Articles étiquettés ‘crise’
Je vis à Strasbourg donc je suis un européen convaincu. Je suis pas sûr que le fait que je vive à Strasbourg fait de moi un européen convaincu d’autant que je suis assez pour le fait que le Parlement Européen se regroupe à Bruxelles. Je vais encore me faire des copains.
Dans mon précédent post je pestais contre les patrons qui manient la langue de bois avec habileté, comme c’est la journée de la râlerie pour moi, j’ai décidé de pester contre les hommes politiques. Pas pour leur demander des sous mais pour pester contre tous les hommes politiques européens. Quand verrons nous une politique économique européenne.
Nous sommes en pleine période de préparation aux élections européennes et j’avoue que cela me désole de voir chaque gouvernement faire sa propre politique. Certes, je comprends la volonté de chaque gouvernement de chaque pays de faire au mieux pour son pays. Par contre, n’est ce pas le bon moment de lancer de grands travaux européen dont l’Europe a bien besoin. En effet, l’Europe a besoin de grandes infrastructures européennes. C’est le moment de les lancer. Regardez Obama. Que fait il aux USA ? Il relance l’économie par une politique de grands travaux alors qu’en Europe, le silence de la commission européenne est assourdissant sauf pour rappeler que les 3% de déficit reste un objectif… Je crois que certains n’ont pas encore pris la mesure de la situation.
Alors Européens de tous les pays unissez vous…
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Cela faisait longtemps que je n’avais écrit sur la crise. En fait, je régis à un l’interview qu’a accordé Mr Lombard, PDG d’Orange-France Télécom sur BFM ce matin. Je vous recommande de l’écouter car il a dit des choses assez intéressantes surtout sur le fait que FT grâce à son dernier plan aurait changé. J’avoue Monsieur Lombard, qu’au niveau du service client cela ne s’est pas beaucoup vu, même s’il est en progrès.
Vous le savez peut être que chez moi une chose fait naître une autre chose par association d’idée, d’où ce papier. En effet, je suis allé me renseigner pour une clé 3G Internet Everywhere sans abonnement. Là, la charmante vendeuse me dit que justement FT a une offre à 1 €. Je me lui dis chouette je vous paye par carte. Elle me regarde et me dit oui bien sûr çà fera 31 €… Je vous passe les problèmes de caisse car le code promotionnel ne marchait pas, je lui dis alors mais je comprends pas pourquoi elle m’indique 31 € et avant 1 €. Elle m’explique qu’en fait il faut renvoyer 5 justifs pour se faire rembourser la différence. J’avoue que je ne comprends pas ces pratiques commerciales qui pour je ne sais quelles raisons créer de la paperasse. Enfin, si je pense que je sais pourquoi. FT espère simplement que la majorité des gens ne vont pas renvoyer les documents et donc économiser 30 €…
Je dis alors là Monsieur Lombard, vous ne vous comportez pas comme une start-up innovante comme vous voulez le faire croitre (pour info une start-up à quelques dizaines de milliards de CA bizarre non ?) mais comme une entreprise lourde et bureaucratique….
Ce qui m’exaspère, c’est quand temps de crise les patrons de grands groupes, français ou étrangers, n’ont toujours pas compris que ni les employés, ni les clients sont des abrutis et que les gens en ont marre de la langue de bois.
Il paraîtrait, mais je ne l’ai pas entendu, que le DG de Renault aurait tenu des propos sans langue de bois sur la situation de l’industrie automobile. Arrêtons cette langue de bois qui consiste à ne pas dire la vérité pour je ne sais quelle raison et arrêtons de prendre les clients pour des cons en essayant en permanence des les arnaquer.
Votre produit est bon, de qualité et utile ? Alors pourquoi mettre en place des offres frisant la publicité mensongère. Moi je suis prêt à payer une clé 3G 30 € avec 2 heures inclus. Je trouve le rapport qualité/prix plus que raisonnable.
