : trouver le bon investisseur en cherchant parmi beaucoup. C’est en forant plusieurs trous que l’on trouve du pétrole. C’est donc en rencontrant beaucoup d’investisseurs que l’on trouve le ou les bons. Il est important avant de se lancer dans une coûteuse campagne de levée de fonds, de réseauter dans le milieu des investisseurs pour discuter avec eux pour « tâter le terrain ». Si le projet peut les intéresser à ce moment là il est intéressant de prendre un conseil ou de préparer la levée de fonds seul.

Souvent les entrepreneurs décident de lever des fonds une fois qu’ils ont besoin d’argent. Première erreur, car ils sont à ce moment là en position de faiblesse. Il faut discuter avec les investisseurs dès que l’on débute. Il est toujours intéressant de susciter l’intérêt d’investisseurs quand on a besoin d’argent. Vous connaissez le genre humain, il veut ce qu’il n’a pas et ne veut plus de ce qu’il a…

Une partie de travail de l’entrepreneur est non seulement de s’occuper de son entreprise mais aussi de réseauter pour trouver des partenaires (un investisseur est un partenaire).

Part 04 – Art de la levée de fonds

Pour présenter son projet il est important de faire une présentation (souvent sous powerpoint). Ce qui dit Guy est que sans présentation powerpoint on est sûr de se planter et avec on sait au moins que le projet est mauvais…

Souvent les présentations sont longues plus de 30 diapos et ennuyeuse.s Guy, après avoir subit des centaines de présentation, a établit une règle que j’apprécie beaucoup et qui a n’en pas douté va dérouter les investisseurs français habitués à des présentations longues.

C’est la règle des 10/20/30 :

  • 10 pour 10 diapos maximum par présentation.
  • 20 pour la durée de la présentation pas plus de 20 minutes.
  • 30 est la taille des caractères pour qu’ils puissent être correctement visible.

Cette règle est aussi bien applicable pour lever des fonds, mais aussi lors de toutes autres présentations (commerciales, partenariat, projets, etc…)

Pourquoi 10 diapos ? Car un être humain ne peut pas comprendre plus de 10 concepts en une seule réunion. Si on est pas capable de retenir ces 10 diapos, cela veut dire que l’on a pas de projets ou qu’il est mal défini.

Le meilleur plan pour présenter une entreprise à des investisseurs est le suivant :

  1. Le titre
  2. Problème / Besoins non satisfaits sur le marché
  3. Votre solution
  4. Le Business Modèle
  5. La technologie
  6. Le marketing et la vente
  7. La concurrence
  8. L’équipe
  9. Projections financières
  10. Situation actuelle et les étapes du projet

Pourquoi 20 minutes de présentation ? Tout d’abord, car si on respecte la première règle et la troisième règle alors on doit tenir pas plus de 20 minutes, ce qui laisse sur un rendez vous d’une heure 40 minutes pour les questions ce qui est largement suffisant. Enfin, l’attention d’un auditoire ne dépasse pas 20 minutes d’attention.

Pourquoi 30 de taille de caractère ? Cela limite le nombre de points inscrit sur une diapo mais aussi et surtout cela permet de n’inscrire que les points importants. En plus, c’est plus facile à lire pour les lecteurs, surtout s’ils sont au fond de la salle à une large distance.

Cet exercice est extrêmement difficile aussi bien à mettre en oeuvre que de convaincre les entrepreneurs de l’utiliser. Mais je peux vous dire que faire des présentations en utilisant cette méthode est rudement efficace

Part 03 – Art de la levée de fonds

Le troisième conseil de notre ami Guy est la transparence et le professionnalisme dès le début.  C’est ce qu’il appelle le « clean deal ». Un deal propre veut tout simplement dire qu’il faut utiliser les bonnes personnes à la bonne place, qu’il faut être clair sur les contrats, en un mot qu’il faut être professionnel.

J’ai aussi souvent vu comme lui que les entreprises quand elles se créent essayent de trouver des économies partout et souvent sur les dépenses les plus stratégiques. Prenons deux exemples flagrant : le recrutement et le conseil juridique.

Il est important de faire appel aux meilleurs dans chaque domaine. Je me rappelle d’un jour une discussion avec un investisseur américain qui m’a tenu le discours suivant que j’ai retrouvé quelques mois plus tard dans les discours des fondateurs de Google. Quand vous recrutez une personne très qualifiée pour le travail qu’elle doit fournir, il est évident que cette personne recrutera des personnes à son image. Par contre, si vous recrutez une personne moins compétente (et qu’elle le sait) automatiquement elle va recruter des personnes encore moins compétentes qu’elle. C’est ce qu’on appelle chez Google, « A hire A person, B hire C person… »

Vous direz certes les personnes les plus qualifiées sont chères, mais c’est aussi pour cela qu’elles ont beaucoup de valeur pour les investisseurs…

Deuxième exemple est l’utilisation d’avocats. J’ai souvent vu des propositions de pactes d’actionnaires rédigés par des avocats et dans 9 cas sur 10 j’étais capable de dire si l’avocat était spécialisé dans le domaine ou non. Il faut être conscient du fait qu’un avocat fiscaliste ou social, ne sera pas capable de rédiger un pacte d’actionnaire digne de ce nom. C’est pareil pour le droit de la propriété industrielle, etc… C’est souvent un test pour les investisseurs. Savoir qui vous choisissez est souvent un signe de votre professionnalisme ou non.

Pour être professionnel, il faut savoir distinguer l’important de l’accessoire et concentrer ces maigres moyens sur l’important…

Part 02 – Art de la levée de fonds

Deuxième conseil de Guy est de considérer la rencontre avec des investisseurs comme un rendez vous galant. Vous me direz quel est le rapport ? Le même que quand vous voulez trouver un job ou une copine (copain). Vous devez séduire et pas au bout du 3ème rendez vous mais au bout d’une minute à peine.

En effet, en moins d’une minute, l’investisseur saura s’il veut investir dans votre entreprise ou non. Je pense que cela se pratique beaucoup aux US, un peu moins en France où beaucoup d’investisseurs viennent du monde de la banque et sont souvent plus des analystes qu’autre chose…

Guy ajoute un point que je partage à 100%. Ce n’est pas la peine de faire tout une tartine sur l’expérience de l’équipe des fondateurs. En effet, ce n’est pas le passé qui intéresse les investisseurs mais le futur. Il est plus intéressant de faire saliver l’investisseur et de le séduire avec le projet plutôt qu’avec des CV à rallonge ; des certifications et des diplômes ronflant.

En France, beaucoup de gens pensent que si vous avez fait une grande école vous êtes quelqu’un qui saura faire la différence. Attention, nous ne sommes pas dans le monde du recrutement. En effet, je pense que d’avoir un diplôme d’une grande école est plus handicapant pour un créateur que de rien n’avoir du tout.

En conclusion, ce qui intéressant quand on rencontre un investisseur c’est de se concentrer sur le projet & les produits pas sur l’expérience ou le passé…