Articles étiquettés ‘capitaux investisseurs’
Vous connaissez Jeff Clavier ? Il est business angels dans la Silicon Valley est investi essentiellement dans l’internet et notamment le web2.0. Interrogé par Vator.tv, il nous livre une analyse assez intéressante sur l’évolution du monde des capitaux investisseurs.
Pour ceux qui ne parle pas l’anglais, voici un résumé rapide :
- pour pouvoir lever des fonds auprès de capitaux risqueurs, il faut pouvoir démontrer que l’on ait capable de vendre son produit (générer du CA voire de la rentabilité) mais aussi d’avoir des clients et un Business Modèle validé. C’est d’autant plus valable en France que les capitaux risqueurs français sont plus capitaux que risqueurs.
- pour pouvoir lever des fonds auprès de Business Angels, il faut avoir une idée déjà bien établie. Pour Jeff, lui ne va investir que des entreprises qui ont un historique de deux ans (est ce encore de l’Early Stage ?) et avec un Business Modèle validé. Jeff tu deviens un capital risqueur et tu délaisses l’Early Stage ? Age de raison ou effet de la crise ?
- les business modèles basés sur la création de trafic et ensuite la monétisation ne sont plus à la mode. Pour avoir un business modèle validé il faut donc pouvoir monétiser rapidement les services et les contenus.
- les business modèles basés entièrement sur la publicité sont très risqués car les budgets se réduisant, les annonceurs auront tendance à privilégier les sites les plus connus au détriment des petits nouveaux.
- la crise est un très bon moment pour investir. D’abord parce que les coûts pour les startups sont plus faibles (loyers par exemple). Ensuite car il y a plus de main d’oeuvre disponible et à un meilleur coûts. Enfin car les valorisations ont sensiblement baissé. C’est la dure loi de l’offre et de la demande…
Cette interview me laisse à penser que la crise a du bon. En effet, on revient à une façon de travailler plus “normale” où il faut d’abord pouvoir valider un minimum de choses avant de trouver de l’argent et pas seulement investir sur une bonne idée.
Donc quand on créée une entreprise, il faut d’abord apprendre à gérer ses ressources limitées et tout faire pour générer des ressources. Certes, au départ cela nécessite de l’imagination et de ne pas se consacrer à 100% à son produit innovant que l’on veut développer. Mais cette stratégie de financement du développement du produit par les ressources internes de l’entreprise est une stratégie gagnante à moyen terme car cela permet de se constituer une base de clients intéressante, de démontrer que l’on ait capable de vendre et aussi que l’on ait capable de gérer l’argent. Ensuite au bout de 1 à 2 ans, une fois que le produit est en phase alpha, il est tant de le tester auprès de ses clients que l’on a déjà constitué et ensuite pendant 1 à 2 ans de construire le business modèle avec l’aide de ses clients. Enfin, une fois que le produit est validé ainsi que le Business Modèle, on peut faire appelle aux capitaux risqueurs (tiens d’ailleurs en a t’on vraiment besoin ????). Cà c’est une autre histoire.
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Comme j’ai un peu le temps, cloué au lit en ce moment, je me suis amusé à revenir sur les sites que je n’ai pas le temps de consulter habituellement, et j’ai donc parcouru pour çà mes signets et autres marque pages sur les 3 navigateurs que j’utilise (Firefox, Flock et Safari). Non je n’utilise par IE car je suis sous mac…
Je suis tombé sur 2 sites qui m’ont donné l’idée d’écrire ce post. Le premier est le site de France Angels. Vous connaissez pas ? C’est tout simplement l’association qui regroupe l’ensemble des réseaux de BA (Business Angels) en France. Je connais bien cette association car j’ai participé à sa création notamment avec André Jaunay et consors. Le second est un site consacré à l’Entreprise 2.0. Vous me direz quel rapport entre les BA est l’Entreprise 2.0 ? Je vous avoue que je vois toujours pas, sauf que le rédacteur de ce blog est aussi VP d’un club de BA qui s’appelle : Cleantech Business Angels. Quand j’ai vu çà, j’ai éclaté de rire. Désolé pour les membres de ce club mais j’avoue que la création de club spécialisés tels que Cleantech BA ou Femmes BA, me semble assez risible quand on connait l’ampleur du mouvement de BA en France.
Pour essayer de faire un post, pas trop polémique et s’appuyant sur des chiffres, je suis revenu sur le site de France Angels et surprise j’ai trouvé le rapport annuel de France Angels. J’ai cliqué fébrilement sur lien et la page apparait avec un titre racoleur et qui résume pour moi toute la problèmatique de BA en France, je cite “EN 2007, LES 54 RESEAUX DE BUSINESS ANGELS FRANCAIS ONT FINANCE 214 PROJETS POUR 37 MILLIONS D’EUROS”. Vous imaginez 37 millions d’euros investis dans les BA alors que des milliards sont investis dans de l’immobilier, en bourse etc…
J’ose même pas faire le rapprochement entre les stats US/UK et la France. Derrière, çà on crée des réseaux cleantech et autres…. J’avoue que j’ai du mal à comprendre. Je ne remets pas en cause l’action de France Angels qui a vraiment oeuvré pour des mesures de défiscalisation notamment sur le revenu et ISF. Par contre, je trouve que les priorités dans ce domaine là sont tout de même ailleurs que de créer des réseaux aussi spécialisés. C’est un vrai non sens, sauf si par ce biais on souhaite faire un effet d’annonce mais çà c’est un autre débat.