J’espère en tout cas que nous allons changé d’époque et que les entreprises auront le courage de dire la réalité aussi bien aux clients qu’aux salariés. Nous avons changé de siècle, les clients ne sont pas des abrutis et peuvent comprendre les réalités sous peine de leur expliquer…
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Grande surprise, l’industrie automobile est en crise…. Tout le monde se lamente sur le sort des ouvriers. Oui, bien sûr c’est scandaleux ce qui se passe. Mais la vraie question est comment en est-on arrivé là ?
Il y a 2 ans quand on commencé à parler d’écologie, j’ai découvert par hasard que le mythe de la voiture électrique est aussi vieux que la voiture. En effet, l’une des premières voitures fonctionnait à l’électricité… Là je me suis mis à regarder de plus près et suis tombé sur un reportage sur le sujet. Et j’ai découvert un homme qui collectionnait les véhicules électriques de collections. Et là surprise : il y en a eut des prototypes à toutes les époques.
Je me suis donc posé la question pourquoi la voiture électrique n’a jamais pu s’imposer ? Certains verront derrière cette échec l’ombre du lobby pétrolier, peut être. D’autres vous dirons balivernes la technologie n’était pas au point, peut être aussi mais moi j’y vois une autre explication notamment dans l’exemple de Toyota et la Prius.
Voyez ce constructeur qui a mis 20 ans à maîtriser cette technologie et qui a su résoudre les problèmes technologiques et résister au lobby pétrolier. Alors si Toyota l’a fait pourquoi la Smart a mis autant de temps à s’imposer, pourquoi les prototypes de véhicules électriques n’ont jamais pu s’imposer ?
Pour moi, une seule esquisse d’explication s’impose : le courage des constructeurs… Les constructeurs automobiles ont perdu le sens de la stratégie industrielle. Pour eux, la stratégie industrielle se limite au lancement d’une nouvelle voiture. Mais ce n’est pas çà avoir une stratégie industrielle. C’est de se projeter dans 20 ou 30 ans pour imaginer la voiture de demain et de lancer des investissements considérables sur des dizaines d’années et pas se limiter à lancer des concept-cars qui ne verront pour la plus part jamais le jour. C’est de la cosmétique.
Qu’a fait l’industrie automobile depuis 30 ans ? Simplement revoir l’emballage de la voiture (design et équipements) sans jamais remettre en cause le produit. Aucune rupture technologique n’est apparue sauf avec Toyota et la Prius si on peut appeler çà une rupture technologique.
Mais peut on vraiment leur en vouloir ? Bien sûr ils portent une part de responsabilité dans cette stratégie court termiste. Mais, il s’agit aussi la faute des investisseurs qui demandent des résultats à court terme sans se préoccuper des stratégies à long terme car pour eux l’horizon de temps est de l’ordre dans le meilleur des cas de quelques années voir parfois de quelques minutes…
L’industrie automobile est une industrie lourde qui a donc des programmes d’investissement de plusieurs dizaines d’années. Elle doit donc avoir des programmes de recherche de plusieurs dizaines d’années. Elle a délaissé le termes recherches pour se consacrer au développement. Certes c’est toujours positif de faire baisser la consommation d’un moteur thermique. Mais un moteur thermique reste un moteur thermique…
L’industrie automobile pour s’en sortir doit justement sortir de cette logique court termiste et doit entamer une vraie réflexion sur son avenir. Ce qui veut dire prendre du temps et pas seulement s’engouffrer dans des effets de mode qui peuvent faire long feu…
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Tagué : crise, industrie automobile, Innovation, Prius, recherche et développement, Smart, Toyota
Parachutes dorés, bonus en millions d’euros, difficultés financières dûes à des placements de trésorerie hasardeux, réduction de la production, chomage technique, etc…
J’avoue qu’en regardant les nouvelles, j’ai l’impression de vivre sur une autre planète. Je suis en contact tous les jours avec des entrepreneurs qui se battent pour leur entreprise, pour leur salariés et c’est dur certes, mais ils s’accrochent. Quand je parle avec eux de la crise, ils me disent, oui bien sûr les clients y réfléchissent à deux fois avant de signer, mais il y a du boulot pour ceux qui veulent travailler correctement.
