Articles étiquettés ‘Silicon Valley’
Je suis assez régulièrement le blog de LLM (Loic Lemeur) et je suis tombé sur un billet rédigé par Emmanuel de Saint Bon qui a rencontré Loic et qui a synthétisé en vrac les us et coutumes dans la Silicon Valley. Très intéressant :
- la nécessité ici ” d’être d’ici “.
Pour rebondir sur ce point, c’est vrai que la Silicon Valley est la région des US la plus innovante car elle a réussi à créer un écosystème unique au monde. Aucune autre région dans le monde n’a réussi à créer la même dynamique et pour une raison simple : on a voulu copier le modèle. Or le modèle n’est pas copiable, tout juste adaptable. Prenez l’exemple de Sophia Antipolis qui avait la volonté de développé un Silicon Valley à la française et qui est devenue une enième zone d’activité…
- la gestion du temps est radicalement différente : tout se fait au dernier moment.
Là pour le coup, je suis pas sûr que nous n’ayons pas pris cette “mauvaise” habitude en France. Moi personnellement (c’est sûrement mes origines alsaciennes qui ressortent), j’aime avec peu de rendez vous dans la journée 1 ou 2 (sauf quand je suis en déplacement mais par contre j’aime quand ces rendez vous se tiennent à l’heure et suivant un timing bien établi. C’est souvent agaçant d’aller à un rendez vous qui s’éternise… Souvent quand je demande combien de temps avons nous, les gens sont surpris par la question…
- les entretiens sont directs et courts.
Cà pour le coup, j’aime. C’est vrai qu’en France un rendez vous c’est 75% de blabla et 25% de substance… Allons droit au but et optimisons notre temps, c’est notre seule richesse. Allez j’exagère.
- Prépondérance des échanges oraux et informels.
Je rajouterai, aux US les gens vous font confiance avant que vous la gagnez en France il faut d’abord gagnez la confiance avant de travailler avec les gens… Je crois que la mentalité américaine est plus pragmatique que la nôtre. Revers de la médaille, l’ultra pragmatisme bride l’imagination…
- Le business conditionne tout, toujours, tout le temps.
Zut me serais je trompé de pays ??? Ma vie sociale est souvent rythmée par le business mais quand on est passionné on vit sa passion à fond, même si pour l’entourage c’est pas toujours facile à vivre et surtout difficile à comprendre. Mon credo : on passe la majorité de sa vie au boulot, alors autant faire des choses que l’on aime.
- Flexibilité extrême du travail.
Le rêve peut être mais pas pour tous. La flexibilité va dans les deux sens. Souvent on parle de la possibilité de licencier rapidement. Certes mais cela va de pair avec le fait de pouvoir partir du jour au lendemain et pour un employeur c’est pas toujours simple… Il faut voir les choses dans leur globalité.
- Last but not least : les gens ne se plaignent jamais !
Mais c’est le paradis non ? Le positivisme dans la vie çà fait du bien. Eh oui, il faut être positif dans la vie et arrêter de se regarder le nombril en pleurant sur son sort. Tu veux améliorer ton sort : alors bouge toi…
Le passage en gras sont des extraits du post d’Emmanuel et les passages en italique mes commentaires
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Pour que les startups américaines se développent, il leur faut un carburant essentiel : de l’argent fourni par les capitaux risqueurs. Ces capitaux risqueurs sont bien loin des préoccupations des banques d’affaires de Wall Street plus orientées sur les grandes fusions acquisitions et des introductions en bourse. Seulement, le lien entre capitaux risqueurs et banques d’affaires (dont la Bear Stearn) est plus tenu qu’on ne le pense.
En effet, une partie des fonds collectés par les capitaux risqueurs et gérés au travers de leur fonds proviennent des banques d’affaires. De plus, la sortie la plus rentable pour un capital risqueur, est que l’entreprise s’introduise en bourse. Pas besoin de vous faire un dessin, introduire son entreprise en bourse en ce moment est un vrai suicide (sauf si on s’appelle Visa).
Selon l’article paru dans le Standard de Mark V. Cannice, Dave Epstein un des partenaires de Crosslink Capital de San Francisco explique de la crise des subprimes a des effets indirects sur l’industrie du capital risque dans la Silicon Valley. En effet, le fait que les introductions en bourse soient stoppées nécessite une adaptation des capitaux risqueurs notamment en revoyant les valorisations des startups. Il est impossible aujourd’hui de revenir sur les conditions d’investissement pour les entreprises en portefeuille qui auraient dûe s’introduire sur le marché. Par contre, il est possible de se “rattraper” sur les futurs investissements.