Pour développer, le phénomène de BA en France, il y a pour moi 2 priorités :
- Informer, informer et encore informer les chefs d’entreprises pour qu’ils soient conscients que d’autres moyens de financement sont à leur disposition (autre que le financement bancaire) et que pour les jeunes retraités chefs d’entreprises, des opportunités d’investissement dans les PME françaises avec des montages qui fiscalement sont très intéressants même si je trouve que cette course à la défiscalisation est catastrophique quand on voit la situation de certains foyers français avec des biens Robien, etc…
- Se rapprocher d’association comme l’AFIC afin de collaborer. Quesaquo l’AFIC ? C’est France Angels pour les capitaux investisseurs professionnels. Je suis toujours très surpris de voir le fossé qui sépare, en France, les professionnnels de l’investissement et les BA. Une incompréhension totale s’est installée. Il faut renouer les liens et très forts. Pourquoi ? Tout simplement car les BA ont besoin des capitaux investisseurs pour mieux intervenir dans les entreprises, mieux investir et surtout trouver des sorties pour leur investissement. Les capitaux investisseurs ont besoin, eux aussi des BA pour pouvoir détecter les meilleures opportunités d’investissement et identifier des projets déjà bien mûrs grâce à l’action des BA.
Vous allez me dire quel lien avec la crise ? J’y vient. Quand tout va bien, pourquoi diversifier son portefeuille d’investissement surtout dans des choses aussi exotiques que les BA ? Mais quand la bourse a des performances négatives à court terme et que l’immobilier s’effondre, ne serait il pas intelligent d’amener une diversification de son portefeuille d’investissement en investissant dans de futures stars de demain qui vont profiter du marasme actuel pour adapter leur stratégie et répondre au mieux aux besoins des clients ???
C’est aujourd’hui qu’il faut intervenir. Lancer une grande campagne de communication vers les BA. Au lieu de çà le gouvernement veut piocher dans le livret A, alors que des milliards d’euros dorment sur les comptes des chefs d’entreprises qui n’attendent qu’une chose : qu’on leur présente de façon plus didactique ce qu’est un BA et comment investir dans des entreprises. Les structures existent, n’y a t’il pas 54 réseaux de BA en France ? Alors chefs d’entreprises, family office, personnes physiques possèdant du patrimoine, poussez la porte du réseau de BA le plus proche. Ils sont là à votre disposition.
Vous cherchez un réseau proche de chez vous, cliquez ici.
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Vous allez me dire, n’y avait il pas que 5 conseils. Eh bien si mais comme Guy est un gars généreux, il nous en offre un de plus pour le plaisir.
Son dernier conseil est d’aller voir un investisseur pour accélérer son développement. Souvent les entrepreneurs cherchent un investisseur quand ils n’ont plus d’argent. Grosse erreur, d’abord parce que l’on ait en position de faiblesse par rapport aux investisseurs ensuite car il est souvent difficile de lever de l’argent quand on en a plus. On ne prêt qu’aux riches c’est bien connu.
Les investisseurs adorent investir quand l’idée est déjà testée et qu’il faut de l’argent pas pour viabiliser le projet mais pour accélèrer son développement. Je reprend ici l’idée développée précédemment quand je disais que les investisseurs aiment bien investir dans les entreprises qui n’ont pas besoin d’argent. Bien sûr il faut que l’argent serve à quelque chose et ce quelque chose est : accélération. L’argent des investisseurs doit servir à booster le développement de l’entreprise et non de la rendre viable.
En conclusion de cette série, si vous l’avez aimé je vous conseille fortement de lire le bouquin de Guy The Art of Start disponible en anglais sur amazon et pour les moins anglophile sur la Fnac en version française.
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Voici quelques prédictions sur l’année 2008 de Jeff Bussgang d’IDG Ventures fonds de capital risque à Boston.
Prédiction 1 : pas de récession pour l’économie américaine. Jeff Bussgang pense que la crise américaine est passagère. Certes le début de l’année sera dur mais la fin de l’année sera meilleure notamment par un retour de la confiance des ménages américains. De plus, aucun signe de faiblesse ni de ralentissement dans l’entrepreneuriat renforce cet optimisme. Les capitaux risqueurs ne financent-ils pas les entreprises de demain, donc la richesse de demain ???
Prédiction 2 : explosion de la bulle du web 2.0. Jeff estime que les startups 2.0 ont été sur financés et que la bulle risque d’exploser à cause de la faiblesse de l’économie américaine notamment. Que vont devenir les milliards investis dans ce domaine ??? Le réveil des VC surexposés dans ce secteur risquent d’être douloureux.
Prédiction 3 : retour en grâce des entreprises IT. Si l’on regarde la fin de l’année on s’aperçoit que les VC américains commencent déjà à concentrer leurs investissements dans les entreprises développant des technologies notamment dans les infrastructures et nouvelles technologies améliorant les infrastructures procurant aux opérateurs de nouvelles capacités. Ces investissements vont se poursuivrent en 2008.
Prédiction 4 : développement lent de la mobilité. L’industrie de la téléphonie reste encore fragile. En effet, la volatilité du secteur empêche l’afflux d’investisseurs notamment des annonceurs. Le secteur restera une bonne opportunité d’investissement pour les capitaux risqueurs qui ne doivent pas considérer le secteur comme un nouveau eldorado. Le développement des revenus restera mesuré.
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