D’abord, le décalage entre patron et salariés qui existent dans les grandes entreprises n’existent pas dans les PME pour une raison essentielle : le patron voit tout les jours ses employés. Ca fait tout de même une énorme différence. Pensez vous que ces patrons-mercenaires des banques auraient la même attitude devant plusieurs milliers de salariés tout en étant actionnaire ? Je suis pas si sûr que çà. Manque de bravitude certainement.
Ensuite, les PME sont plus flexibles que les grandes entreprises. Prenons l’exemple d’un de mes clients travaillant dans le secteur du carton. Il y a 2 ans, j’y ai réalisé une analyse stratégique qui a montré que 60% de ses clients étaient dans l’industrie automobile. En 2 ans, ils ont réduit cette dépendance d’environ de moitié. Et bien mal leur a pris quand on sait les difficultés que rencontrent l’industrie automobile actuellement. De la chance, non simplement le bon sens de diversifier son poste client…
Enfin, les PME représentent une écrasante majorité de l’emploi en France. Ne dites-t’on pas que l’artisanat est le premier employeur de France ? Donc arrêtons ce culte voué à la grande entreprise et réhabilitons notamment dans les médias la PME…
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J’ai de plus en plus de mal à allumer mon poste de tv ou de radio pour écouter les informations. Pourquoi voir le verre à moitié plein alors que c’est tellement mieux de le voir à moitité vide ? On pourrait appliquer cette maxime aux news que l’on attend sur les radios et les tv françaises.
Savez vous quelle est la différence entre les US et la France en période de crise ? En France, on manifeste, on râle ; alors qu’aux USA on agit et on se serre les coudes derrière son président…
Certes je suis un nanti car je n’ai jamais manqué de rien, j’ai eut une bonne éducation, fait de bonnes études mais franchement, est ce que manifester va changer les choses ?
Je ne suis ni pro ni anti américain mais simplement pragmatique, parfois trop. Mais enfin, pensez vous qu’en période de crise mondiale, il faille continuer ses luttes partisanes plutôt que de faire bloc derrière le président et le gouvernement ? Alors certes, le gouvernement fait des erreurs, mais les seuls qui n’en font sont ceux qui ne font rien que de critiquer sans proposer de solutions.
On peut être d’accord ou pas avec ce que fait le gouvernement, mais une chose est sûre, le président a été élu par une majorité de français et une écrasante majorité de français n’a pas fait grêve. Alors qui faut il écouter ? La majorité ou une minorité ?
Bien sûr qu’il est choquant de voir certains patrons de banque défendre leur intérêts acquis, mais sont ils vraiment différents (à part sur les montants) de certaines catégories de fonctionnaires qui défendent leur statut au nom du service public ?
Je me suis posé la question du pourquoi tant de gens ont manifesté ? En réfléchissant j’y ai trouvé deux raisons.
La première, les gens à force de voir à la télé des informations alarmistes, ont été pris d’une peur panique. Attention, comprenons nous bien, je ne suis pas entrain de nier la réalité des licenciements, mais la presse n’a pas joué son rôle d’informations. Elle a amplifié le phénomène sans en expliquer ni les causes réelles ni les moyens d’en sortir.
La seconde, il y a une mauvaise information et une désinformation manifeste autour des mesures prises par le gouvernement. Prenez l’aide aux banques. Combien de fois, on a entendu qu’on soutenait les banques uniquement pour que les patrons puissent toucher leur bonus et que les actionnaires touchent leur dividendes. C’est déjà un non sens pour les actionnaires car ils ont vu fondre la valeur de leur portefeuille et en plus ils toucheront un dividende réduit voir rien du tout… Ensuite, le gouvernement n’a pas suffisamment expliqué pourquoi il était nécessaire d’aider les banques : pour éviter l’effondrement du système. Là également, les médias n’ont pas joué leur rôle d’explications vers les français.
Enfin, les opposants au gouvernement, socialistes et syndicalistes en tête, sont restés dans leur vieux dogmes. Nous sommes par nature dans l’opposition donc nous devons critiquer. Bravo les gars mais en quoi cela fait avancer les choses ???