Jon Fisher, qui a vendu son entreprise à Oracle est plus pessimiste. Il prédit une vague de faillite pour les startups du fait de l’accès de plus en plus difficile des entrepreneurs à de l’argent frais.
Que faire alors ? Il est nécessaire que les entrepreneurs revoient leur business models afin de financer une partie toujours plus importante de leur investissement par de l’autofinancement ce qui créera un cercle vertueux. En effet, plus une entreprise est rentable moins elle a besoin d’argent ce qui inverse le rapport de force entre entrepreneur et capitaux risqueurs…
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Pendant qu’en France nous réfléchissons sur le Grenelle de l’Environnement, la famille royale des Emirats Arabes Unis a décidé de dépenser $15 milliards pour que le pays soit à la pointe du développement des cleantech…
Pour ne pas faire les choses à moitié, l’une des réalisations majeures du plan Masdar est la construction d’une ville appelée Masdar City sans rejet de carbone et avec 0 déchets.
Sultan Ahmed Al Jaber, CEO du projet Masdar a tout simplement déclaré pour fixer les ambitions du projet : “Nous avons décidé d’installer la Silicon Valley des énergies renouvelables à Abu Dhabi. Rien que çà.
Le pays souhaite collaborer avec l’ensemble des acteurs mondiaux des cleantech. Pour cela, ils ont crée un fond d’investissement doté pour le début de $250 millions pour investir dans toutes les entreprises souhaitant s’implanter dans le pays.
De plus, toutes entreprises souhaitant s’installer dans la nouvelle ville bénéficiera d’une exemption totale de tax. Al Jaber souhaite attirer toutes les entreprises développant des technologies dans l’énergie solaire, l’énergie éolienne, etc…
Madar City devrait compter à termes 50 000 habitants et l’ensemble des besoins devront être produit dans la ville et le développement, l’exportation de ses technologies assurera la richesse de la ville.
On dit que le monde est en récession et que tout va mal ????
Pour en savoir plus, allez voir sur le site du projet Masdar Initiative.
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Le fonds américain basé dans la Silicon Valley, Kleiner Perkins Caufield & Byers, a annoncé cette semaine la création d’un fond dédié aux entreprises qui développeraient des applications pour l’Iphone. Ce fonds doté de $100 millions investira aussi bien dans des entreprises en early stage que dans le capital développement (soit 10 fois plus que l’investissement de Google dans Android).
Ce fonds appelé Ifund sera géré par l’associé Matt Murphy.
Mise à jour : le lancement de ce fonds correspond au lancement du SDK d’Apple, une coincidence ??? Sûrement pas.
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Un article sur VentureBlog a retenu mon attention, en tout cas le titre. L’auteur David Homik explique notamment pourquoi il aime travailler dans la vallée. Il aime le fait de créer une entreprise à partir d’un coffee shop. Cela me fait penser à une vidéo que j’ai vu il y a quelques semaines sur Jeff Clavier qui faisait le tour de Palo Alto en expliquant pourquoi il avait décidé de créer un incubafund (mot que je viens d’inventer désignant un incubateur lié à un fond). Il expliquait comment les startups se créaient. D’abord, les gars (ou filles) se rencontraient dans un coffee shop. Une fois qu’il avait l’idée, il travaillait pendant des heures dans le même coffee shop équipé de wifi sur une maquette. Puis, il allait voir un Early Stage VC pour lui présenter le projet et ensuite se faire incuber.
Jeff expliquait donc qu’il devait être proche de ses coffee shops pour pouvoir être au coeur de ce brainstorming permanent. Brainstorming + obsession = le succès de la Silicon Valley en tout cas pour le web 2.0.
Cela pourrait donc sûrement expliquer pourquoi la Silicon Valley est en endroit unique au monde qui surpasse tout en termes d’entrepreneuriat notamment dans le domaine du marketing online. Dans ce cas, est il nécessaire de créer des coffee shops wifi en France pour favoriser le développement des startups 2.0 dans l’hexagone ??? Peut être en tout cas ce que le web 2.0 a introduit n’est pas seulement, à mon sens, l’aspect communautaire mais quelque chose qui va nettement plus loin. Je pense qu’aujourd’hui pour créer une startup il est nécessaire d’introduire une notion fondamentale qui est la transparence. Transparence vis à vis des clients mais aussi et surtout vis à vis des employés.
Pour rebondir sur l’aspect des coffee shops (pas au sens hollandais du terme), il pourrait être intéressant de créer en France des endroits open, où les futurs entrepreneurs pourraient passer des heures à échanger online ou offline. Une nouvelle idée de business créer un bar online pour entrepreneurs mais pas seulement…
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