Tech4buziness – Fr

Articles étiquettés ‘Business Modele’

LCI

22 décembre, 2008 · Laisser un commentaire

Voici un reportage sur Le Web08 sur LCI dans l’émission Plein Écran. Très intéressant, mais un peu long. Dommage  qu’ils n’aient pas séquencer le reportage car il aurait gagné en visibilité.

Comme ils ne l’ont pas fait je l’ai fait. Donc, voici retranscrit, l’information que j’ai trouvé la plus intéressante : les 6 conseils de Marc Simoncini fondateur et dirigeant de Meetic, leader européen des sites de rencontres.

  1. Il faut du contenu qui ne coûte rien
  2. La communauté doit s’auto-modérer ce qui permet de réduire les coûts
  3. Il faut facturer le contenu
  4. Le modèle doit être exportable
  5. Le Business Modèle doit être basé sur les abonnements
  6. Avoir envie de le faire

En fait, ce ne sont pas vraiment des conseils, c’est plutôt la façon dont Marc Simoncini a procédé pour créer Meetic. Très instructif non ?

more about “LCI“, posted with vodpod

Catégories : Entrepreneuriat
Tagué : , , , , , ,

Nouveaux réflexes des capitaux risqueurs

28 novembre, 2008 · Laisser un commentaire

Vous connaissez Jeff Clavier ? Il est business angels dans la Silicon Valley est investi essentiellement dans l’internet et notamment le web2.0. Interrogé par Vator.tv, il nous livre une analyse assez intéressante sur l’évolution du monde des capitaux investisseurs.

Pour ceux qui ne parle pas l’anglais, voici un résumé rapide :

  • pour pouvoir lever des fonds auprès de capitaux risqueurs, il faut pouvoir démontrer que l’on ait capable de vendre son produit (générer du CA voire de la rentabilité) mais aussi d’avoir des clients et un Business Modèle validé. C’est d’autant plus valable en France que les capitaux risqueurs français sont plus capitaux que risqueurs.
  • pour pouvoir lever des fonds auprès de Business Angels, il faut avoir une idée déjà bien établie. Pour Jeff, lui ne va investir que des entreprises qui ont un historique de deux ans (est ce encore de l’Early Stage ?) et avec un Business Modèle validé. Jeff tu deviens un capital risqueur et tu délaisses l’Early Stage ? Age de raison ou effet de la crise ?
  • les business modèles basés sur la création de trafic et ensuite la monétisation ne sont plus à la mode. Pour avoir un business modèle validé il faut donc pouvoir monétiser rapidement les services et les contenus.
  • les business modèles basés entièrement sur la publicité sont très risqués car les budgets se réduisant, les annonceurs auront tendance à privilégier les sites les plus connus au détriment des petits nouveaux.
  • la crise est un très bon moment pour investir. D’abord parce que les coûts pour les startups sont plus faibles (loyers par exemple). Ensuite car il y a plus de main d’oeuvre disponible et à un meilleur coûts. Enfin car les valorisations ont sensiblement baissé. C’est la dure loi de l’offre et de la demande…

Cette interview me laisse à penser que la crise a du bon. En effet, on revient à une façon de travailler plus “normale” où il faut d’abord pouvoir valider un minimum de choses avant de trouver de l’argent et pas seulement investir sur une bonne idée.

Donc quand on créée une entreprise, il faut d’abord apprendre à gérer ses ressources limitées et tout faire pour générer des ressources. Certes, au départ cela nécessite de l’imagination et de ne pas se consacrer à 100% à son produit innovant que l’on veut développer. Mais cette stratégie de financement du développement du produit par les ressources internes de l’entreprise est une stratégie gagnante à moyen terme car cela permet de se constituer une base de clients intéressante, de démontrer que l’on ait capable de vendre et aussi que l’on ait capable de gérer l’argent. Ensuite au bout de 1 à 2 ans, une fois que le produit est en phase alpha, il est tant de le tester auprès de ses clients que l’on a déjà constitué et ensuite pendant 1 à 2 ans de construire le business modèle avec l’aide de ses clients. Enfin, une fois que le produit est validé ainsi que le Business Modèle, on peut faire appelle aux capitaux risqueurs (tiens d’ailleurs en a t’on vraiment besoin ????). Cà c’est une autre histoire.

