Fondation + Association de Business Angels + Université = Option fund.
Vous prenez un responsable de la cellule de valo de l’Université d’Arizona et le président de Desert Angels avec un soupçon de fondation Kauffman pour l’entrepreneuriat et vous obtenez un fond de pré-amorçage doté d’une enveloppe de $600 000. Vous me direz pas grand chose pour un fonds d’investissement. Normal ce n’est pas un fonds d’investissement.
Le principe consiste à identifier des projets innovants et à fort potentiel dans les labos de l’université d’Arizona, de les sélectionner et d’investir des tickets de $25 000 à $50 000 pour aider l’équipe de recherche à faire la preuve du concept ou à construire un prototype.
L’objectif est que chaque partie soit gagnante et puisse retrouver ses “billes”. Comment ? Simplement, les BA et la cellule de valo prennent une option sur la future entreprise ou sur les résultats des recherches en fonction des progrès. La fondation Kauffman, elle, n’a pas de but lucratif donc est plus intéressé par le résultat du modèle pour qu’elle puisse ensuite l’essaimer
Ce projet doit donc permettre une meilleure valorisation des projets universitaires pour éviter de voir trainer dans les tiroirs des universités des innovations majeures…
Pour le moment, un seul projet a été financé mais l’objectif pour 2008 est d’en financer 4
Je trouve l’idée excellente. Au delà de l’aspect financier qui est important, on ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche, mais pour moi la vraie innovation est l’entrée de BA dans les labos. C’est une révolution. Il est assez difficile de faire entrer des chefs d’entreprises dans les laboratoires. Le fossé culturel est énorme même aux Etats-Unis. Les uns pensant que les autres ne sont intéressés que par les profits et l’exploitation des salariés (vous avez compris que je parle des chercheurs parlant des BA) et les autres pensant que les uns sont uniquement payés pour chercher et pas pour trouver. Une collaboration entre les deux est extrêmement utile car souvent les patrons de spin offs des universités se trouvent bien dépourvu quand ils entrent dans la “vraie” vie en dehors de leur cocon douillet de l’université.
De plus, je pense que ce projet répond bien aux besoins de plus en plus criant des entrepreneurs qui cherchent du financement d’amorçage ou de pré-amorçage et qui ne trouvent pas notamment en France en raison du développement plus qu’embryonnaire des BA.
Quand verra-t’on une université française se lancer dans la même aventure ? C’est pas demain la veille !!! Mais ne pourrait-on pas commencer par des rencontres chefs d’entreprise - chercheurs sur des thématiques. Ca existe déjà sûrement, non ?!?!?
Le Council for Entrepreneurial Development (CED) a lancé il y a quelques semaines un site ressource pour entrepreneur. Ce site Startups247 (247 pour 24 h et 7 pour 7 jours) regroupe des articles de professionnels qui sont classés en 3 types : Bonnes Pratiques, Concepts clés, Nouvelles tendances. Pour chaque type, il existe un petit logo très didactique.
Le site se divise en 5 sections ce qui correspond peu ou prou aux sections d’un Business Plan à savoir :
Conseils aux Entrepreneurs
Financement et levée de fonds
Ventes et Marketing
Ressources Humaines
Plan opérationnel
Attention, ce site est réalisé par des américains pour des américains. Il faut donc faire attention notamment concernant les articles techniques tels que la check list pour la création d’entreprises.
J’ai testé rapidement, et j’avoue que les articles sont des qualités assez inégales. Je crains que si ce site n’est pas suffisamment animé, il rejoigne les sites annuaires qui fleurissent depuis 1996…
Rien n’est pire pour un investisseur que d’écouter un entrepreneur faire une présentation de son idée au travers d’une présentation très compliquée.
Tout d’abord, une présentation trop compliquée donne le sentiment aux investisseurs qu’ils sont stupides. Il est très facile de compliquer les choses. Tout d’abord en entrant dans les détails. Ensuite en faisant des démonstrations très détaillées, enfin en faisant des démonstrations interminables.
En général, les investisseurs n’investissent pas dans les projets qu’ils ne comprennent. Pourquoi ? Tout simplement car les chargés d’affaires ont des patrons qu’il faut convaincre. Or si le chargé d’affaires n’est pas convaincu car il a pas bien compris, comment voulez vous qu’il convainc son patron ????
Certains diront que les investisseurs sont stupides, moi je dirais plutôt qu’ils sont “fainéants”. En effet, ils recoivent tellement de dossiers qu’ils n’investissent que dans les dossiers qu’ils comprennent facilement. Donc, lors de la présentation, il faut être clair et concis pour que l’investisseur puisse se faire une bonne idée de l’ensemble du projet.
Les meilleurs présentations sont celles qui sont simples, directes et surtout logiques. Pour se faire financer, il faut que dans la première présentation qui dure souvent pas plus de 20 minutes, l’entrepreneur explique le problème qu’il a identifié, la façon dont il va le résoudre (le produit), le marché sur lequel le produit se positionnera et pourquoi le produit/service est le meilleur. Rien n’intéressera plus un investisseur que la valeur ajoutée que le projet peut apporter.