J’avoue qu’en tant qu’entrepreneur et conseil d’entrepreneurs, j’ai honte de voir ces comportements qui alimentent tous les fantasmes sur notre pays symbolisés par la sculpture tchèque représentant notre pays par une banderole en grêve…
J’entendais récemment Laurence Parizot, présidente du Medef, dire que les français ont gagné en maturité économique. Rien n’est moins sûr…
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Loic Lemeur à Le Web08 a réunit un panel de capitaux risqueurs européens et américains pour notamment parler des sujets qui fâchent tels que la situation économique actuelle, la méfiance des entrepreneurs vis à vis des investisseurs, et bien d’autres…
Le tour de table est composé de Fred Wilson (Union Square Ventures), Eric Archambeau (Wellington Partners), Jeff Clavier (SoftTech VC), Martin Varsavsky (FON), le tout animé par Ouriel Ohayon (Lgilab et Techcrunch France).
Voici la vidéo captée lors de la manifestation et dessous quelques morceaux que j’ai retenu ou parfois compris.
Vous trouverez ci-dessous un résumé des interventions en sélectionnant les points qui me paraissaient les plus importants et que j’ai compris avec en italique quelques commentaires que je n’ai pas pu m’empêcher de glisser.
Je commence par la conclusion. Pour résumer, la crise est une crise financière qui risque de gripper la majorité des investisseurs en 2009, qui vont se concentrer sur leur portefeuille. Deuxième enseignement, pour convaincre un investisseur, il faut d’abord avoir un produit/service pour qu’il puisse le tester et ensuite il discutera avec vous. Enfin, il faut être transparent et avoir des relations régulières avec son investisseur pour se dire toutes les choses mêmes celles qui fâchent.
Les intervenants ont d’abord été interrogés sur la situation économique. Plus que la situation économique, ce qui les inquiètent c’est l’aspect financier qui caractérise cette crise. En effet, la quasi totalité des fonds sont financés par des investisseurs institutionnels qui sont eux-mêmes en crise. Donc, plus que le ralentissement économique, ce qui les inquiète c’est la crise financière.
Ils ont ensuite été interrogés sur la présentation de Sequoia qui a été un véritable électrochoc pour l’industrie de capital investissement. Eric Archambeau relayé par Martin Varsavsky ont insisté sur le fait que la présentation de Sequoia venait trop tard et qu’ils avaient déjà anticipé cette crise qui couve depuis au moins 6 mois. Les parades ? Se concentrer sur le portefeuille existant et de mieux le contrôler. Pour Jeff Clavier, qui je le rappelle vit dans la vallée, cet électrochoc a été salutaire car contrairement à la bulle de 2001, les investisseurs ont pris les mesures qui s’imposent.
Je trouve l’attitude des VC américains assez moutonnière. En effet, quand un grand du capital investissement dit une chose, il faut le prendre comme parole d’évangile, même s’il enfonce des portes ouvertes. Pour ceux qui on réagit après la présentation de Sequoia, je pense que c’est trop tard, comme le laissait entendre nos intervenants.
Ouriel Ohayon a ensuite abordé un sujet un peu polémique à savoir le rapport parfois conflictuel, entre investisseurs et entrepreneurs. Eric Archambeau a clairement indiqué que les investisseurs ne doivent pas être accueillis comme des messis, ce ne sont que des partenaires qui aident les entrepreneurs à prendre les bonnes décisions. Il prêche aussi pour une certaine distance entre les investisseurs et les entrepreneurs pour avoir assez de recul quand il faut prendre des décisions difficiles. Fred Wilson concède que la relation entre investisseurs et entrepreneurs est parfois difficile notamment lors des situations difficiles notamment par un manque semble t’il de communication des investisseurs vers les entrepreneurs.
Je pense que c’est la clé d’une bonne relation entre n’importe quel partenaire : la transparence et la communication. Mais cela va dans les deux sens…
Quand on leur demande si la crise actuelle va changer les choses, ils répondent presque tous par oui. Ils ne vont pas moins investir au contraire car les valorisations sont moins fortes mais ils vont plus s’occuper de leur portefeuille pour le suivre de plus près. Pour Jeff Clavier, l’année 2009 sera difficile alors que pour Fred Wilson et Martin Varsavsky, personne ne peut savoir ce qu’il va se passer. Pour ce dernier, il a décidé d’investir plus à long terme sur des entreprises qui sont insensibles aux fluctuations à court terme des marchés.
