Depuis 2006, Brickhouse “l’incubateur d’idées” de Yahoo! a permis la mise sur le marché de produits et services novateurs. Basé à San Francisco, il permet à Yahoo! de mettre à disposition de ses employés les plus entrepreneurs et créatifs, des ateliers au sein desquels ils peuvent s’exprimer librement et soumettre des idées de nouveaux produits à lancer. Environ 200 idées sont proposées chaque mois. Les objectifs de cette initiative consistent à insuffler davantage la culture de l’innovation au sein de la compagnie, à améliorer l’image et la réputation de Yahoo! et enfin à concurrencer son principal rival Google en amenant rapidement de nouvelles idées et produits sur le marché.
Cet incubateur d’innovations permet en effet de réduire le temps qui s’écoule entre l’émergence d’une nouvelle idée et son entrée sur le marché. Il anticipe et analyse les réactions du client puis lance rapidement le produit. C’est en février 2006 que Brickhouse a exposé son premier produit Pipes, un logiciel libre accès qui a fait fureur auprès des bloggers, en particulier pour sa facilité d’utilisation. Concrètement, il s’agit d’un service web2.0 pertinent qui propose d’agréger des fils RSS (contenus, vidéo, moteurs de recherche…), d’établir des filtres (temps, thématiques) et d’obtenir son fil personnalisé, voire une application pour les plus inventifs. “BravoNation” fait aussi partie des produits lancés avec succès.
Cet initiative rappelle combien il est important, pour toute entreprise, de favoriser l’innovation au quotidien dans ses équipes. Souvent associée au marketing et à la R&D, l’innovation est aussi un levier pour réaliser des gains de productivité et maintenir la performance des entreprises.
Cela montre également, comment les entreprises plus “brick and mortar” vont gérer l’innovation. En effet, je pense que les entreprises web 1.0 et 2.0 sont entrain de changer la règle dans l’innovation. Il s’agit en effet, de faire participer les clients et les partenaires à la conception des produits, puis de les lancer très vite même en version alpha (premier prototype) puis ensuite de recueillir en permance l’avis des clients pour améliorer le produit.
Je pense aujourd’hui qu’il faut abandonner la notion de lancement de produits très aboutis puis de lancer des mises à jour tous les ans ou tous les deux ans. Non aujourd’hui, on lance un produit en alpha, puis 6 mois après la version béta, puis ensuite la version définitive où l’on introduit la notion de business modèle et ensuite on créer des produits et services dérivés tout en oubliant pas d’améliorer de façon continu le produit.
Cette stratégie a deux avantages majeurs :
on lance rapidement un produit ce qui permet de répondre à la demande croissante de nouveautés des clients
on garde le contact avec les clients en formant des communautés ce qui permet de mieux répondre à leur besoin et donc qu’ils achètent plus.
Stanford est un terreau très favorable pour la création de startups. Vous savez quelques startups sont nées là-bas comme Sun, Yahoo ou encore Google. Comme si c’était encore trop difficile, l’université de Stanford a décidé de faciliter le financement des bonnes idées en en créant un fond d’amorcage SSE Ventures.
Comme aux Etats Unis et surtout à Stanford, on ne fait pas les choses à moitié, le fonds sera tout simplement doté de $13 millions.
Les tickets varieront entre $50,000 et $100,000 et seront uniquement investis dans des projets portés par les étudiants de l’université.
De plus, SSE Venture veut multiplier les connections avec les VC de la valley et vont notamment intégrer dans leur board : Fonders Fund, Charles River Ventures et quelques Business Angels.
On peut raisonnablement penser que ce fonds sera à l’origine de quelques belles pépites et stars de NASDAQ dans quelques années.
Melissa Chang vous la connaissez ? Non, et bien n’hésitez pas à aller visiter son blog qui est riche de conseils pour les entrepreneurs. Melissa est la créatrice et la directrice d’un incubateur internet à Boston : Pure Incubation.
Dans un article écrit dans le Standard, eh oui toujours aussi riche le nouveau Standard, elle explique que la récession américaine est la meilleure période pour créer des entreprises. Cette idée m’a tout de suite fait penser à l’histoire de Google. Souvenez vous que le décollage de Google s’est fait après l’explosion de la bulle internet et que l’une des clés du succès de l’entreprise est que Google a pu recruté du personnel à des coûts raisonnables car beaucoup de startups et même de grands groupes technologiques licenciaient suite à l’explosion de la bulle.
