Articles étiquettés ‘investissement’
Chute vous avez dit chute. Oui, cela reste cependant qui reste plus qu’honorable si l’on compare aux chiffres en France. L’investissement des Business Angels (BA) aux Etats-Unis a chuté de 26% en 2008 pour atteindre $19,2 milliards selon l’étude annuelle du Center for Venture Research de l’université du New Hampshire. Si l’on extrapolait ce chiffre à la France en le pondérant par le PIB, cela donnerait un potentiel d’investissement des BA en France d’environ $3 milliards soit € 2,3 milliards. Ca nous laisse rêveur…
Cette baisse n’est pas due à la baisse des tickets moyens d’investissement mais surtout à la baisse du nombre d’investissement en baisse de 24 %.
Selon l’étude, le nombre de BA reste constant autour de 260 500 et essentiellement orienté plutôt sur de l’amorçage avec 40 % de leur investissement. Les secteurs préférés des BA sont la santé (16 %), les logiciels (13 %), la distribution (12 %), la biotechnologie (11 %), l’industrie et l’énergie (8 %) et enfin les médias avec 7%.
L’étude nous apporte aussi un éclairage sur les sorties des BA. Les sorties réalisées par les BA se font essentiellement lors de rachats (70 %), à peine 4 % par des introductions en bourse et 26 % par la faillite…
Je vous avoue que cela fait presque 10 ans que l’étude du CVR de l’université du New Hampshire me laisse rêveur. Peu d’experts le disent mais l’une des bases de la prospérité américaine est les Business Angels. Pensez vous que Google, Apple, Microsoft, Southwest, et même le grand conglomérat General Electric serait les géants qu’ils sont sans l’intervention des Business Angels ? Assurément non. Les BA apportent aux jeunes entreprises les moyens d’assurer leur développement mais plus que çà un véritable conseil gratuit pour éviter les pièges. Imaginez vous que les BA payent pour pouvoir donner des conseils…
Sources :
Catégories : Capital Investissement · Money
Tagué : Business Angel, Business Angels, Capital Investissement, capital risque, investissement
Nouveauté de notre petit Nicolas, pardon Monsieur le Président. Le Président a annoncé qu’il envisageait de doubler le plafond de réduction ISF pour les investisseurs investissant dans les PME. Pour rappel, il s’agit en fait d’une réduction de 75% du montant de l’investissement sur le montant de l’ISF. Actuellement, le plafond est fixé à 50 000 € soit 66 666 € d’investissement. Le projet du Président est de faire passer le plafond à 100 000 € pour un investissement de 133 333 €.
Je trouve que c’est une très bonne nouvelle car les PME françaises manquent cruellement de fonds propres par rapport à nos voisines européennes. Pourquoi ? D’abord car l’économie française est surbancarisée. Pour preuve regardez le nombre d’agences bancaires qui existent et comme il est facile de payer avec une carte bleue. Ensuite car les entreprises françaises distribuent souvent plus que leur homologues européennes peut être parce que le crédit est plus facile.
Drainer l’épargne public directement vers les entreprises, je trouve cela une excellente idée. Je pense que l’on voit naître une nouvelle façon de financer les entreprises. Mais attention, l’investissement dans les entreprises n’est pas un acte anodin. D’abord car on investit de l’argent que l’on a parfois mis des années à gagner. Ensuite parce que l’on peut tout perdre. Enfin, parce que c’est l’une des formes d’investissement la plus risquée.
Par contre il y a un revers à la médaille. En effet, souvent pour éviter de payer l’ISF, certains investisseurs investissent dans n’importe quelle entreprise, au risque de tout perdre.
Il faut aujourd’hui sensibiliser les investisseurs ou les futurs investisseurs à cet investissement risqué. Non pas pour les décourager mais simplement pour les aider à choisir les bonnes entreprises. Donc attention aux conseils qui vous proposent de superbes opportunités d’investissement. Utilisez votre bon sens et votre instinct. Ca été votre meilleur allié dans les affaires, cela le restera dans l’investissement.
Catégories : Entrepreneuriat · Money
Tagué : Business Angel, Business Angels, entreprises, investissement, ISF, non coté
Je viens de lire sur l’excellent TechCrunch France un article sur la création de fonds d’investissement par les sociétés high techs qu’on appelle aussi corporate venture. En effet, Google serait sur le point d’annoncer la création d’un fond d’investissement et que Nokia souhaite injecter $150 millions dans son fond disposant déjà de $100 millions.
Nouveau me direz vous ? Non, au contraire, vieux comme l’industrie du capital investissement. La plupart des grandes entreprises du Dow Jones possèdent leur fond. Si on regarde les statistiques dans Moneytree, on s’aperçoit qu’ils ont toujours été très actifs. Même en France, des corporate venture existent tels que Innovacom pour France Telecom ou Dassault Investissement pour le groupe Dassault Technologie.