Pour être un peu provocateur, n’a t’on pas entendu le même discours chez les banquiers quand ils disaient qu’ils prêtaient moins…
Enfin Ouriel Ohayon a soumis nos investisseurs au petit jeu des conseils pour lever des fonds et les convaincre. Là une véritable unanimité s’est faite jour résumé par Fred Wilson : envoyez moi un mail avec un lien vers votre service que je puisse tester. S’il m’intéresse je vous appelle. Jeff Clavier ayant toujours la bonne formule pour dire : “Show first, and we wil pitch after”
Un brin provocateur, Ouriel Ohayon a insisté sur le fait de présenter une idée alors que le service n’existe pas et là tire de barrage : on investit pas si tôt, utiliser le love money.
Catégories : Capital Investissement
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Dans plusieurs posts que j’ai déjà écrit, je disais et martelait même que c’est le moment de créer une startup car la crise est le moment idéal de redistribution des cartes. J’ai écouté BFM ce soir et j’ai été attiré par une intervention très intéressante de Frédéric Encel. Il abordait les deux aspects d’une marque : son aspect tangible et son aspect intangible.
L’aspect tangible est ce que l’on peut concrètement mesurer comme le prix, la qualité, la fiabilité, etc… L’aspect intangible est tout ce qui fait appel aux sentiments, l’idée de rêve ou encore le fantasme. Beaucoup de marques et d’entreprises ont joué jusqu’à récemment sur cette intangibilité. Pourquoi parce que cela leur permettaient de faire des marges plus conséquentantes. En effet, vous n’achetiez pas le produit vous achetiez un concept. Même des marques si concrètes qu’une voiture utilisaientt le rêve pour faire acheter des voitures. Souvenez des publicités où l’on voyait à peine le produit.
Tout cela aujourd’hui est bien terminé. Place à l’aspect tangible de la marque. On en revient aux fondamentaux notamment en termes d’utilisation, de fonctionnalités et de prix. Fini l’impression, le sentiment ou encore le design.
Mais alors pourquoi parler de startups me diriez vous ? Tout simplement, parce que pour un nouvel entrant sur le marché, il est impossible de contrer l’image de rêve et de sentiments que peut dégager une marque. Par contre en ces temps de crise, si on propose un produit ou un service de meilleure qualité avec un rapport qualité/prix supérieur, là le consommateur peut basculer et les startups peuvent profiter pour redistribuer les cartes.
Je pense donc que les startups actuellement doivent être des machines à innover pour proposer toujours de nouveaux produits de meilleure qualité, proposant de nouvelles fonctionnalités dans un rapport qualité/prix bien supérieur aux grandes marques déjà établies. C’est le moment pour que les clients ne fassent plus uniquement confiance aux grandes marques mais achètent des produits provenant d’autres marques leur apportant un bénéfice plus important.
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Le Bootstrapping vous connaissez ? Non, eh bien c’est la capacité pour une entreprise de se développer sans l’aide extérieure de capitaux risqueurs notamment (n’est ce pas Loic…).