Dans son article, Melissa voit 5 raisons pour lesquelles, créer son entreprise aujourd’hui est une vraie chance pour l’avenir :
Récession => économies. La récession force les entrepreneurs a être économes. Commencer avec un capital limité obligent les entrepreneurs à faire attention à la moindre dépenses et donc mettent en place un vrai système de contrôle des dépenses. Cela oblige également les entrepreneurs à faire preuve d’inventivité et de mettre en place des reportings précis pour contrôler l’entrée de cash et la sortie. Une bonne chose pour les capitaux risqueurs ensuite…
Récession => tester 2 fois son idée. La récession oblige les entrepreneurs à s’y reprendre à 2 fois avant de se lancer. Ils doivent passer plus de temps à tester l’idée avant de créer leur entreprise. Quand l’argent coule à flot, il n’est pas difficile de trouver de l’argent et de donner l’illusion que l’idée est bonne alors qu’elle ne l’est pas. L’argent masque souvent la faible qualité des idées. Avant de se lancer, les entrepreneurs doivent se poser quelques questions telles que : Y a t’il un marché, même si les clients réduisent leur consommation ? Ai je assez de capital de départ pour assurer le financement de l’entreprise sans lever des fonds ? Les avantages de mes produits/services sont ils aussi bon dans un moment de récession économique ?
Récession => liens de l’équipe resserrer. La récession resserre les liens dans les équipes. Comme il est plus difficile de changer de travailler, si l’on offre une qualité de travail sans forcément offrir des ponts d’or aux salariés, ceux ne seront pas enclins à aller voir ailleurs où c’est pire. Prenez l’exemple de Google (cf un plus haut)
Récession => donne un temps d’avance. La récession permet de prendre de l’avance. Si l’idée est bonne (donc elle a été testée), il ne faut hésiter à se lancer. Pourquoi ? Tout simplement car en période de récession, peu d’entrepreneurs se lancent. Donc si vous vous lancez, vous aurez une longueur d’avance sur vos concurrents. Cela se vérifie aussi bien sur le marché que vis à vis des capitaux investisseurs. Si vous avez testé le concept et gagné de l’argent pendant la récession, il n’y a aucune raison pour que vous ne leviez pas de fonds et dans des conditions nettement meilleures. Think & Be different….
Récession => révèle la qualité des entrepreneurs. Créer son entreprise en plein “marasme” économique, permet de révéler les qualités intrinsèques de l’entrepreneurs. Souvenez vous de la maxime : “c’est dans les pires moments de la vie que l’on reconnaît ses vrais amis”. Eh bien vous pouvez utiliser cette maxime dans l’entrepreneuriat : “c’est dans les périodes de difficultés d’une entreprise que l’on reconnaît la qualité de son management“. Pas mal comme maxime non ?
Google a perdu sa bataille qui l’opposait à Verizon Wireless dans l’obtention du Block C sur les fréquences wifi de 700 Mhz. En effet, l’opérateur Verizon a obtenu cette licence pour la modique somme de $4.6 milliards. Cette licence permettra à l’opérateur de déployer ce réseau au niveau national.
Tout le monde semble content :
Verizon car il évite que Google devienne opérateur,
Google car il économise plusieurs milliards de dollars,
les investisseurs qui applaudient l’échec de Google, car les profits de ce dernier serviront plus à payer des dividendes que de financer une diversification qui leur semblent hasardeuse.
Ce réseau permettra à Verizon mais aussi aux éditeurs de contenus et de solutions logicielles, comme Google, d’améliorer l’accès des consommateurs aux contenus sans fils. C’est également un bonne chose pour les constructeurs de terminaux mobiles qui pourront vendre des produits à plus forte valeur ajoutée pour permettre d’accéder au mieux aux contenus. Là encore, c’est coup double pour Google, qui via son projet Androïd devrait profiter de ce déploiement, même si les dirigeants de la firme aurait bien voulu le maîtriser.
Il semble donc que la stratégie de diversification de Google, vers le métier d’opérateur, se solde par des échecs successifs (cf projet wifi à SF notamment). A croire, que la segmentation entre opérateurs, constructeurs de terminaux, fournisseurs de contenus et fournisseurs de solutions logicielles restent toujours de mise malgré la volonté des leaders de chaque créneau de manger dans la gamelle du voisin… Ah les gourmands !!!!
Une étude de la société M:Metrics confirme que près de 85% du panel de 10 000 personnes utilisent régulièrement l’Internet sur leur Iphone. Ce ratio est à rapprocher des 58% des possesseurs de smartphone qui surfent sur Internet. De plus, les utilisateurs d’Iphone utilise plus souvent le moteur de recherche Google qui est par défaut sur le navigateur que pour les utilisateurs de smartphone.
