Google vient de lancer sur Android 2.0, son système d’exploitation pour mobile, un nouveau logiciel de navigation gratuit. Eh oui, dans la même philosophie que Google Docs ou Gmail. Suite à ce lancement, les cours de bourse des leaders sur ce marché se sont effondrés.
Là plusieurs réflexions me sont venues à l’esprit.
Tout d’abord l’aspect de gratuité. En effet, à force de sortir des produits gratuits, est ce que Google n’est pas entrain de se couper l’herbe sous le pied ? Imaginons, et cela va arriver un jour que la source de revenus que procure la pub se tarrit. Comment Google pourra t’il continuer à vivre ? La question mérite d’être posée.
Ensuite, je m’aperçois que ce lancement de ce logiciel est la traduction parfaite de la stratégie de Google qui applique une recette vieille de plusieurs siècles qui est celle de Sun Tzu dans l’Art de la Guerre : connaissance du terrain. Ce stratège chinois préconisait qu’avant toute bataille, il faut bien connaître le terrain. C’est ce que Google applique. Prenez le cas de la numérisation des livres ou encore le scan de l’ensemble du net. C’est çà connaître le terrain. Avec leur nouveau logiciel de navigation, il applique la précepte de Sun Tzu au sens littéral.
Enfin, et c’est le but premier de mon post, le devissage en bourse signifie que les analystes anticipent une perte significative de part de marché de la part de Tom Tom ou Garmin. Mais pourquoi çà ? La gratuité ? Sûrement, mais plus que çà, l’innovation. Si vous regardez la vidéo que vous pouvez consulter ici, vous vous apercez que vous faites un bon considérablement dans la richesse des fonctionnalités. Et là, les acteurs en place portent une lourde responsabilité car ils n’ont jamais apporté d’innovation majeure depuis leur bonne idée de mettre une puce GPS couplée aux cartes numériques développées par d’autres. Au lieu d’enrichir considérablement les informations, ils se sont contentés uniquement de se battre sur la mise à jour des cartes ce qui permettait d’augmenter les revenus. Eh oui messieurs une situation de rente ne dure jamais…
On verra si Google s’imposera sur ce marché, mais il est réconfortant de voir que les entreprises innovantes peuvent s’imposer sur les marchés…
Leweb 09 va avoir lieu le 9 et 10 décembre 2009 à Paris. Eh oui vous avez bien lu, une grande manifestation sur le web en France. Bon vous allez me dire, oui mais alors çà va être la communauté française du web qui va se regarder le nombril. Eh bien non, car d’abord la langue officielle du Leweb09 est l’anglais, oui parce que son fondateur Loic Lemeur parle maintenant plus qu’en anglais depuis qu’il est allé s’installer dans la vallée (Loic si tu me lis…)
Le site Leweb annonce 1 800 participants et près de 30 nationalités lors de la précédente édition et nous concocte une brochette de star mitonnée à la sauce franco américaine.
Voici un petit aperçu de speakers annoncés :
Christopher J. Alden, CEO of SixApart Ltd, bon c’est l’an associé de Loic…
Eric Archambeau General Partner of Wellington Partners une pointure dans l’industrie des VC en Europe
Michael Arrington Editor of TechCrunch, gourou assez grande g… du net
Gina Bianchini Co-founder & CEO of Ning, enfin une patronne de startup spécialisée dans la création de réseaux sociaux
Jeff Clavier Founder & Managing Partner SoftTech VC, investisseur en amorçage dans la Silicon Valley qui vient de faire un joli coup en revendant Mint à Intuit pour $ 170 millions
Andrew Fisher CEO of Shazam Entertainment la fameuse application de reconnaissance de musique sur Iphone
Tony Hsieh CEO Zappos fameux site de vente de chaussures qui s’est vendu à Amazon pour $ 850 millions
Robert Scoble American blogger, technical evangelist, and author, blogueur remarquable et très introduit dans le monde de la high tech dans la vallée
Marissa Mayer Google Vice President, Search Products & User Experience Google. Besoin de présenter Marissa ? Une tête bien pleine et ravissante
Gary Vaynerchuk Wine Library TV un phénomène du web qui présente un videoshow sur le vin online. Prestation époustouflante au dernier Leweb.
et bien d’autres
Je regrette quand même l’absence pour l’instant de Guy Kawasaki ou de Seth Godin.
Il faut quand même rendre à césar ce qui est à césar, cette manifestation n’aurait jamais pu voir le jour sans le travail de Geraldine Lemeur, véritable cheville ouvrière de la manifestation.