Guy Kawasaki, ex VP Marketing d’Apple et CEO de Garage.com, incubateur bien connu dans la vallée (je parle de la Silicon Valley bien sûr) a remis au goût du jour le concept en y extrayant quelques points que je trouve très judicieux. Ces conseils sont non seulement très utiles en temps de crise mais sont surtout pour moi intemporels :
- Se concentrer sur le cash et non sur la rentabilité. Certes il est important que l’entreprise soit rentable mais il est encore plus important que l’entreprise génère du cash car sans cash, cela veut dire pas d’indépendance donc une fragilité vis à vis des banquiers ou des investisseurs ;
- Être prudent dans ces projections futures. C’est certain très important de faire saliver de futurs partenaires devant les projections mais c’est encore mieux de faire des prévisions et de les atteindre. Cela créer de la crédibilité donc de la confiance ,
- Lancer un produit même inachevé. La perfection n’est pas de ce monde. Donc plus on attend pour lancer un produit qu’il soit parfait, plus on repousse l’échéance de générer du cash, plus l’entreprise sera dépendante des partenaires financiers. Il faut donc lancer des produits qui ne sont pas parfaits quitte à faire des mises à jour régulière. Le marché et les attentes des clients évoluant si rapidement, il est impossible maintenant de sortir le produit parfait ;
- Oublier les équipes expérimentées. Les équipes expérimentées sont souvent très arrogantes, ont des habitudes et peu innovantes. Il faut prendre des gens qui ont tout à prouver ou une revanche sur la vie. Là, où je diffère de l’avis de Guy est sur l’âge. Guy pense que les jeunes ont cette capacité de remettre en cause les choses. Je suis partiellement d’accord et je pense que des personnes plus expérimentées qui ont une revanche à prendre sont aussi des atouts inestimables surtout si elles ont l’esprit ouvert ;
- Commencer en valorisant son savoir-faire. Il n’y a rien de pire qu’une entreprise qui démarre en voulant lancer une “killer” produit (créant une rupture technologique) et qui développe ce produit en dépensant des millions. Non, il faut d’abord valoriser son savoir faire (en le vendant notamment) tout en développant ce killer produit ;
- Se concentrer sur les fonctionnalités plutôt que sur le design. Les clients sont bien sûr intéressés par le design, mais le plus important c’est l’utilisation qu’ils vont en faire et combien cela peut leur rapporter…
- Faire attention à la gestion de la RH. Il faut savoir que dans la plupart du temps, la RH est considéré comme un coût fixe. Donc avant d’embaucher, il faut d’abord avoir des clients.
- Être en prise directe avec les clients. Il faut éviter d’avoir une armée d’intermédiaires entre le client et vous. Il faut pouvoir dialoguer avec lui librement car c’est lui qui fera évoluer non seulement vos produits mais également votre entreprise.
Voilà vous êtes maintenant paré pour affronter la crise
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La révolution verte est elle en marche et sauvera t’elle l’économie mondiale ? Peut être.
Tout le monde parler des green ou cleantechs aujourd’hui, moi même j’en ai parlé dans un précédent post. Ce qui m’intéresse dans ce post ce n’est pas de disserter sur l’avenir des greentechs mais surtout de faire un rapide survol de l’évolution de l’économie moderne.
Au début de l’ère industrielle, nous avions la création d’industries avec une révolution qui s’appellait la vapeur. Grâce à cette technologie, les entrepreneurs ont pu créer les premières usines et embaucher une armée de cols bleus pour construire, entretenir et réparer les cas échéants ces machines. Nous sommes au temps de la création des syndicats, où l’on considérait les salariés comme des ignorants et qu’on les traitaient de la sorte : salaires de misère, peu de droits et beaucoup de devoirs. La situation a quelque peu évoluer avec l’apparition des syndicats et des progrès techniques. En effet, on ne manage pas un ouvrier qualifié qui a fait des études comme un soldat. Certes il doit obéir aux instructions du patron mais on doit y mettre les formes et surtout lui expliquer un minimum pourquoi on le fait. Il est vrai que dans certaines entreprises ce monde de management militaire existe encore.