Catégories : Capital Investissement · Entrepreneuriat
Tagué : , , , ,

Twitter outil puissant mais toujours pas de Business Modèle

5 août, 2008 · Laisser un commentaire

Je viens de lire un article très intéressant sur Twitter et son business modèle, enfin plutôt sur son absence de Business Modèle. En effet, Twitter n’a aujourd’hui quasiment aucune source de revenus. Je pense que c’est une mode aujourd’hui dans la vallée et dans le monde du web 2.0.

La stratégie ? D’abord proposer un service le façonner avec les premiers utilisateurs, puis ensuite le fiabiliser en investissant des millions levés auprès des capitaux risqueurs et enfin trouver comment faire de l’argent.

Je suis assez bluffé par l’idée et surtout par le service Twitter qui rend assez dépendant (addicted dans le langage Web 2.0). Je me souviens de la réaction sur Seesmic de certains Seesmiceurs et Seesmiceuses déplorant la mise hors service de Twitter. A les entendre c’était une catastrophe nationale, comme si leur vie en dépendait. Si çà ce n’est pas de l’addiction… Vous me direz quel est le lien entre Seesmic et Twitter ? Simplement si vous êtes un inconditionnel de Twitter vous serez un jour inconditionnel de Seesmic, enfin c’est ce qu’espère Loic Lemeur le fondateur de Seesmic.

Donc, revenons à nos moutons, dans cet excellent article de Wired, l’auteur reprend une interview du fondateur de Twitter qui vient de lever encore $20 millions pour une évaluation de la société estimée à $100 millions ; pas mal pour une entreprise qui réaliserait pas grand chose de chiffres d’affaires. Il faut dire que l’un des investisseurs n’est autre que Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon qui a été critiqué en son temps pour des levées de fonds successives sans arriver à être profitable (mais lui généré au moins du CA). Quand on voit qu’Amazon gagne des millions aujourd’hui, on peut se dire que le fondateur de Twitter a son idée pour gagner de l’argent.

Actuellement, la seule source de revenue connue est la part perçue sur l’utilisation du service via SMS.

La première piste évoquée est tout simplement de la publicité classique insérée dans la timeline entre les messages sûrement. Pas sûr que çà rapporte grand chose.

La seconde piste évoquée est le paiement de l’utilisation de Twitter par les entreprises. En effet, il est un excellent moyen de communiquer vers des groupes de clients identifiés par les entreprises. Dell s’est déjà lancé sur le créneau et affirme avoir déjà réalisé $500 000 de ventes via des offres spéciales sur Twitter. Dell avance aussi le chiffre de 1 500 followers (donc abonnés) sur Twitter. En recherchant, j’ai donc trouvé pour Dell plusieurs compte :

  • DellSmBizOffers avec 151 followers offre concernant les PME mais uniquement américaines (bravo la mondialisation de l’internet chez Dell)
  • DellChannel avec 71 followers à direction des partenaires (revendeurs)
  • DellOutlet avec 1 516 followers offre pour les particuliers mais encore uniquement américains
  • et aussi Direct2Dell, StudioDell, IdeaStorm, IdeaStormAction, DellHomeOffers, DellintheClouds, DellChannel, DellYourBlog, DellInsideIT, TeamDel

Je suis donc très impatient de voir comment Twitter va faire pour rentabiliser tous les investissements déjà réalisés. L’autre question que je me pose est : ont ils déjà des business modèles élaborés ou n’ont ils rien comme ils le disent ? Dans le premier, cas, ce sont des sacrés cachotiers alors que dans le deuxième cas de sacrés communicateurs.

Affaire à suivre…

Catégories : Informations · Money · Seesmic/Twitter · Uncategorized
Tagué : , , , , , , ,

Brickhouse, le nouvel incubateur de Yahoo

19 avril, 2008 · Laisser un commentaire

Depuis 2006, Brickhouse “l’incubateur d’idées” de Yahoo! a permis la mise sur le marché de produits et services novateurs. Basé à San Francisco, il permet à Yahoo! de mettre à disposition de ses employés les plus entrepreneurs et créatifs, des ateliers au sein desquels ils peuvent s’exprimer librement et soumettre des idées de nouveaux produits à lancer. Environ 200 idées sont proposées chaque mois. Les objectifs de cette initiative consistent à insuffler davantage la culture de l’innovation au sein de la compagnie, à améliorer l’image et la réputation de Yahoo! et enfin à concurrencer son principal rival Google en amenant rapidement de nouvelles idées et produits sur le marché.