Vous voulez en savoir plus, voici une des vidéos de l’an dernier :
Pour les inscriptions, Geraldine a mis en place un système de yield management comme dans les avions. Plus tu achètes ton billet tôt moins tu payes. Actuellement, le prix du billet est à € 995. Une somme me direz vous oui mais c’est moins cher que de prendre l’avion pour voir chacun individuellement… Réservez donc dès maintenant : http://www.leweb.net/register
Vais je y aller ? En fonction de mon emploi du temps : oui.
Google a annoncé sur son blog Google Apps, qu’il avait crée une webapps qui permettrait de transformer des images en texte. Il semblerait que Google teste cette application et qu’elle soit encore perfectible. Car selon Lifehacker, la conversion ne fonctionne pas à tous les coups et quand çà marche le résultat semblerait moyen.
Si Google le perfectionne c’est un pas de plus de Google vers la gestion de données. Après Google Wave encore une application qui va faire suer les européens que nous sommes…
Il faut bien sûr tempérer tout çà car des outils existent déjà mais restent confidentiels au regard de la puissance de Google.
3 entreprises high tech occupent le devant de la scène médiatique depuis quelques semaines. Mais me direz vous, elles l’occupent depuis des années. Certes, mais il est frappant de voir ces derniers temps, une convergence de plus en plus grande entre les géants de l’informatique (Microsoft se rapprochant de Yahoo pendant que Google officialise son divorce avec Apple…)
Certains y verront un effet de la crise. Peut être mais je pense au contraire que c’est plus un phénomène structurel, qu’un effet conjoncturel. Certes la conjoncture n’aide pas notamment pour Microsoft ou Yahoo, mais Apple et Google sont en pleine forme au vue de leurs derniers résultats financiers…
Je pense en effet que ce phénomène de rapprochement entre online et hardware était incontournable. Pourquoi ? Prenons le cas de Google. Après avoir misé sur des applications online (moteur de recherche, mails et google docs), Google a lancé une offensive sur le offline. Indispensable pour être présent sur tous les segments du marché. Sûrement.
Or pour se lancer sur le offline, Google a donc choisi d’emprunter exactement le même chemin qu’Apple des dizaines d’années avant à savoir maitriser l’OS pour pouvoir lancer de nouvelles applications offline et donc concurrencer l’ensemble des éditeurs de logiciels… Première cible : Microsoft. Un différence notable pour l’instant dans la stratégie de Google. Ce dernier reste à l’écart du hardware. Mais a t’il le choix ? Même si Google a une trésorerie pléthorique, il serait suicidaire pour eux de se lancer sur 2 segments de marchés aussi capitalistiques. De plus, cela multiplierait les concurrents potentiels donc le risque d’alliance. Dangereux pour Google.
Donc Microsoft fait le chemin inverse. Peut être croiseront ils les gars de Google ? Microsoft en voulant se rapprocher de Yahoo et en voulant lancer Office 2010 en SaaS, fait un incursion notable sur le online. Ce qui est suprenant est que Microsoft n’est pas allé jusqu’au bout de sa stratégie hardware qu’elle avait initié en lançant sa console de jeux Xbox. C’est d’autant plus surprenant que c’est pourtant une sacré réussite. Non seulement Microsoft a réussi à s’imposer sur ce marché comme l’un des leaders mais il a également permis à Microsoft de se positionner sur le marché des langages de développement avec des outils qui concurrencent ceux d’Apple. Dommage d’ailleurs que Microsoft n’est pas continué son offensive dans le hardware quand on voit la réussite de la Microsoft Surface table multimédia qui va connaître à n’en pas douter un succès phénoménal dans les années avenir…
Pour moi ce qui fait le succès d’Apple, et aussi le fait que j’apprécie énormément les produits Apple est la complémentarité parfaite entre le hard et le soft. Tout le monde se demande qui commande qui : le hard ou le soft ? Chez Apple c’est le hard et je pense qu’ils ont raison. C’est les possibilités techniques des composants qui défini les softs et pas l’inverse. C’est comme construire une maison sans connaître les spécificités des produits employés pour la construire.
La question aujourd’hui est de savoir qui peut aujourd’hui prendre le risque de refaire ce qu’Apple a fait en son temps à la naissance de l’informatique. Cela va à l’encontre de tous les principes de convergences qui sont édictés par les gourous de l’internet…
On se demandait lequel des acteurs majeurs (Nokia, Motorola, Samsung, LG ou encore Ericsson Sony) suivrait le premier les traces de HTC en intégrant Android dans son nouveau smartphone.
Le grand gagnant est coréen et c’est LG. Non perdu, Samsung.