Ce qui explique ce succès, c’est le fait qu’Apple n’a pas utilisé la même voix que ces conccurents. Ca vous étonne ??? Elle a crée une nouvelle façon de naviguer grâce à Safari mais surtout grâce à l’utilisation de l’écran tactile et de l’utilisation de ses doigts ce qui évite de chercher le stylet partout. On perd pas ses doigts non ???
Google, le célèbre moteur de recherche a annoncé il y a quelques semaines qu’il honorerait la promesse faite à ses actionnaires en 2004 lors de son entrée en bourse : réserver 1% de ses revenus pour “contribuer à la construction d’un monde meilleur”.
Google.org ou DotOrg est l’institution créée par Google destinée à financer des projets dont l’impact est d’intérêt social. La particularité de cette institution est qu’elle finance aussi bien des projets à caractère humanitaire sous forme de bourses que des entreprises sous forme d’investissements au capital. Elle agit ainsi à la fois comme un généreux donateur et comme un capital risqueur.
Google.org a cinq axes stratégiques d’action :
Predict and Prevent, finance des projets de santé publique.
The missing middle est axé sur le développement économique des classes moyennes. Ce projet finance la croissance de petites entreprises dans des pays en développement
Information for all est destiné à aider les gouvernements de pays en développement à améliorer leurs services en finançant des campagnes de diffusion d’information.
Le financement d’entreprises développant des projets d’énergie propre.
En fin Google.org travaille sur l’accélération de la commercialisation des véhicules électriques.
Ces cinq axes sont ceux qui correspondent le mieux aux valeurs de Google. Le choix de financer aussi des projets à retour sur investissement est très important pour Google. Google a une très forte culture de l’entrepreneuriat et pense que mettre du cash sur la table n’est pas toujours la solution la plus appropriée. La notion d’investissement plutôt que de don permet selon Google de responsabiliser le porteur de projet ce qui peut le rendre plus efficace.
Même si les budgets de la fondation Google (175 millions de dollars) sont encore très faibles comparés à ceux de la fondation Gates (70 milliards de dollars) l’ambition des créateurs de Google (Sergey Brin et Larry Page) est qu’un jour l’institution Google.org éclipse Google en terme d’impact mondial.
Comme vous le savez déjà, chez Google on fait pas les choses à moitié. On lance des services gratuits (Google Docs par exemple), on dit qu’on a la meilleure technologie du monde (cf Interview de Serguei Brin), on gagne des milliards avec une idée toute bête, enfin bref on fait pas les choses comme les autres. Sauf quand il s’agit de contrer une manoeuvre qui pourrait remettre en cause la suprématie de Google.
Vous allez me dire mais de quoi il parle ??? En fait, je parle d’une interview qu’a donné Eric Schimdt, patron de Google sur la fusion Microsoft - Yahoo. Il n’y va pas avec le dos de la cuillère, il proclame tout simplement que cette fusion qu’il appelle Microhoo va tout simplement tuer l’internet.
J’ai trouvé cette information sur un article de wired (Eric Schmidt: MicroHoo Deal Could ‘Break’ the Internet) qui résume et commente l’interview accordée par Eric Schmidt à Russ Mitchell dans Portfolio. Une des remarque de l’article de wired est très intéressante. Il reprend l’un des arguments de Schmidt pour critiquer la fusion pour dire que l’Internet est aujourd’hui un monde ouvert et que Microsoft risque de mettre en danger cela en mettant la main sur Yahoo. Betsy Schiffman la bloggueuse de wired de noter qu’il est assez surprenant d’entendre Google s’ériger en chantre et défenseur de l’ouverture alors que l’entreprise cultive un art du secret maladif.
C’est ce qui s’appelle se prendre un effet de boomerang
Vous voulez savoir pourquoi l’économie américaine et plus dynamique que l’économie européenne. Regardez le slideshow ci-dessous vous aurez un début d’explication. Edifiant !!!!!
Après avoir stocké vos données personnelles, Google s’attaque désormais à vos données médicales. Selon le blog de wired Epicenter, Google a lancé un programme appelé Google Health. Ce programme s’adresse aux patients de la Cleveland Clinic. Il a pour objectif de stocker les données médicales des patients qui pourront être consultables par les différents médecins de n’importe où, online of course.
De nombreuses questions restent en suspens, comme la propriété des données ou encore l’accès à ses données… A n’en pas douté que nos élites françaises vont organiser un nouveau levée de bouclier face à l’impérialisme de Google. Mais au fait, messieurs où en est le dossier médical informatisé du patient. Une nouvelle arlésienne ???
Cette information prouve bien une chose. Pendant que nous réfléchissons, Google agit. Un exemple à suivre… A n’en pas douter, Sarkozy suit l’exemple avec plus ou moins de réussite…