Cet incubateur d’innovations permet en effet de réduire le temps qui s’écoule entre l’émergence d’une nouvelle idée et son entrée sur le marché. Il anticipe et analyse les réactions du client puis lance rapidement le produit. C’est en février 2006 que Brickhouse a exposé son premier produit Pipes, un logiciel libre accès qui a fait fureur auprès des bloggers, en particulier pour sa facilité d’utilisation. Concrètement, il s’agit d’un service web2.0 pertinent qui propose d’agréger des fils RSS (contenus, vidéo, moteurs de recherche…), d’établir des filtres (temps, thématiques) et d’obtenir son fil personnalisé, voire une application pour les plus inventifs. “BravoNation” fait aussi partie des produits lancés avec succès.

Cet initiative rappelle combien il est important, pour toute entreprise, de favoriser l’innovation au quotidien dans ses équipes. Souvent associée au marketing et à la R&D, l’innovation est aussi un levier pour réaliser des gains de productivité et maintenir la performance des entreprises.

Cela montre également, comment les entreprises plus “brick and mortar” vont gérer l’innovation. En effet, je pense que les entreprises web 1.0 et 2.0 sont entrain de changer la règle dans l’innovation. Il s’agit en effet, de faire participer les clients et les partenaires à la conception des produits, puis de les lancer très vite même en version alpha (premier prototype) puis ensuite de recueillir en permance l’avis des clients pour améliorer le produit.

Je pense aujourd’hui qu’il faut abandonner la notion de lancement de produits très aboutis puis de lancer des mises à jour tous les ans ou tous les deux ans. Non aujourd’hui, on lance un produit en alpha, puis 6 mois après la version béta, puis ensuite la version définitive où l’on introduit la notion de business modèle et ensuite on créer des produits et services dérivés tout en oubliant pas d’améliorer de façon continu le produit.

Cette stratégie a deux avantages majeurs :

  1. on lance rapidement un produit ce qui permet de répondre à la demande croissante de nouveautés des clients
  2. on garde le contact avec les clients en formant des communautés ce qui permet de mieux répondre à leur besoin et donc qu’ils achètent plus.

Catégories : Management
Tagué : , , ,

Les Business Plans sont-ils nécessaires ?

2 mars, 2008 · Laisser un commentaire

Avez vous déjà vu un blogger se tirer dans le pied ? C’est ce que je vais faire… Vous me direz, mais de quoi il parle…

Vous ais-je dit que j’étais consultant dans un grand cabinet ? Non et bien voilà c’est fait. Donc je vis en partie (petite partie) de prestations d’élaboration de Business Plan. Pourtant j’ai lu un article assez intéressant qui me fait penser à une réflexion qu’a fait il y a quelques semaines Loic Lemeur dans sa vidéo quotidienne Seesmic Day. En résumant les propos, il est plus important d’agir plutôt que de réfléchir pendant des heures, donc un Business Plan détaillé est inutile.

Mark Henricks reprend cette idée à son compte dans un article sur The Industry Standard.  

Mark se pose la question : est ce que, comme le prétentent les consultants (comme moi), un business plan formel est il nécessaire pour lancer une nouvelle entreprise ? Il répond ben non.

Pourquoi me direz vous ? Il explique  que formaliser et détailler des prévisions financières sur un marché émergent tient de la pure spéculation… Il a pas tord. De plus en plus de VC (aux US, je précise), préfère avoir une présentation solide qu’un business plan de 50 pages.

Là où je suis totalement d’accord avec l’auteur est le fait que le plus important pour le développement d’une startup est la capacité à s’adapter aux évolutions du marché. Le fait d’établir un BP détaillé peut en effet, rendre la startup moins réactive et évolutive.

Je suis également d’accord avec l’auteur sur le fait qu’élaborer un BP super détaillé demande un temps énorme qui n’est pas employé à développer son business. Alors que faire ? Un juste milieu est le maitre mot.

Il reste néanmoins fondamental, tout du moins en France, que pour lever des fonds un bon BP est le passage obligé. Mais plus que ça, je reste persuadé depuis longtemps que mon travail à accompagner des chefs d’entreprise dans la levée de fonds, ne consiste pas à rédiger un Business Plan. Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. L’exercice consiste plus à les faire réfléchir sur leur stratégie, business modèle, etc… et également de mettre en forme le document afin d’en faire un BP gagnant où les VC trouveront leur compte.

Le Business Plan a donc de beau jour devant lui mais comme une finalité mais plutôt comme un résultat et là il y a aussi du chemin à parcourir pour le faire comprendre et accepter par tous… 

Catégories : Entrepreneuriat
Tagué : , , , ,