Vous voulez plus d’infos et bien vous avez le choix entre 2 vidéos. L’une muette et l’autre barbante avec une voix monocorde…
Celle du site : Tinhte.com
Celle du site MobileGazette
Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est pourquoi Samsung met à disposition des téléphones pour que d’autres fassent des vidéos de qualité plus que discutables au lieu de faire des vidéos “corporate” qui seraient certainement de meilleure qualité…
Robert Scoble interview Guy Kawasaki notamment sur son nouveau bouquin. Interview très intéressante dont j’ai retenu deux choses. Première chose, ce n’est pas parce que vous offrez des boissons gratis et que vous donnez de la nourriture saine à vos employés comme Google que vous êtes Google. Deuxième point important, Guy insiste sur un point : prendre soin de ses clients est plus important que n’importe quoi. Il cite notamment que le succès de Microsoft s’est notamment construit sur le fait que Bill Gates c’est occupé de ce que voulait les clients à savoir : utilisation simplifiée de l’ordinateur et les clients ont adhéré.
Je suis tout à fait d’accord avec lui. Je rajouterai simplement que depuis que Microsoft ne fait plus aussi attention à ces clients il perd de son influence et de ses parts de marché.
Le troisième conseil de notre ami Guy est la transparence et le professionnalisme dès le début. C’est ce qu’il appelle le “clean deal”. Un deal propre veut tout simplement dire qu’il faut utiliser les bonnes personnes à la bonne place, qu’il faut être clair sur les contrats, en un mot qu’il faut être professionnel.
J’ai aussi souvent vu comme lui que les entreprises quand elles se créent essayent de trouver des économies partout et souvent sur les dépenses les plus stratégiques. Prenons deux exemples flagrant : le recrutement et le conseil juridique.
Il est important de faire appel aux meilleurs dans chaque domaine. Je me rappelle d’un jour une discussion avec un investisseur américain qui m’a tenu le discours suivant que j’ai retrouvé quelques mois plus tard dans les discours des fondateurs de Google. Quand vous recrutez une personne très qualifiée pour le travail qu’elle doit fournir, il est évident que cette personne recrutera des personnes à son image. Par contre, si vous recrutez une personne moins compétente (et qu’elle le sait) automatiquement elle va recruter des personnes encore moins compétentes qu’elle. C’est ce qu’on appelle chez Google, “A hire A person, B hire C person…”
Vous direz certes les personnes les plus qualifiées sont chères, mais c’est aussi pour cela qu’elles ont beaucoup de valeur pour les investisseurs…
Deuxième exemple est l’utilisation d’avocats. J’ai souvent vu des propositions de pactes d’actionnaires rédigés par des avocats et dans 9 cas sur 10 j’étais capable de dire si l’avocat était spécialisé dans le domaine ou non. Il faut être conscient du fait qu’un avocat fiscaliste ou social, ne sera pas capable de rédiger un pacte d’actionnaire digne de ce nom. C’est pareil pour le droit de la propriété industrielle, etc… C’est souvent un test pour les investisseurs. Savoir qui vous choisissez est souvent un signe de votre professionnalisme ou non.
Pour être professionnel, il faut savoir distinguer l’important de l’accessoire et concentrer ces maigres moyens sur l’important…
Saviez vous que Apple, dès 2004 a lancé ITunes U ? Non, eh bien j’avoue que moi non plus. Quesaquo ? En fait, il s’agit d’une librairie audio à destination des étudiants où Shakespeare cotoie Britney Spears.
Imaginez vous que vous devez payer €9,99 pour un album de Britney alors que la lecture d’une oeuvre de Shakespeare est gratuite. Qui dit que la culture n’est pas à la portée de tous ?
J’ai trouvé cet article du Mercury News très intéressant notamment quand l’auteur John Boudreau explique que l’audience de ITunes U est très disparate. Bien sûr il est composé en majorité d’étudiants mais également d’un pêcheur d’Alaska, d’un chauffeur routier, etc… Souvenez d’un slogan d’un distributeur de biens culturels bien connu chez nous : “la culture à portée de tous”, se pourrait être aussi le slogan de ITunes U.
Je me demande souvent pourquoi les œuvres classiques ne rencontrent pas beaucoup de succès en France en audio. Est ce un problème d’offre ou un problème de demande ? Je pense pour ma part que l’explication est à trouver du côté du monde de l’éducation qui prônent la lecture plus que la culture. Moi je trouverai cela très intéressant de proposer à tous les livres de Rabelais ou de Montaigne ou encore les pièces de Molière gratuits en audio sur ITunes U ou toute autre plateforme. Je suis persuadé que çà ne dévaloriserait pas la culture au contraire, cela ferait venir à la culture des personnes qui n’auraient probablement jamais ouvert un bouquin…
Les temps changent. Souvenez vous il y a quelques années en arrière, la guerre que se menait Microsoft et Apple. Il faut dire que Bill et Steve ont toujours été rivaux. Aujourd’hui que de changements. Bill Gates s’est retiré de Microsoft et Steve Jobs a rendu compatible l’univers Mac avec le monde PC.