Quel est l’intérêt pour les sociétés ? Comme le souligne Ouriel Ohayon l’animateur du site, ces corporate funds ont une stratégie plus industrielle que les fonds d’investissement indépendant. En effet, ils investissent dans les entreprises proches du métier de base de leur maison mère. Intérêt pour le grand groupe, injecter une dose (petite ou grosse) innovation externe ce qui permet aux idées de s’aérer. Intérêt pour les startups : profiter des ressources de leur investisseur et de trouver une sortie tout trouvée.
Je pense que le développement de ces fonds sont très utiles pour revenir aux fondements même du capital investissement qui ces derniers temps a plus investit en fonction d’effet de mode que de réels intérêts industriels. Le principe de base d’un fond est de croire aux fondateurs et à leur projet industriel pas de sortir tout de suite leur calculatrice pour savoir combien ils vont gagner et à qui ils pourront refourguer leur participation quand la mode sera en passe de se terminer… Revenons un peu aux logiques industrielles plus qu’aux logiques financières. Est ce la finance qui dicte l’industrie ou l’inverse ? Moi j’ai mon idée…
On peut même aller plus loin. Ces fonds couplés à des incubateurs peuvent être des machines à spin offs. C’est quoi ce mot barbare. Simplement un angliscisme de plus qui désigne des entreprises créée avec la bénédiction de leur maison mère par des anciens de grands groupes. Intérêt pour le grand groupe : explorer des marchés non matures, trop risqués ou trop éloignés de leur métier de base sans engager trop de moyens, avec une structure légère et surtout sans associer le nom du grand groupe. Intérêt pour les fondateurs, double : si çà marche, gagner beaucoup d’argent et grimper rapidement dans la hiérarchie du groupe ; en cas d’échec : retour à la case départ bien au chaud dans le grand groupe. Belle sécurité non ?
Vous allez me dire quelle peinture idyllique voir un peu trop angélique ? Vous avez raison. Sur le principe, rien n’est plus facile mais que se passe t’il quand çà ne se passe pas bien ? Eh bien comme dans tout business, çà peut se régler à l’amiable ou devant les tribunaux. Je vous répondrai aussi comment çà se passe quand on s’entend pas bien avec son fond d’investissement ? C’est le même cas de figure. Il ne faut pas oublier que tout comme les fonds d’investissement “classique” les corporate funds investissent qu’en minoritaire, ce qui veut dire que les fondateurs ont les mains libres (ou presque) de développer leur business…
Catégories : Management · Money
Tagué : fonds d'investissement, Google, investissement, Management, Money, Moneytree, Nokia, Ouriel Ohayon, TechCrunch
J’ai lu un article paru sur le blog de Guy Kawasaki, qui a un titre très intéressant : How to Change the world. Deux observations sur ce blog. Premièrement, je vous le conseille vivement : le blog et les bouquins qu’il écrit. Ce gars est un homme simple, qui a une grande expérience du monde des startups, il en conseille tous les jours, mais surtout il a un extraordinaire bon sens. Deuxièmement, je trouve que les titres de son blog résume parfaitement les ambitions des entrepreneurs américains. Pour eux, créer une entreprise, cela ne se limite juste à créer une entité, recruter, faire du CA et gagner de l’argent, c’est surtout changer les choses. Cela peut paraitre tout à fait mégalo, mais quand on y réfléchit bien, c’est tout simplement du bon sens. Guy part du principe que les entreprises qui changent le monde sont les seules entreprises pereines car apporter un réel plus au client permet de le fidéliser. Pas bête l’animal… Mais bon çà fera sûrement l’objet d’un autre post…
Revenons à nos moutons : les mensonges des capitaux risqueurs. Dans ce post, Guy rencense les différentes excuses avancées par les capitaux investisseurs pour refuser un dossier. Voici les 6 plus souvent cités :
- J’aime votre société mais le comité ou les associés ont dit non. En d’autres termes, je joue au gentil mais vous ne verrez jamais les méchants…
- Si vous devenez un leader nous vous suivrons.
- Quand vous aurez vraiment démontré votre caractère innovant, nous investirons. En d’autres termes, vous n’avez aucun caractère différenciant des autres…
- Nous aimerions investir mais uniquement en co-investissement. S’ils aiment vraiment pourquoi ne trouvent-t’ils pas les co-investisseurs.
- Nous sommes intéressés par votre équipe. Sous entendu votre idée est mauvaise.
- Nous pouvons vous ouvrir les portes chez nos clients. En gros, ok pour vous recommander mais pas pour investir.
Pour les autres rendez vous sur le blog de Guy Kawasaki
Catégories : Capital Investissement
Tagué : Capitaux risqueurs, Guy Kawasaki, investissement, investisseur