Ensuite est apparu la révolution du tertiaire, où l’essentielle de la richesse ne se créeait plus dans les usines mais dans les bureaux (R&D, marketing, commercial, finance). Là il a fallut embaucher des hommes et des femmes très qualifiés. Le monde de management a du encore plus s’adapter car il est impossible de dire à un employé, fait le boulot et tais toi. Non, on doit le mettre en situation de faire son travail, lui expliquer la finalité de son travail, le motiver et le soutenir. Vous me direz, c’est de la théorie ce que je dis car dans certaines entreprises on traite encore les employés à la façon soviétique : marche et tais toi. Bien sûr, cela existe encore mais croyez vous que ce modèle soit perenne ? En effet, les personnes qui acceptent de se faire traiter de la sorte sont elles celles qui ont la moins forte valeur ajoutée. J’ai vécu cela dans une entreprise de services dans laquelle j’ai passé quelques années. Cette entreprise à force de ne pas considérer ses employés et d’avoir un monde de management qui datait des années 30 a vu au fur et à mesure partir ses meilleurs éléments au profit des éléments les moins dynamiques ce qui a créée une véritable atmosphère négative et démotivante…
Nous vivons donc aujourd’hui une troisième révolution. Non ce n’est pas la crise, mais la révolution verte. Nous prenons de plus en plus conscience que notre planète souffre et qui nous ne devons pas scier la branche sur laquelle nous sommes assis… C’est donc l’apparition des cols verts. Ceux-ci vont coloniser les entreprises dites classiques et vont créer les futures stars de demain. On peut se demander quels seront leur profil. C’est tout l’enjeu des années à venir. Va t’on créer des cadres verts dans les entreprises en charge de faire respecter les règlementations écologiques dans les entreprises ? Cela existe déjà vous me direz mais je pense que nous allons également intégrer dans les entreprises un nouveau mode de management. Certaine entreprise vont également passer du management avec une direction autoritaire à un management vert sans passer par la case management des hommes.
Je vais me risquer à un peu de prospective. Quelle forme le management vert pourra t’il recouvrir ? Tout d’abord, le management vert se basera sur le management des hommes qui est en vigueur dans la plupart des entreprises à savoir : management individualisé des salariés ; création d’un environnement de travail convivial et développement de services complémentaires à la rémunération (mutuelle, chèque déjeuner, transport, etc…). Ensuite, le chef d’entreprise devra tenir compte de l’impact de la production sur son environnement. Pour une entreprise industrielle c’est assez facile à comprendre. Pour une entreprise de service, c’est essentiellement basé sur la gestion des locaux (isolation thermique et phonique, production énergie verte, gestion des déchêts et réduction des consommations). Il faut combiner le bien être des salariés avec le bien être de la planète. Enfin, le chef d’entreprise devra intégrer dans sa R&D la conception de produits écologiques notamment dans le choix des matériaux. Il devra notamment intégrer dans la conception du produit la fin de la vie du produit ce qui n’était pas le cas auparavant.
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Tagué : Cleantech, crise, effet de serre, greentech, Management, management vert, révolution industrielle
Le clean ou green business est à la mode. J’entendais encore récemment sur BFM un des intervenants proclamant haut et fort que cette nouvelle industrie verte était un des remèdes anti-crise. Depuis, j’ai lu de nombreux articles à ce sujet. Oui l’industrie verte est une opportunité mais je suis assez surpris de voir que l’on considère cette industrie comme toutes les autres.
Prenons l’exemple des énergies vertes. On parle en ce moment beaucoup de l’éolien qui est une énergie dite propre qui serait la solution à tout les maux. Or des voix s’élèvent contre cette énergie qui serait peu rentable et qui dégraderait le paysage. Je pense que les deux opinions sont valables et se défendent. La question est de se poser la question où. En effet, je suis de plus en plus persuadé que l’on va passer d’une production mono source (nucléaire) à une production d’énergie multi-source. Cela va dépendre des lieux géographiques. Il est impensable de planter des éoliennes dans une plaine peu ventée par contre, c’est plutôt intelligent de les planter en mer là où le vent est maximum. Dans le même exemple, il est idiot de mettre des hydrauliennes (éoliennes sous-marines) en mer méditerrannée où les courants sont moins forts qu’en bretagne…
La principale révolution que va introduire ces nouveaux business n’est pas dans l’innovation mais surtout dans la diversité des business. En effet, le greenbusiness recouvre des business très différents tels que l’isolation des bâtiments jusqu’à la production d’energie en passant par des packaging bio dégradable des voitures vertes etc…
Nous sommes entrain de vivre une révolution accentuée par la crise. On est entrain de passer d’une industrie de masse à une industrie multiforme dont le critère environnementale sera l’une des priorités.
Décidément on vit vraiement une période formidable, dirons nos enfants ou nos petits-enfants…
Catégories : Cleantech
Tagué : éoliennes, Cleantech, crise, greentech, hydrauliennes, hydroliennes