Autre signe de changement, dans sa note trimestrielle aux autorités boursières, Steve Balmer reconnait que la stratégie d’Apple d’intégrer Soft et Hard est une stratégie gagnante. Voici un revirement complet. En effet, quand on sait que Microsoft était le chantre de la segmentation : “nous fabriquons des logiciels et les industriels fabriquent les ordinateurs”. Bien sûr les liens entre les deux étaient étroits mais aujourd’hui la donne à changer.
Pourquoi ce revirement ? Déjà parce que Microsoft perd des parts de marché dans le monde des ordinateurs. Ce phénomène s’explique par la volonté croissante des entreprises d’utiliser l’open source plus seulement dans l’univers des serveurs mais aussi dans les suites bureautiques (cf le succès d’Open Office). Combiné à cela, l’intérêt de plus en plus croissant des entreprises pour l’équipement en mac jugé plus robuste et donc moins cher à l’exploitation à termes.
On peut également expliquer ce revirement de Microsoft car ils ont eux aussi expérimenté le couple Hard et Soft dans le domaine des jeux et donc ont compris que le mix des deux permet, non seulement de verrouiller le marché, mais aussi et surtout de tirer le meilleur des deux. En effet, la conception de hard suit des spécifications du soft et inversement.
Pour moi le vrai problème de Microsoft, n’est pas de devoir fabriquer des ordinateurs mais de changer son identité et sa culture d’entreprise. En effet, aujourd’hui, l’industrie informatique est entrain de muter vers un environnement plus ouvert et moins verrouillé. Pour gagner de l’argent aujourd’hui, il faut mettre en commun les moyens pour développer à plusieurs les logiciels. Regardez comment se développe des logiciels comme Open Office, c’est du logiciel libre où toute l’intelligence est mise en commun.
De plus, le succès grandissant des SaaS oblige également de proposer à Microsoft une offre dans ce domaine. Google a dans le domaine bousculé les positions établies.
La mondialisation de l’économie et l’arrivée de géants comme l’Inde ou la Chine dans les années à venir va, à n’en pas douter, accélérer le processus.
Tesla, l’une des startups les mieux financées dans le monde du green business, a annoncé le prix approximatif de son concept car : $100 000 (environ € 65 000). Cher vous me direz ? Je trouve pas trop. Prenez n’importe quelle sportive haut de gamme et vous verrez que vous çà chiffre vite. Vous me répondrez que çà dépend de la performance de la voiture. Certes, d’après les chiffres avançés par le constructeur, la voiture passerait de 0 à 100 m en 3,9 secondes et parcourrait 350 kilomètres en une charge, suffit pour frimer à Los Angeles ou à Miami.
Le challenge est d’autant plus ardu que la société n’est filiale d’aucun des grands constructeurs de la planète que de multiples questions se posent : le prototype est il au point ? La voiture pourra t’elle tenir ses promesses ? La société aura t’elle les moyens de produire industriellement la voiture ? La technologie électrique est elle la technologie la plus aboutie ?
Concernant le financement, Martin Eberhard a réussi à convaincre nombres de millionnaires et milliardaires de la Silicon Valley d’investir dans son entreprise. Comme si cela ne suffisait pas, il a eut une idée brillante : achetez (et payez) votre voiture aujourd’hui et recevez là quand elle sera au point et produite…
Vous me direz que que çà va être un flop. Eh bien détrompez vous il y a une liste d’attente de plus de 1 000 personnes soit 1 000 X $100 000 = $100 000 000. Voilà comment trouvez de l’argent.
Parmi les 1 000 que des inconnus tels que Georges Clooney, George Foreman (ex boxeur), Larry Page & Sergei Brin (fondateur de Google), Arnold Schwarzenegger (gouverneur de Californie), Jenny Mc Carthy (starlette d’Hollywood), Matt Damon (acteur), Will.Iam (chanteur des Black Eyes Pees), Jay Adelson (fondateur de Digg), Steve Juvertson (capital risqueur), Dean Kamen (fondateur de Segway), Micheal Dell( fondateur de Dell Computer).
Je me pose alors la question, il est très hype d’avoir son Iphone à LA, faut il maintenant avoir sa Tesla ???
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