Des chercheurs de l’université Sapienza à Rome ont mis au point un procédé innovant de retraitement des résidus de café.
L’utilisation actuelle des grains de café s’arrête après la production de la boisson et génère une quantité considérable de résidus, généralement jetés dans une décharge, avec les conséquences environnementales et économiques que comporte cette élimination.
Ce nouveau procédé a pour but d’exploiter les résidus de café, de source domestique ou produits de façon industrielle (suite à la fabrication de café soluble). En utilisant un solvant composé d’eau et d’éthanol, plus de 95% des polyphénols contenus dans les résidus ont été récupérés. L’eau et l’éthanol sont entièrement récupérés une fois l’extraction terminée puis réutilisés en cycle fermé pour d’autres extractions. Le procédé ne génère donc aucun type de déchet ou d’effluent à éliminer.
Les polyphénols sont des substances naturelles connues pour leurs propriétés antioxydantes et fréquemment utilisées dans le secteur diétético-alimentaire et en cosmétologie. Ceux extraits du café présentent l’avantage de posséder une capacité antioxydante supérieure à de nombreux produits de synthèse. Les résidus solides qui restent après l’extraction des polyphénols peuvent être utilisés pour l’élimination de métaux lourds de l’eau par exemple. Les résidus solides de café peuvent ainsi être employés à purifier les eaux contaminées par du plomb, cadmium et d’autres métaux nocifs.
Une autre alternative de valorisation des résidus viserait à exploiter leur pouvoir calorifique, supérieur à celui du bois de meilleure qualité. Les solides pourraient donc être compactés sous forme de palets pour alimenter poêles, chaudières ou cheminées.
Des chercheurs gallois de l’université de Swansea travaillent en collaboration avec le sidérurgiste Corus pour le développement d’un procédé pour déposer des cellules solaires sur des feuilles d’acier plat. L’objectif est d’utiliser les bardages et toits en acier des bâtiments pour produire de l’électricité.
Pour cela, les scientifiques britanniques travaillent sur des cellules solaires sensibilisées à colorant (les DSSCs pour Dye sensitised solar cells) qu’ils souhaiteraient peindre par spray sur le substrat acier. Ils ont choisi ce type de cellule notamment pour son faible coût et pour son efficacité à l’extrémité la moins énergétique du spectre solaire, convenant bien au climat britannique.
Ils souhaiteraient exploiter la même technologie que celle actuellement utilisée en aciérie par Corus et qui consiste à peindre les feuilles d’acier en les passant entre des rouleaux. Les scientifiques espèrent atteindre ainsi un rendement compris entre 30 et 40 m2 par minute.
Les installations de revêtement de Corus Colors, la division spécialisée du groupe Corus, produisent un million de tonnes par an de produits à base d’acier peint, ce qui correspond à environ cent millions de m2 de toits et de bardages. Les chercheurs gallois estiment que, en revêtant cette surface de matériel photovoltaïque et en supposant un taux de conversion de 5%, on pourrait générer une puissance annuelle de 450 GigaWatts, soit l’équivalent de 50 fermes éoliennes.
L’équipe est déjà parvenue à peindre de petites cellules de démonstration sur un substrat acier et espère être en mesure de produire une cellule commerciale dans les deux ans et demi à venir.
Regardez la vidéo un peu longue. Elle fait la promotion du TGV, pas forcément français pour relier les principales villes de Californie. Ce qui est très surprenant ce sont les arguments utilisés. Propreté, sûreté, rapidité sont les principaux avantages avancés. La France aurait elle quelques années d’avance sur la Californie pour une fois ????
De mégas contrats sont ils en vue ? Je pense que l’installation d’une ligne à grande vitesse en Californie est moins utopique que le projet au Texas, il y a quelques années. La Californie est aujourd’hui à la pointe des cleantechs. De plus, avec Schwarzy à leur tête, les californiens multiplient les initiatives dans le domaine pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il se pose tout de même l’épineux problème du financement qui n’est pas posé dans la vidéo. Quand on connait la qualité des infrastructures américaines ont peu légitimement se poser la question de la viabilité de ce projet. Mais trêve de bavardages et place à une vidéo très américaine vous verrez. Bon visionnage.
Les autorités norvégiennes ont fait le constat il y a 10 ans que les commerces et les bureaux étaient les bâtiments consommants le plus d’énergie. N’avez vous jamais vu en été une boutique porte grande ouverte avec une clim qui marche à fond. Non sens me direz vous mais dites le donc aux commerçants.
Les autorités norvégiennes se sont donc fixés comme objectif de réduire de 20% la consommation énergétique des bâtiments commerciaux. Le développement économique a toutefois conduit à une augmentation de la consommation. Pour contrer cette tendance, les bâtiments Aibel utilisent de nouvelles technologies qui permettent de véritables économies d’énergie.
Des capteurs permettent ainsi de détecter si les employés se trouvent dans leurs bureaux, et la lumière ainsi que la ventilation se régulent d’elles-mêmes en fonction. Dans les espaces ouverts, une machine calcule la ventilation nécessaire selon le niveau de CO2. De plus, la consommation énergétique est constamment surveillée de façon à ce qu’elle soit maintenue au minimum.
Les chercheurs de l’Université de Stuttgart ont mis au point une station d’épuration expérimentale par lit bactérien dans des conditions de températures élevées. Si les résultats sont probants, ce projet pourrait permettre de développer dans les pays chauds, d’Afrique notamment.
Cette technique consiste à faire couler l’eau à traiter dans un bac rotatif muni de trous d’aération et rempli d’un matériau perméable. Un apport de nutriment permet la croissance de micro-organismes qui dégradent les substances organiques. Il est nécessaire de contrôler la diffusion de ces nutriments pour éviter une surmultiplication ce qui rendrait l’opération moins efficace. Hors, les températures élevées favorisent le développement des nutriments. Il est donc important de repenser totalement les installations pour optimiser l’opération.