Quand un entrepreneur s’entretient avec un investisseur il doit lui démontrer directement et franchement comment l’investisseur va-t’il gagner de l’argent.
Tous ces conseils vous pouvez les retrouver dans un article paru dans le Standard dans un article rédigé par Steve Brotman, un capital risqueur américain basé à New York.
L’université d’Harvard a crée courant 2007 le Harvard Technology Development Accelerator Fund destiné à faciliter le transfert de technologies de ses produits de recherche en science de la vie vers des produits médicaux.
La faiblesse dans le transfert de technologies est souvent la phase de validation du concept qui mobilise souvent peu de financement (plus de financement public pas encore de financement privé). Ce point faible est d’autant plus accentuer dans le domaine médicale ou les phases pré-cliniques sont très gourmandantes en capitaux. C’est pourquoi depuis quelques temps, les offices de transfert de technologies développent des stratégies pour pallier ce manque sous forme de bourses, prêts, services.
Les initiatives se multiplient pour combler cette faiblesse.Ainsi les hôpitaux de Boston, chapeautés par le Massachusetts General Hospital (MGH) et le Brigham and Women’s Hospital (BWH), ont créé en 2007 au sein de Partners Healthcare, un fonds dédié à l’accélération de l’innovation médicale.Le MIT, grâce aux financements d’alumni, a pu créer en 2002, le Deshphande Center, centre de preuve de concept destiné à aider les start-ups du MIT dans l’élaboration de leur preuve de faisabilité.
Harvard, avait donc un certain retard en matière de financement de phase critique de développement technologique. C’est pourquoi son récent directeur de l’office de développement technologique, Isaac T. Kohlberg, a initié en 2007 un fonds dédié à l’accélération de la commercialisation des découvertes en sciences de la vie : The Accelerator Fund. Ce fonds a été reconduit en 2008 pour un montant de 1,25 millions de dollars destinés à financer une technologie entre la fin des bourses gouvernementales et le début des financements privés par capital risque à hauteur de 100.000 à 150.000 dollars pour un an.
Les premiers retours positifs sont déjà palpables puisque cet office est passé de 17 à 25 importants contrats de licence entre 2006 et 2007 et a permis la création de 12 start-ups.
Sept conseils pour les entrepreneurs en herbe tiré d’un billet paru dans Industry Standard.
1. Trouver des consultants dignes de confiance. Avant de recruter un consultant il faut les tester.
2. Bien savoir recruter et réagir quand il le faut en cas d’erreur.
3. Définir les responsabilités. Chacun doit assumer ces propres responsabilités.
4. Tout rédiger car cela facilite la communication dans les équipes.
5. Formaliser ce qui est informel. La formalisation peut faire l’objet d’un mémo ou d’un simple mail.
6. Offrir un bon service client mais rentable.
7. Ne pas oublier de prendre du plaisir. En effet, monter une startup prend du temps et de longue journée de travail, alors autant prendre du plaisir à le faire.
Un article sur VentureBlog a retenu mon attention, en tout cas le titre. L’auteur David Homik explique notamment pourquoi il aime travailler dans la vallée. Il aime le fait de créer une entreprise à partir d’un coffee shop. Cela me fait penser à une vidéo que j’ai vu il y a quelques semaines sur Jeff Clavier qui faisait le tour de Palo Alto en expliquant pourquoi il avait décidé de créer un incubafund (mot que je viens d’inventer désignant un incubateur lié à un fond). Il expliquait comment les startups se créaient. D’abord, les gars (ou filles) se rencontraient dans un coffee shop. Une fois qu’il avait l’idée, il travaillait pendant des heures dans le même coffee shop équipé de wifi sur une maquette. Puis, il allait voir un Early Stage VC pour lui présenter le projet et ensuite se faire incuber.
Jeff expliquait donc qu’il devait être proche de ses coffee shops pour pouvoir être au coeur de ce brainstorming permanent. Brainstorming + obsession = le succès de la Silicon Valley en tout cas pour le web 2.0.
Cela pourrait donc sûrement expliquer pourquoi la Silicon Valley est en endroit unique au monde qui surpasse tout en termes d’entrepreneuriat notamment dans le domaine du marketing online. Dans ce cas, est il nécessaire de créer des coffee shops wifi en France pour favoriser le développement des startups 2.0 dans l’hexagone ??? Peut être en tout cas ce que le web 2.0 a introduit n’est pas seulement, à mon sens, l’aspect communautaire mais quelque chose qui va nettement plus loin. Je pense qu’aujourd’hui pour créer une startup il est nécessaire d’introduire une notion fondamentale qui est la transparence. Transparence vis à vis des clients mais aussi et surtout vis à vis des employés.
Pour rebondir sur l’aspect des coffee shops (pas au sens hollandais du terme), il pourrait être intéressant de créer en France des endroits open, où les futurs entrepreneurs pourraient passer des heures à échanger online ou offline. Une nouvelle idée de business créer un bar online pour entrepreneurs mais pas seulement…
Voici une vidéo de Loic Lemeur lors d’un meeting avec des patrons de startups israéliens afin d’échanger des idées. Très enrichissant, jugez en par vous même.