Au bout de quelques temps, les scientifiques ont découvert qu’en réduisant la surface de traitement, on pouvait mieux contrôler la réaction et optimiser l’opération. On peut donc réduire de 60% la taille des installations ce qui permet des coûts importants.
En février 2008, la société Sharp a annoncé un joint venture avec la compagnie électrique Kansai EPCO pour la construction de la plus grande usine solaire du monde dans la ville de Sakai. La production annuelle serait de 10 GW, la plus importante du pays.
Autre preuve de la volonté écologique des sociétés, l’usine sera construite sur une ancienne décharge transformée en terrain artificiel.
Une équipe de chercheurs de l’université de Munich en collaboration de chercheurs de l’université d’Ohio ont démontré qu’en introduisant des nanoparticules d’argent dans une plante, cela améliorer sa capacité naturelle d’absorption lumineuse. So what me diriez vous ? Cette découverte pourrait révolutionner l’industrie solaire. En effet, des applications sur cette industrie pourraient voir le jour en transformant les cellules photovoltaïque en cellules biologiques exploitant les propriétés photosynthétique des plantes, d’où l’intérêt de cette découverte.
Cette manipulation des plantes augmenterait jusquà 18 fois le pouvoir d’absorption de l’énergie solaire, ce qui fait rêver quand on sait que le pouvoir de transformation des cellules photovoltaïques “classiques” est très au dessous de ses “cosoeurs” biologiques. Inspirons-nous de la nature…
Il est aussi à noter que cette manipulation n’a pas altérer la nature de la plante. A noter.
Un dossier à suivre, ce qui ferait à n’en pas douter des progrès à l’industrie solaire donc à la planète. Quand la science se met au service de la nature, c’est beau non ?
Les chercheurs de l’université de Kobe a mis au point un nouveau mécanisme permettant de générer de l’électricité à partir du mouvement des vagues. Le dispositif qui a été présenté est composé d’une plate-forme de 6×9 m, surmontée d’un gyroscope, relié à un générateur électrique. Un gyroscope consiste en une roue tournant sur un axe qui, une fois lancée, tend à résister aux changements de son orientation. Lorsque que le plancher du générateur s’incline avec le mouvement des vagues, le gyroscope résiste donc à ce changement d’orientation. Cette force de résistance est alors transférée par un axe au générateur, qui la transforme en électricité.
Avec cette méthode, entre 40 et 80% de l’énergie des vagues est directement transformée en électricité, permettant ainsi d’atteindre une puissance fournie maximale de 22 kW. Les méthodes plus traditionnelles ont, pour comparaison, un rendement de 10 à 40% seulement.
L’équipe de recherche va maintenant passer à la phase d’essai en pleine mer. Une des applications possible sera de fournir de l’électricité aux îles éloignées de la côte et de remplacer les générateurs actuels fonctionnant au diesel.
L’objectif du groupe est d’atteindre un coût d’exploitation équivalant à celui de l’éolien.Parmi les énergies renouvelables, l’énergie des vagues est la plus stable en termes de fourniture, donc à priori la plus prometteuse, mais les technologies l’exploitant sont encore rares et trop coûteuses pour pouvoir se diffuser.
Le groupe agroalimentaire Sapporo Beer a indiqué qu’il expérimentait une nouvelle technique de valorisation des résidus issus de la fabrication du pain afin de produire de l’hydrogène. Pour obtenir de l’hydrogène, les ingénieurs du groupe ont mélangé les résidus avec de l’eau puis chauffé et mélangé ensuite avec du résidus de houblon issus de l’industrie brassicole. Le mélange ainsi chauffé libère de l’hydrogène par la transformation du glucose.
Des essais menés pendant 6 mois ont d’obtenir des rendements de 80% de transformation du glucose en hydrogène. Le houblon servant de régulateur pour contrôler la réaction. L’entreprise va essayer de transposer à la phase industrielle.
Devant ce succès, l’entreprise a décidé de mener des recherches pour la valorisation d’autres résidus issus de son activité.
2007 année record pour l’investissement dans les cleantechs avec plus de 43% d’augmentation par rapport à 2006 pour atteindre $ 3 milliards. Sans surprise, les entreprises américaines ont capté 83% du total avec $ 2,5 milliards.
Les entreprises européennes ont levé $ 360 millions soit 12% des montants totaux pour une augmentation de 27% par rapport à 2006. Les entreprises chinoises ont levé, à elles seules, près de $ 420 millions très concentré sur 4 opérations.
Aux USA, l’essentiel des investissements se sont concentrés dans le solaire (30,5%) loin devant le transport (13,7%) et les biocarburants (11,6%). En Europe, c’est l’inverse, les capitaux investisseurs ont plutôt investit en priorité sur le transport, puis le solaire, vient ensuite les biocarburants et seulement l’éolien. Surprenant alors que dans les médias européens et français ont parle beaucoup de l’éolien comme l’énergie du futur. Les capitaux investisseurs ne seraient pas tout à fait de cet avis. Ils ont raison à mon avis, pour moi, la géothermie et le solaire sont les énergies du futur par excellence.
En Europe, c’est sans surprise le Royaume-Uni qui a capté l’essentiel des investissements, suivi de la Norvège et de la France loin devant l’Allemagne. Tiens surprenant, les allemands seraient-ils plus écolos dans les habitudes des consommateurs que dans les entreprises ???? Tout l’inverse des français !!!!!
Pour plus d’informations et de détails sur les chiffres, reportez-vous sur l’article paru dans le Redherring.